‹ Examen critique de la Vie de Jésus de M. Renan (volume 2)Chapitre 85 sur 96 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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que ce soit sur la rhétorique d’Aristote, sur Pascal ou sur Isocrate, — a publié cette fois encore, dans la Revue des Deux-Mondes, un essai de premier ordre pour le fond des idées comme pour l'élégance et la fermeté de l'expression; il a traité excellemment de cette vie de Jésus! . » Comment, monsieur Sainte-Beuve, tu quoque, Brute! À cela, nous n'avons qu'une chose à répondre, c’est qu’il est permis à M. Sainte-Beuve de vieillir, comme à tout le monde, et que nous avons le droit d’en appeler au Sainte- Beuve d'autrefois, meilleur juge en fait de style et de littérature. Quant aux éloges que le critique du Constitutionnel décerne à l’auteur de la Vie de Jésus, nous comptons bien nous en occuper dès que ce théologien inattendu aura tiré ses conclusions.

Donc, M. Havet s'est décidé à quitter la retraite d'où il sort périodiquement tous les trois ou quatre ans pour nous produire chaque fois un chef-d'œuvre de critique en son genre; c’est M. Sainte-Beuve qui l'assure. Nous ne savions pas que cet écrivain, dont j'ai sans doute l'honneur d’apprendre le nom à un grand nombre de lecteurs, eût enrichi la littérature française de tant de chefs-d'œuvre. Ce qu’il y a de certain, c’est que le silence de M. Havet menaçait de devenir une calamité. Fort heureusement, la période des trois ans touchait à sa fin, et le nouvel essai de premier ordre pouvait paraître à l'heure marquée. Nous avons vu à quoi se réduit eet essai de premier ordre. « Pour le fond des idées, » il se résume à dire que ce qui n'est pas dans la nature n'est rien, que l’immortalité de l'âme est un rêve, et que la science économique est bien près d’être toute la religion d'aujourd'hui. Quant à « l'élégance et à la fermeté de l'expression, » je n’ose plus rien en dire : M. Sainte-Beuve a parlé. Toutefois, pour que

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