‹ Examen critique de quelques pages de chinois relatives à l'IndeChapitre 8 sur 10 · WOU) DE MONNAIES D'OR ET D'ARGENT · texte numérisé non relu

WOU) DE MONNAIES D'OR ET D'ARGENT

8° Il a construit les quatre mots ^P fc3 A \ ^p£ tchou-peï-

siao-tchu, «les coquilles à perles et les petites perles,» avec la phrase suivante (les frontières de l'Inde et ses limites territoriales) , qui est tout à fait distincte , et il a traduit : « les perles grandes et «petites se récoltent sur les rivages et les frontières du In-tou (l'Inde). » Nous allons voir que, depuis cet endroit jusqu'à la fin du récit, M. P. n'a rien entendu au texte chinois.

90 II y a en chinois fcO "J9r peï-tchou. D'après le philosophe Kouan-tseu, liv. XII, fol. 26, et le dictionnaire P eï-wen-y un-fou , liv. LXVII , fol. 7, il faut lire ^r& fc3 tchou-peî, « coquilles à « perles, coquilles portant des perles. » M. P. a cru que le mot fc3 peï, « perles , » signifiait grand, et il a traduit « les grandes perles. »

io° M. P. n'a pas vu que les mots -fvfr EËD tchou-peï, «les « coquilles à perles, » et À\ ~BR siao-tchou , « les petites perles , »

étaient, ainsi que les mots précédents (l'emploi des richesses, les échanges du commerce, les monnaies d'or et d'argent) et les mots suivants ( les frontières de l'Inde et ses limites territoriales ) , que

ces mots, dis-je, étaient le sujet du verbe passif ■£& fcttfj «être

« cités. » Il n'a rapporté qu'aux perles ce verbe -|#^ kiu, « être cité, »

et il a traduit « les perles se récoltent ! »

1 1° Pour expliquer l'origine de ces perles, origine dont l'auteur ne parle pas , il rend les mots F M n§ j/5^ J^f in-tou-tchi-king, « les frontières de l'Inde , » par « les rivages et les frontières de l'Inde. »

12° Il a cru que le mot =& tch'a, « différences» (cf. S 96 , 20) ,

signifiait «envoyer un exprès,» et que les mots }&{ jËÊ fong -

jang, «climat et sol,» avaient le sens de «contrées particulières;» et au lieu de : «les différences des climats et des sols, » il a traduit s

«des hommes sont envoyés exprès ( ^§~r tch'a) dans des contrées

«particulières ( J fM ijip fong -jang) pour les chercher» (les

perles) !

1 3° M. P. a passé les mots ^ ff}& J|ft ^f ta-Ho-sse-tsaî ,

« (les différences du climat et du sol) sont indiquées ici {c'est-à-dire « dans cet ouvrage) d'une manière abrégée. »

i4° Les mots jpj 4/35' ~jr. jp| thong -thiao-kong-kouan signifient : «les articles semblables ont été liés ensemble.» M. P. qui veut voir des perles dans les deux phrases précédentes et dans celleci , n'hésite pas à traduire : « Le plus souvent ces perles sont enfi-

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