tome II, Paris, i705.) Je dirai en passant que ce même saint G
goire, quelques années après, félicitait l'empereur Phocas, qui ^'^
naît d'arriver au trône en assassinant Maurice et ses cinq -'
^-ivre 13, EphtolaZi.) Cette félicilation est assurément uoei?
us horribles lâchetés qu'offl^ l'histoire des souverains pootife^
ERREURS, INVRAISEMBLANCES, DERAISON 373
faisaient généralement mépriser et haïr. Ils étaient ainsi que leurs agents particulièrement détestés dansila Judée, qui, asservie alors aux Romains, avait pris en aversion le tribut qu*elle était obligée de payer et surtout ceux qui étaient chargés de le recueillir. Le dédain pour les publicains n aurait donc rien d* étonnant dans la bouche d*un Juif ordinaire. Mais, dans celle de Jésus, il est déplacé ; en effet , loin de fuir les publicains et de recommander à ses disciples d*en parler mal, il les admettait au contraire dans sa société et mangeait avec eux, comme nous le voyons dans Matthieu luimême, ch. 9, V. 10-12, et ch. 11 , v. 19, aussi bien que dans Marc, ch. 2, v. 15-17, et Luc, ch. 5, v. 29-31, ch. 7, V. 34, et ch. 19, v. 2-10. Les Pharisiens se scandalisant de ces fréquentations de Jésus qu'ils appelaient Fami des publicains et des pécheurs, celui-ci leur disait ironiquement : « Ce ne sont pas ceux qui se « portent bien , mais ceux qui se portent mal qui ont « besoin de médecin. » Cette réponse, qui se trouve ■également dans les trois premiers évangiles, est la conlamnation du langage que Matthieu seul fait tenir à Jésus au verset 17 du chapitre 18. Dans une des meileures paraboles (Luc, ch. 18, v. 9-14), Jésus, opposant m pharisien à un publicain , donne le beau rôle à ce lernier qu'il représente demandant humblement pardon i Dieu de 'ses péchés, tandis que le premier, qui je^âne leuxfois la semaine, et acquitte régulièrement la dîme 5^ tous ses biens, se félicite orgueilleusement, dans ses »rières, de ne pas ressembler aux autres hommes, Ajouoiis que le mépris pour la profession de receveur d'imôts, qui serait déplacé dans les trois premiers évaniles, l'est bien plus encore dans celui de Matthieu que ans tout autre ; car c'était précisément la profession lie ce même évangéliste exerçait avant d'être élevé à apostolat. Oui , Matthieu avait d'abord été publicain, t c'est lui qui nous apprend, ch. 9, v. 9, qu'il était à
37/l SECONDE PARTIE
fonctionner dans son bureau de recettes , lorsque Jpsns rappela. Bien plus, si nous admettons que Marr, rh. 2. V. 14 et 15, et Luc, ch. 5, v. 27 et 29, aient entei/h désigner le même Matthieu, lors de sa vocation, sou'î if nom de Lévi, ce serait chez ce dernier même que Jêsc^ aurait mangé en compagnie d'autres publicains eî à pécheurs, qui auraient nécessairement été invités par le maître de la maison. Quand donc le mépris pour le^ publicains n'eût pas été contraire aux exemples du maître, il semble au moins que ce ne devait pas être à Matthieu de s'en faire l'éditeur privilégié.
§ 1 5 — DIVERSES ESPÈCES d'eUNUQUES
Auch. 19, V. 12, de Matthieu, Jésus, énumérant :diverses manières dont on peut être eunuqup, senii . donner la préférence à ceux qui se sont mutilés ev.v mêmes pour gagner le royaume des deux (1). Ce ser.î plus que l'application littérale des versets 29 et 30 • chapitre 5 et des versets 8 et 9 du chapitre 18 (V. : aussi Marc, ch. 9, verset 42-46), qui se prennent j. néralement dans un sens figuré, et où Jésus rec mande de s'arracher •un œil, une main, un pied qui viendraitune cause de scandale. On rapporte qu* Oriirôi* voulant pratiquer cette morale, contrairement habitude de tourner en allégories ceux des Xe^Xe^ crés qui choquent la raison, se fit eunuque de sa pri \ main. Si l'on ne savait jusqu'où peuvent aller lesiiît •
{^) Il a Boîn toutefois d'ajouter cette réflexion qu'on ci écrite de la main d'une incrédule : « Comprenne qoi pourra.
