JÉSUS EN GALILÉE, SON PATS
D'après Matthieu, ch. 13, v. 54-58, Marc,ch. 6. V. 1-6, et Luc, ch. 4, v. 14-16, 22, 24, 28 et», Jésus étant venu en Galilée son pays, se présente di25 les synagogues. Ses compatriotes après laToir entendu, exaltent sa sagesse et sa puissance. Et piiaussitôt ils se scandalisent. Dans Luc, les habitano de Nazareth, ses compatriotes, passent subitemeut i^ l'admiration à la colère et à la rage; car, non mtents de le chasser , ils veulent le précipiter dn hr: d'une montagne, v. 29. Matthieu fait remarquer qiV. n'opéra pas beaucoup de miracles parmi eux à a»^ de leur incrédulité y v. 58 : c'était au contraire a* raison pour en faire beaucoup. Mais Marc va bien pl> loin en disant que Jésus ne pouvait faire là aucun nurade , si ce n'est de guérir quelques infirmes en ^r imposant les mains , et qu'il s'étonnait de leur incrr dulité, V. 5 et 6. Cela ne semble-t-il pas dire qu'il St faisait de miracles qu'auprès de ceux qui le croyair' d'avance capable d'en faire et qui par conséquent nr avaient pas besoin? En constatant que Jésus n'opër^ point de prodiges auprès de ceux qui, ne croyant p en lui, avaient d'autant plus besoin d'en voir, lesè^^" gélistes ne s'aperçoivent point que cela peut être pr pour un aveu que les miracles attribués à Je-' n'avaient de réalité ^que dans l'imagination c croyants (1).
(1) Ces naïvetés de Matthieu et de Marc sont, comme <» s-uoe bonne fortune pour les magnétiseurs et les spiritistes, qomanquent pas de les invoquer lorsqu*on leur objecte que kmiracles réussissent toujours aux yeux des croyants par ava:-
Jean, ch. 4, v. 43-45, fait également venir Jésus en Galilée , et la singulière raison qu'il donne de cette résolution, c'est que Jésus lui-même a témoigné qxiun prophète n'est point Aonoré dans sa patrie. Et comme si ce n'était pas assez de cette étrange considération, qui motiverait beaucoup mieux une résolution contraire, il donne immédiatement un démenti au proverbe, en disant que Jésus fut bien accueilli de ses compatriotes.