De l'Allemagne depuis Luther
4, Vie de Jésus, p. 106. - 5. Ibid., p. 326.
zéro la valeur du roman édité par MM. Michel Lévy frères. Et cependant, pour prouver aux lecteurs de M. Renan qu'ils courent fort risque d’être mystifiés en acceptant de confiance une seule de ses citations, nous éprouvons le besoin, avant de terminer, d'ajouter aux cas déjà signalés une nouvelle série d'exemples. Nous les prendrons au hasard dans les divers endroits du livre.
Ainsi, par exemple, l’auteur allègue que dans le n° livre des Machabées « la résurrection est réservée aux seuls fidèles ! ; » et il renvoie, sans donner le texte, au chapitre van, 14. C’est l’histoire des sept frères qui ont souffert le martyre pendant la persécution d'Antiochus Epiphane. Or, à l'endroit indiqué, le quatrième de ces héroïques jennes gens dit à son bourreau : « Toi, tu ne ressusciteras pas d la vie, ad vitam. » M. Renan supprime ces derniers mots, qui désignent la résurrection glorieuse, réservée aux bons, pour pouvoir affirmer que le n° livre des Machabées nie la résurrection générale. En style de procédure civile ou commerciale, cela s’appellerait, si je ne me trompe, un faux en écriture.
Quelques pages auparavant, le romancier raconte que
«les sœurs de Jésus-Christ (ses parentes, comme nous le
verrons tout à l'heure) se mariérent à Nazareth * ; » et il renvoie au chapitre vi de saint Marc, v. 3. En vérifiant le texte, on trouve. qu’il n’y est pas plus question de mariage que de mort. Si cependant M. Renan a trouvé les contrats de mariage en Palestine, nous le prions de les exhiber : ces pièces feraient bon effet sur les lecteurs de Mlle la Quintinie.
Autre fantaisie. D'après le nouveau critique, « Jean et Luc (il n’y a plus de saints dans le vocabulaire de ce pieux