=:URSy INVRAISEMBLANCES, DERAISON 375
fie 1* esprit de l'homme , on douterait de la ce fait en voyant le même Origène trouver Le l'on entende au propre le précepte de s'ar- 11 droit parce que la vue d'une femme aura été
d'un désir impur (1). Il aurait fait pire que lécutant sur sa personne la mutilation qu'on le. C'était particulièrement sur le verset 12 re 19 de Matthieu, que s'appuyait le cruel fale Valésius et de ses sectateurs, qui, pour
à la plus haute perfection évangélique, nont se mutilaient eux-mêmes, mais encore, si roit saint Augustin, mutilaient leurs hôtes (2).
payeiis, les prêtres d'Hiérapolis et de Pessiei'caieiit également sur eux-mêmes cette mu- (3)*
RENONCEMENT ABSOLU AOX BIENS DE CE MONDE ; NÉGATION DU DROIT DE PROPRIÉTÉ PRIVÉE
thieu, ch. 19, v. 16-26, Marc, ch. 10, v. 17-27, ', ch. 18, V. 18-27, font dire à Jésus que le revivent absolu aux biens de ce monde est une conindispensable pour obtenir la vie éternelle. Un homme riche vient le trouver et lui demande ce st nécessaire pour être sauvé. Jésus lui rappelle ^u de mots les préceptes de la loi. Le jeune homme
nipl k^yfii, livre 4, J 18, tome V\ Paris, 1733.
De haTMi^rw, 37, tome Vlïl, Paris, 1694. \ Religions de Vantiquiié par Creuzer» traduction de M. Guiut, tome II, Paris, 1829, i^ partie, livre 4, pages 30 et 59-61.
répond qu'il les a tous observés. Jésus répUque que cela ne suffit pas, qu'il faut de plus vendre tout ce que Ton possède, en donner le produit aux pauvres et venir à sa suite. Le riche s'en va sans mot dire et d'an air triste. C'est alors que Jésus prononce ces paroles: • Il est plus facile à un câble de passer par le trou « d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le ropnmt « des cieux (1). »» La doctrine attribuée ici à Jé^Tis semble la négation du droit de propriété personnelle t: privée. Si telle est en effet, la portée de ses paroles, k? modernes ennemis de la propriété individuelle n ou: pas, dans leurs théories, le mérite de la nouveauté, aussi n'y prétendent-ils pas, et plusieurs d'entre ea ont-ils soin de se parer du nom de Jésus comme icelui d'un de leurs plus illustres devanciers, et de reprocher à ses disciples d'avoir négligé la pratique i-. son enseignement (2). Si, non content de flétrir l'avii:
(1) Hyperbole simple et de bon goût, que des traducteorsdénturent peut-être en mettant un chameau au lieu d'un eâèU. Ues vrai que le mot grec correupondant signifie également ckamoM fcâble. Mais il semble qu'une comparaison prise du trou d'une liguille, à travers lequel on fait passer des fils plus ou moins fr.^ et non des quadrupèdes, exigeait que le mot fût pris dans sa !^ conde acception. Il se peut toutefois que l'auteur des paroles c question ait réellement voulu parler d'un chameau; car ees scvrid'expressions pittoresques jusqu'à l'excès sont familières ao f^oriental. J'en ai cité plus haut, $ 4, un autre exemple, tiré du chapitre 23, v. 24, de Matthieu, où Jésus représente les pbarisûc avalant un chameau, quand ils rejettent un moucheron. A lasers dans ce dernier cas, il serait impossible, à cause de la n^tr même de cette opposition, de traduire par câble. Dans la trad.» tion française du Coran , faisant partie de la collection des li*' sacrés de POrienU publiée par M. Pauthier, Paris, 4842, il esî : au chapitre 7, v. 38, que ceux qui ont traité de mensonges ks «* seignements de Mahomet n'entreront au paradis que qnMoà >' chameau passera par le trou (Pune aiguiUe.
