‹ Examen critique de la Vie de Jésus de M. Renan (volume 2)Chapitre 52 sur 96 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

3. Voir sur les écoles de Hillel et de Schammai, les Er ouvrages les plus récents qui aient paru en Allemagne sur ce sujet ; Grætz, Geschichte der Juden vom Tode Juda Makkabi's, Leipzig, 1856; Biesenthal, im lit Blatt des orients, 1848, p. 726 et suiv.

4. 11 s’en faut de peu qne M. Renan ne succombe à la tentation

oubliez que vous appeliez naguère le Talmud, ce résumé de la sophistique des écoles juives, « le plus effrayant monument de la dépression intellectuelle {. » Mais cherchez donc une bonne fois à vous former une idée claire sur un point quelconque, et ne nous forcez pas à chaque page de tourner le feuillet pour voir si vous n'allez pas dire tout le contraire | |

« Jésus seul, néanmoins, dit la chose d’une manière efficace..…. Ce n’est pas l’ancienne loi, ce n’est pas le Talmud, qui ont conquis et changé le monde. Dans la morale comme dans l’art, dire n’est rien, faire est tout. La palme est à celui qui a été puissant en paroles et en œuvres, qui a senti le bien et, au prix de son sang, l’a fait triompher°. »

Voilà des réflexions qui pourraient vous mener loin, avec un peu de logique et de sincérité. Et pourquoi donc Jésus- Christ seul a-t-il parlé d’une manière efficace ? D’où vient que sa doctrine a conquis et changé le monde, tandis queles aphorismes de Hillel et de Schammaï sont allés s’ensevelir dans la poussière du Talmud, où ils dorment d’un sommeil profond? D'où vient que son sang a fait triompher le bien sur la terre, tandis qu'aucun philosophe, comme disait Voltaire, n’a jamais influé même sur les mœurs de la rue où il demeurait ? Il me semble qu'il y a dans un tel contraste de quoi ébranler les affirmations les plus hautaines ;

de vouloir faire passer Rabbi Hillel pour le fondatenr de la religion chrétienne. Pour le coup, c’eût été laisser à la folle du logis un empire qui aurait pu inquiéter la famille de l’auteur. Ce dernier se résigne donc à écrire : «Cependant Hillel ne passera jamais pour le vrat fondateur du christianisme. » (P. 92.) Inutile de faire observer que la réserve est presqne aussi risible qu'eût été l'affirmation complète.

4. Article de la Liberté de Penser , 2 septembre 1850. Dans ses Études d'Histoire religieuse, M. Renan appelle le Talmud «le plus singulier monument de l’aberration intellectuelle. » (P. 208.)

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