‹ Examen critique de la Vie de Jésus de M. Renan (volume 2)Chapitre 71 sur 96 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

4, Ibid., p. 339.

ainsi du dernier manant, il serait eneore juste dè fournir au moins quelques preuves. Eh bien, le croirait-on? les naivetés continuelles que le malheureux écrivain prête à Notre-Seigneur Jésus-Christ se réduisent à l’ordre donné aux Apôtres d'emprunter un änon attaché devant une maison de Bethphagé, et de demander une salle où l’on püt célébrer la Pâque ‘. C’est tout ce que l’on trouve dans les passages indiqués par l’auteur. Voilà les naïvetés qui échappaient sans cesse au Sauveur. Non, jamais la sottise ne s’est trouvée jointe à tant d’insolenee.

En effet, de quel nom appeler une proposition comme celle-ci : « À Jérusalem, l’harmonieux génie de Jésus s’exténue en des argumentations insipides sur la loi et les prophètes *, » Et la preuve? Elle est, dit-on, dans saint Matthieu, xx, 23 et suiv. Je vais droit au texte que l’on cite et j y trouve que le Sauveur corrige les images grossières des Sadducéens sur la vie future ; qu’il réduit ces matérialistes au silence, en montrant que le Dieu d'Abraham, d'Isaac, de Jacob, est le Dieu des vivants; et qu'il place au'sommet de la Loi l'amour de Dieu et l’amour du prochain. Voilà ce qu’un romancier fade et plat appelle des argumentations insipides ; mais, je le répète, corame il a l'habitude de ne reproduire aucun texte, quelques niais pourront s’y tromper, et c'est apparemment tout ce qu’il désire.

Nous sommes donc en présence, non pas de quelques

4. Si M. Renan avait jamais ouvert le Talmud, comme il le prétend, il y aurait vu que l'hospitalité était de droit à Jérusalem pour la célébration de la Pâque, et qu’on se prêtait gratuitement les salles où devait se célébrer le festin pascal. Talmud de Babylone, Traité Joma. fol. xu, recto. — Voyez également Lightfoot in Matth., xxvi, 49-27. — Il n’y a d'autre naïveté dans tout cela que celle d'un hébraïsant novice qui parle à tort et à travers de coutumes qu'il ignore.

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