(2) « C'est elle (la loi constitutive de la propriété) que le à^' « tianisme a condamnée, mais que ses ignorants ministres
du mauvais riche et de préconiser Thumilité du pauvre vertueux, Jésus a bien véritablement entendu nier le droit de propriété privée, c'est-à-dire le droit le plus indispensable à la vie de Thumanité, la seule base possible de la constitution de la famille et de la société civile, il a commis une des plus pernicieuses erreurs. Examinons donc s'il a réellement refusé aux chrétiens la faculté de posséder quelque chose en propre. On ne saurait nier au moins qu'il ne Tait refusée à ceux qui prétendraient à la perfection évangélique. Selon Matthieu, V. 21, avant de prescrire au jeune homme qui lui demande ce qu'il a à faire pour obtenir la viej éternelle de se dépouiller de tout, il. met cette condition, Si tu veux être par/ait. Mais ces paroles autorisent-elles à dire avec certains interprètes que Jésus a voulu seulement adresser un simple conseil aux plus parfaits d'entre ses disciples? N'a-t-il pas voulu au contraire
1 aussi peu curieux d'étudier la nature de l'homme, qu'incapables I de lire leurs écritures...
< L'infidélité de l'Église romaine et des autres Églises chrétiennes
< est flagrante ; toutes ont méconnu le précepte de Jésus-Christ ;'
toutes ont erré dans la morale et dans la doctrine. » (Proudhon,
>ft'est'Ce que la propriétéf ch. 2, J 3, et ch. &, 2« partie, J 2,
'aris, 1848.)
« Il invoquait sans cesse le nom et les paroles de Jésus-Christ en faveur de l'égalité, de la fraternité et même de la communauté dt$ bien8... Il fut exposé publiquement sur un écbafaud, comme un voleur, pour avoir dit que Jésus-Christ était le plus intrépide propagandiste et le plus hardi révolutionnaire qui eût jamais paru sur la terre... Après avoir médité sur la doctrine de Jésus- Christ et sur les milliers de communautés dont cette doctrine est la base , après avoir dressé le plan d'une nouvelle organisation politique et sociale, basée sur le principe de Tégalité parfaite et de la cûmmunauté des biens , ce fut alors , dis-je , qu'il demeura convaincu , non-seulement que cette nouvelle organisation était la seule qui pût faire le bonheur du genre humain sur cette terre, mais encore qu'elle n'était pas impraticable. » (Cabet, Voyage % karie, i" partie, ch. 29, Histoire d'Icare Paris, 1848.)
