Vie de Jésus, p
2. Ibid., p. 67. «Le bon Zachée appelé aux festins du Messie, voilà ce que la Galilée a osé, ce qu'elle a fait accepter. »
toutes les têtes!, » Et, d’un autre côté, on vient nous dire que dans celte brülante atmosphère, au sein de cette vaste fournaise, « vivaient des populations bienveillantes et naïves, de petits comités de bonnes gens aux mœurs éranquilles, des familles de pêcheurs formant une société douce et paisible?.» Se figure-t-on une fournaise en ébullition produisant un tel calme et une telle tranquillité? En vérité, il n’est pas permis de se rendre ridicule à ce point. Ce n’est pas tout. Pour ajouter au tableau un nouveau trait de fantaisie, M. Renan veut à toute force faire passer cette population de bateliers et d'agriculteurs pour un « peuple exclusivement idéaliste, dont les rèves éthérés prenaient un tour idyllique et charmant, au sein duquel la vie se spiritualisait en une sorte de mysticisme poétique, confondant le ciel et la terre. » Je demande à tout homme de bon sens si ce n’est pas se moquer du monde que de vouloir chercher l'idéalisme exclusif et les rêves éthérés chez de braves gens occupés du matin au soir à jeter leurs filets dans le lac ou à cultiver leurs champs? Rien de plus grossier ni de plus charnel que ces grands spiritualistes dont le Sauveur avait tant de peine à élever l'intelligence au-dessus d'un cercle d’idées toutes terrestres et matérielles. Enfin, pour achever par un dernier coup de pinceau son portrait chimérique des populations de la Galilée, M. Renan juge à propos de leur accorder « une faculté illimitée de croire #, » Ce qui ne l'empêche pas de constater lui-même que cette faculté illimitée de croire se confondait dans Nazaretb avec l’incrédulité, et dans les autres villes du bassin de Tibériade avec une