‹ Examen critique de la Vie de Jésus de M. Renan (volume 2)Chapitre 51 sur 96 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

établir cette prétendue influence de Hillel sur Jésus-Christ. « On peut le supposer, dit-il. » Ah! c’est là tout votre argument? On peut tout supposer, si l’on veut, voire même que M. Renan ne pense pas ce qu'il écrit. Il y a une telle confusion d'idées dans la tête de notre adversaire, que les mots ne paraissent plus avoir de sens pour lui. Ainsi, d’un côté , il prétend que Jésus adopta presque tout l’enseignement oral de la synagogue, qu’il avait peu de chose à ajouter à cette doctrine, que la morale évangélique est peu originale en elle-même, etc. :; » d’un autre côté, il affirme «que la grande originalité du fondateur reste entièré, que sa gloiré n’admet aucun légitime partageant, qu’il a tiré son admirable morale de la notion du Dieu père, notion qu'il ne devait pas au judaïsme et qui semble avoir été de toutes pièces la création de sa grande âme. » Quand M. Renan aura montré que la grande"originalité consiste à être peu original, nous placerons sous ses yeux les maximes absurdes et immorales qu'ont enseignées les rabbins dont il parle.

Quoi ! vous osez, sans l’ombre d’un motif, donner pour maître au divin fondateur du christianisme un homme qui enseignait, d’après le témoignage de ses disciples, qu’un mari a le droit de répudier sa femme, dans le cas où il arriverait à celle-ci de laisser brûler un mets à la cuisine * ! C’est parmi ces ergoteurs dont la détestable casuistique est venue aboutir au Talmud, c’est là que vous cherchez à Jésus-Christ des précepteurs et des ancêtres‘! Et vous

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