‹ Examen critique de la Vie de Jésus de M. Renan (volume 2)Chapitre 49 sur 96 · Ibid,, p · texte numérisé non relu

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résistance obstinée!; et s'il lui restait un doute à cet égard, je le prierais de relire les reproches que le Sauveur adresse à Chorazin, à Bethsaïde et à Capharnaüm ?. Voilà comme quoi « l’objection n'avait pas d'accès chez les po pulations bonnes et douces de la Galilée ?, » Evidemment, il n’y a pas l'ombre d’un élément historique dans ce conte fait à plaisir, qui ne partage pas même avec les romans supportables le facile mérite de ménager au moins la vraisemblance et la couleur locale.

M. Renan est-il mieux renseigné sur l’état intellectuel et moral des classes élevées de la société juive ? I} fait bien tout ce qu’il peut pour le paraître; mais, lorsqu'on y regarde de près, on s'aperçoit de suite qu’il ne possède aueune notion précise sur le sujet qu’il effleure. Nous le savions déjà endurci aux contradictions; mais nous ne pensions pas qu'il pousserait l'oubli de lui-même jusqu’à dire, ici, que « les Pharisiens étaient les vrais Juifs, » là, que « les Sadducéens étaient les vrais Juifs# ; » à force de chercher les vrais Juifs partout, il a fini par ne les trouver nulle part. Îl est une page cependant qui a dû produire un certain effet sur quelque commis-voyageur un peu pressé de lire et de conclure; or, nous l’avouons sans peine, les rares endroits où M. Renan hasarde un essai d’érudition sont ceux qui nous altirent de préférence et que nous sommes le plus tenté d'examiner, Donc, voulant décrire les diflérentes classes de pharisiens, l’auteur a soin de nous apprendre qu’il a cru devoir consulter le Talmud de Jérusalem et celui de Babylone‘. A uotre tour, nous avons ouvert l’un et l’autre, nous avons

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