poser un précepte absolu et rigoureux qui s'adresse à tous? Cette dernière interprétation a pour elle les témoignages de Marc et de Luc. Ces deux évangélistt^s en effet n'ont pas ces mots de Matthieu, Si tu teux efn parfait; ils font dire simplement à Jésus que, pour obtenir la vie éternelle, il faut se dépouiller entièremeni des biens de ce monde; et d'ailleurs, dans Luc, ch. 14. V. 25 et 33, Jésus, s' adressant à la foule qui le suivait, avait déjà dit en termes généraux : « Celui d*entrevon^ « qui ne renonce pas à tout ce qu'il possède, ne pei* « pas être mon disciple. »» Il n'est pas question, dans«N» dernier passage, seulement des plus parfaits d'entr«=» les disciples du Christ, mais de ses disciples sans distinction, c'est-à-dire de tous les chrétiens. Enfin, daiiles trois évangiles , même dans celui de Matthieu, Irdisciples de Jésus, entendant les paroles proverbiales, rapportées plus haut, s'écrient : •« Qui peut alors être u sauvé? »» Ils prenaient donc ses recomraandatioii> pour un précepte rigoureux, dont l'observation étui: nécessaire au salut, et non point pour un simple conseil Jésus ne leur dit pas que cette interprétation de ses paroles soit erronée ; il se contente de leur promettre Itsecours de la grâce divine. La faculté de posséder quelque chose en propre paraît donc avoir été expressément refusée aux chrétiens par leur maître, et Ton e< forcé de convenir que saint François d'Assise et l'auteur du livre de YImitatio7i se montraient clirétieii> conséquents et complets, lorsque le premier instituai: ces ordres de religieux mendiants par profession, qui envahirent bientôt toute la catholicité et qni aujourd'hui encore se montrent en France, et lorsque le ï^-rond prêchait le renoncement absolu aux biens comu* aux sentiments et aux satisfactions même les plus léetimes de ce monde (1). J'avoue qu'il y a longtemps qc^
(i) Les précepteB du livre de VimUation du Chritt, abstncti**
la théorie du renoncement absolu a cessé d'être en faveur chez les peuples qui se disent encore chrétiens, et que ce n'est pas de ce côté qu'est aujourd'hui le (langer. Mais les droits de la logique demeurent, et les nouveaux ennemis de la propriété n'en sont pas moins fondés à appuyer leur mauvaise doctrine sur l'autorité (les évangiles. On sait, par le témoignage de l'auteur fies^c^^* des apôtres, ch. 2, v. 44 et 45, ch. 4, v. 32, 34 et 35, et ch. 5, v. 1-11, qu'au premier siècle, les chrétiens, voulant pratiquer la doctrine de leur maître, crurent devoir mettre tout en commun. Cet état de choses put se maintenir tant que l'accession de nouveaux riches fournit des moyens de subsistance à cette niasse croissante d'oisifs qui, se dérobant aux conditions ordinaires de la vie et devenus étrangers à tous les intérêts qui entretiennent légitimement l'activité humaine, n'avaient plus, pour occuper leur inutile existence, qu'à aller tous les jours au temple, à rompre leur pain et à louer Dieu, ch. 2, v. 46 et 47. Car il faut bien faire attention que, s'ils mettaient tout en rommun, ce n'était pas dans l'intention de substituer la communauté aux individus pour posséder et exploii er leurs biens au profit de tous et dans la prévision le leurs besoins futurs. La communauté ne pouvait pas plus que les personnes privées être propriétaire. Le ente dit que tous les biens, terres et maisons, étaient rendus, et qu'on en apportait le prix aux apôtres, qui le >«'irtageaient aux fidèles selon les besoins de chacun. Jet argent ne pouvait dès lors être appliqué qu'à l'achat
iaiCe de leurs principes, sont pour la plupart fort déraisonnables; Dais, quand on les considère du point de vue de l'ascétisme évan* félique qu'ils ont pour but de commenter, on y trouve une logique parfaitement exacte. Voir particulièrement les suivants : livre i*', h. il, 17, 18 et 20; livre 2, ch. 12; livre 3, ch. 13, 15, 23, 31, 2 et 53, Paris, 1640.
