LA PISCINE DE BETUSAIDA
Jean, ch. 5, v. 2-9, raconte qu'il y avait à Jérusalem une piscine appelée Bethsaïda et fréquentée par une nmltitude d'infirmes de toutes sortes. Un ange venaii par intervalles troubler Teau, et le premier qui pouvait parvenir à y descendre après lui, était guéri de sou infirmité quelle qu elle fût. Jésus rencontre là un homm« malade depuis 38 ans, et qui n'arrivait jamais à tempï pour descendre dans la piscine au moment opportun. Il lui deniande s'il veut être guéri, et sur sa réponse affirmative, il lui ordonne de se lever et d'emporter son grabat, ce que le malade exécute aussitôt, augranû scandale des Juifs, parce que c'était un jour de sabbat. -es interprètes n'ont pas été médiocrement embarrasés pour expliquer et cette descente périodique d'os
(1) Ibidem, livre n, chap. 8.
ERREURS, INVRAISEMBLANCES, DERAISON &07
ange dan^ la piscine» et I& propriété qu'elle possédait de guérir toutes les infirmités, et surtout ces faits merveilleux, que la vertu curative ne se manifestait qu'après que l'eau avait été agitée et n'opérait que sur un infirme, sur celui qui pouvait y descendre après l'ange, et qui, étant le plus alerte, devait être ordinairement celui qui avait le moins besoin de guérison. Comment parler de pareilles choses, quand on a résolu de s'âbs-r tenir de toute polémique légère et railleuse? Sera-ce trop m'ëcarter de cette règle que de renvoyer ici le lecteur aux réflexions plaisantes que ce sujet suggérait i un auteur anglais, il y a plus d'un siècle, réflexions jui se pressent en effet dans l'esprit comme cette ourbe d'estropiés se précipitant les uns sur les autres t la suite de l'envoyé céleste, chargé d'une au«ii trange besogne (l)t