Saitit Luc, vis
À. Revue des Deu-Mondes, p. 586.
créature, etc.!.» Voilà comment « le Fils de Dieu se trouve ramené de l'idéal à l’homme de la réalité, » dañs un Evangile qui débuté par ces mots : « Commenceinent de l'Evangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu*,. » Si M. Havet peut, sans effaroucher les lecteurs de la Revue dés Deux-Mondes, « énonver sans le prouver ce qu’il pense, » qui est-ce qui a pu lui permettré de ne pas lire ce qu'il cite ?
Îl ÿ a dans l'Evangile de saint Mare deux scènes qui scandalisent le délicat écrivain, et, chôse singulière, c’est pour cela qu'il préfère ce document sacré à tout autre. Jésus-Christ voulant éprouver la foi de la femme syro-phé- . nicienne, avant de l’exaucer, énohce ce proverbe usité parmi les Juifs : « Il né faut pas jeter aux chiens le pain des enfants. » On connaît la belle réponse de cette femme, et l'admiration du Sauveur pour une si grande humilité. 1 paraît que le mot chien a fait monter au visage de M. Havet une rougeur pudibonde. Aussi, pourquoi ne pas user d'une périphrase, et dire; paf exemple : Il ne faut pas jeter le pain des enfants aux symôoles dé la fidélité ? Voilà des paroles qui eussent été divines. Que M. Havet se tranquillise : en Orient, on a coutume d’appeler les choses par leur nom ; et lorsqu'on cite un proverbe, on l’énonce tel qu’il a cours. Autte animal dént il re dévrait pas être question dans l'Evangile, du moitis sañs de loïgués circonlocutions. Un jour les esprits impurs se jugèrent assez bien pour demander à être logés dans un troupeau .de porcs. M. Havet s’en étonne. Quand il aura trouvé pour les esprits immotides une demeure plis digné d'eux ét qui rappelle mieux leurs habitudes, nous le prierons de nous faire part de sa découverte, et nous pourrons la discuter.