des aliments et des autres choses nécessaires k la \ie matérielle, et par conséquent se consommait bientôt sans rien produire (1). De tous les systèmes imaginables de communisme, c'était bien là assurément le pte ruineux, le plus favorable au désœuvrement et le plus fécond en désordres. Pratiqué en grand, si cela était possible, il mènerait vite notre espèce à la famine et à l'extinction. Il devait réduire et réduisit en effet cenx qui le suivaient à un état de véritable mendicité. Une association fondée sur de pareils principes ne pouvait pas , on le pense bien, durer longtemps. La vie commune ne fut bientôt plus, chez les chrétiens, que l'exception, et il n'en est resté que ces commuMM^^i fondées sur une organisation plus habile, et qui, loin d^ répugner à la propriété, sont devenues de très-gros propriétaires, absorbant toujours et ne rendant jamab rien. Cependant, même après que la vie commune eu^ cessé d'être la règle générale des chrétiens, quelqueuns des premiers Pères de l'Église, fidèles aux çre^ criptions évangéliques , refusèrent absolument à ceni qui prétendaient au titre de disciples de la religion uocvelle, la faculté de posséder quelque chose en propre. Il existe à cet égard des textes nombreux et formels dans lesquels ces docteurs livrent au droit de propri^î^ privée des attaques qui ne le cèdent en violence à aucnÈ? de celles dont notre siècle s'est effrayé comme d'crr monstruosité qui aurait fait pour la première fois stapparition dans le monde. Chose singulière» ceux q-
(1) Lorsqu'au xvi* siècle, Mûnzer et ses sectateurs fanalistfB-' les populations de FAllemagne et de la Suisse et leur prèdiûvr' au nom de ces doctrines et de ces exemples des premiers chré^*" un communisme sauvage, auquel le pouvoir social d'alors io^^ des peines plus sauvages encore, ils avaient le tort sans doatf-' prendre un faux point de départ, mais ils avaient le mérite é"^ logique rigoureuse, qui tire toutes les coDcluàons d'un irô^ une fois posé.
ont le plus peur des attaques récentes livrées à la propriété individuelle, ou qui du moins font le plus de bruit à ce sujet, sont précisément des gens qui se disent chrétiens. Ils ignorent donc ou feignent d'ignorer que plusieurs de leurs grands docteurs avaient dit, bien des siècles avant M. Proudhon : «« La propriété c'est le vol (1). n Sans aucun doute il y a, entre le communisme des premiers chrétiens et le communisme actuel, des différences essentielles et que je suis loin de méconnaitre. Le premier était' généralement inspiré par un esprit de renoncement aux satisfactions sensibles de la vie et de résignation à la souffrance et au sacrifice, tandis que le second, tout en prenant son principe dans une noble sympathie pour les douleurs de l'humanité, douleurs dont il cherche le remède là où il n'existe pas, se propose surtout pour but la jouissance physique et le contentement des appétits. Mais cette différence ne fait rien dans la question présente : il
(I) Saint Clément, pape, Episiola 5, De commttni vUd^ etc., Collection des conciles, tome I'', Paris, 1644. L'authenticité de celte épttre est contestée. Mais, comme les églises chrétiennes l'admettent généralement, on esl en droit de leur opposer ici le témoignage de leur saint pontife. Saint Basile, n<^l nkoxnw x«a ïrcv/oc, tome m, Paris, 1730. Déjà, dans ses règles de morale, adressées à tous les chrétiens, saint Basile avait posé comme une règle absolue le précepte du chapitre 18, v. 22, de Luc, et dans les termes mêmes de l'évangéliste. (Règle 43, ch. 2, tome II, Paris, 1722.) Saint Ambroise, De officm ministrorum, livre 1*% ch. 28, tome II, Paris, 1690. Saint Grégoire, pape, RegiUa pastaraUs , 3* partie, ch. 21, tom. II, Paris, 1705. Tous ces pères niaient formellement le droit de propriété privée. Saint Augustin n'allait pas jusque-là; mais il soutenait une théorie qui ne valait pas mieux : ce droit , qui est essentiellement fondé sur la loi naturelle, il le faisait dépendre uniquement de la loi humaine, c/est-à-dire, ainsi qu'il prenait soin de l'expliquer lui-même , du bon plaisir des empereurs et des rois. (M Johanm evmigdimn , ch. l***, traité 6, art. 25, tome m, 2* partie, Paris, 1680.) C'est encore là une opinion que nous retrouvons dans certains systèmes socialistes de nos Jours.
382 SECONDE fAKTlE
n*en demeure pas moins démontré que le commun'Miie actuel se fonde sur les mêmes arguments que le communisme chrétien , et qu il a le droit de se saisir d'^s armes que ce dernier tient aujourd'hui cachées, et dont se servaient ses premiers docteurs contre la propriété privée.