‹ Examen critique des doctrines de la religion chrétienneChapitre 18 sur 96 · LE JUGEMENT DU PRÊTRE EST SANS APPEL, ET LE REFUS · texte numérisé non relu

LE JUGEMENT DU PRÊTRE EST SANS APPEL, ET LE REFUS

DE s'y CONFORMER PUNI DE MORT.

Ch. 17, V. 8-13, les fonctions judiciaires sont conflées aux prêtres, et cela est conséquent au principe du gouvernement théocratique, établi par Moyse. Mais voyons comment ces prêtres devront rendre la justice. Leur sentence est infaillible et sans appel ; il faut s'y soumettre promptement et en aveugle, v. 10 et 11. Mais s'il arrive que quelqu'un ne veuille pas s'y conformer, que lui fera-t-on? Oh ! cela est bien simple. C'est un orgueilleux^ celui qui n'obéit pas au prêtre : on le tuera^ v. 12. Cela tranche toutes les difficultés. Mais reste la question de savoir ce que des hommes, à qui l'on administre la justice de cette façon, ont gagné à quitter les forêts et la compagnie des bêtes fauves pour l'état social.

(1) Esprit des lois, livre 12, ch. 17, tome I", Paris, 1838.

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