‹ Examen critique de la Vie de Jésus de M. Renan (volume 2)Chapitre 6 sur 96 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

4, Ibid., p. 48, 21, 22.

vous, les Evangiles sont authentiques sans l'être, et que tout le monde a eu sa part dans des œuvres qui portent le . nom d’un seul. — Il importe peu à notre objet actuel de pousser plus loin cette délicate analyse.…, les personnes qui souhaiteraient de plus amples développements peuvent lire MM. Réville, Schérer, etc. !. » — Je demande à tout homme de bonne foi s’il est possible d'engager une discussion sérieuse avec un écrivain qui a des idées si flottantes et si peu arrêtées sur le sujet qu’il traite, et qui retire d’une main ce qu’il accorde de l’autre, IL n’est rien tel qu’un artiste qui s’improvise théologien : on ne sait par où le saisir ; il vous glisse entre les doigts au moment où vous croyez pouvoir le retenir sur un point quelconque. Essayons néanmoins de prendre M. Renan au sérieux, pour voir sur quelle base il appuie sa théorie. Commençons par les Evangiles de saint Matthieu. et de saint Marc.

L'analyse délicate que poursuit la plume discrète de notre romancier le conduit à imaginer que l’Evangile de saint Matthieu se réduisait d’abord à un pur recueil de sentences, sans relalion de faits, et celui de saint Marc à un simple récit où les discours prenaient peu de place. C’est sur ce fond primitif qu'a dû travailler l'imagination populaire, pour en faire sortir le texte actuel. « Chacun voulait posséder un exemplaire complet. Celui qui n'avait dans son exemplaire que des discours, voulait avoir des récits, et réciproquement. C’est ainsi que l'Evangile selon Matthieu se trouva avoir englobé toutes les anecdotes de Marc, et que l'Evangile selon Marc contient une foule de traits qui viennent des Logia de Matthieu ©. » A l'appui de cette hypothèse, l’auteur cite Papias, dont il se garde

Page 1