‹ Examen critique des doctrines de la religion chrétienne (volume 2)Chapitre 131 sur 139 · RÉSUMÉ DE LA SECONDE SECTION · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DE LA SECONDE SECTION

bles, les maximes les plus sensées. Mais viendra-t-il pour cela à la pensée d'un philosophe de se déclarer sectateur de Zoroastre ou de Confucius (1)? Je citerai cette belle stance du code lîioral indien, qui a plus de trois mille ans d'existence ; « La résignation, l'action

- de rendre le hi€7i pour le mal, la tempérance, la pro-

- bité, la pureté, la répression des sens, la connais-

- sance des Sàstras , celle de l'âme suprême , la véra- « cité et l'abstinence de colère : telles sont les dix

- vertus en quoi consiste le devoir (2). » Il n'est pas jusqu'à la terrible religion des Druides qui n'ait exhorté les hommes à rendre le bien pour le mal (3). Certaines gens ne s'étonneront pas médiocrement en apprenant que la recommandation à! aimer son prochain comme soi-même, qu'ils sont habitués à considérer comme une formule particulièrement chrétienne, était à l'usage d'un philosophe chinois , qui vivait au vi® siècle avant notre ère. Voici ce qu'on lit dans des entretiens recueillis par les disciples de Confucius : « La doctrine

- de notre maître consiste uniquement à avoir la droi- ^ ture du cœur et à aimer son prochain comme soi-

(1) Je soumets particulièrement celle question aux. prolestants unitaires d'Amérique et d'Angleterre, qui rejettent presque tous les dogmes chrétiens, et qui s'obstinent néanmoins à s'appeler chrétiens uniquement parce qu'ils lisent la Bible et qu'ils y trouvent de beaux préceptes,, mêlés à une inGnité de choses qu'ils désavouent. Cet unilarisme, qui compte quelques disciples en t^'rance, y est pour le moment et sans que cela tire à conséquence , mis à la mode, dans certaines régions littéraires, par un traducteur des OEuvres sociales de Ghanning, M. Laboulaye, qui serait excusable d'être peu philosophe s'il était meilleur chrétien.

(2) Lois de Mamv, livre 6, stancfe 92, traduction de M. Loiselcur Deslongchamps , dans la collection des Livres sacrés de V Orient, publiée par M. Paulhier, Paris, 1842.

(3) C'est une des maximes que lui attribue l'auteur d'un livre ayant spécialement pour but de célébrer les mérites de la Bible. {The Book and Us story, 1" parlie, ch. 4, hy L. N. R., Londres, 1857.)

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