MATRATIAS ET SES FILS JUDAS ET JONATHAS
Chapitre 2, le roi Antiochus Épiphane veut forcer les Juifs à adorer ses Dieux. Le grand-prêtre Mathatia' répond que, quand toute la terre céderait à cette vi«> lence impie, lui et les siens sauraient y résister, v. 19- 22. Belle réponse et noble résistance. La liberté de conscience est en effet le droit le plus saint, et il n e-t pas de sacrifice qu'on ne doive faire pour le conserTer intact. Jusqu'ici le refus du grand-prètre est non-setlement irréprochable, mais digne de louanges. A: même instant, un Juif s'avance pour sacrifier publiquement aux idoles. Mathatias furieux s'élance sur lui, t l'égorgé sur l'autel, v. 23 et 24. Tout à l'heure nci:< pouvions supposer que le grand-prètre voulait po» : tous la liberté de conscience. Maintenant il ne la ve?. que pour lui; ce n'est plus qu'un atroce fanatique. l>t.
MACIIABEES 217
prêtres chrétiens ont invoqué cet exemple pour justifier leurs propres fureurs (1).
Ses fils Judas Machabée et Jonathas, si vantés pour leur pieux zèle, se montrent dignes de lui : ils incendient les villes ennemies et en massacrent les habitants, ch. 5, V. 28, 33, 44, 51 et 65; ch. 10, v. 84 et 85; et ch. 11, v. 61. (Voir 'aussi, au livre 2 des MacAabées, le chapitre 12, versets 16, 26 «t 28.) Le verset 1 6 est luxuriant de carnage .