‹ Examen critique des doctrines de la religion chrétienneChapitre 38 sur 96 · LES PRÊTRES DE BAAL · texte numérisé non relu

LES PRÊTRES DE BAAL

Josias, roi de Juda, est un des princes les plus agréables à Jéhovah, ch. 22, v. 2, et ch. 23, v. 25. On comprend cette faveur spéciale, quand on le voit massacrer tous les prêtres de Baal, du soleil et de la lune, etc., qui se trouvaient non seulement dans son royaume , mais encore dans celui de Samarie, ch. 23, V. 3, 19 et 20. Il va même, v. 16, jusqu'à exercer sa fureur sur des ossements qu'il fait exhumer à cet effet : acte abominable, qui depuis a été plus d'une fois invoqué pour justifier des condamnations et des excommunications prononcées contre des morts. Voici quelle fut l'occasion de ce massacre et de ces odieuses exhumations. Le grandprêtre Helcias, en faisant exécuter des travaux de restauration du temple, découvre un livre de la loi, et l'envoie au roi comme un objet de grande curiosité. Celui-ci, en ayant pris connaissance, déchire ses vêtements et consulte la prophétesse Holda. Effrayé de la réponse qu'il reçoit, il donne lecture du livre découvert par Helcias au peuple assemblé dans le temple, et qui partageant sans doute sa surprise et son effroi, promet d'observer la loi de Jéhovah, ch. 22, v. S-20,

et ch. 23, V. 1-4. On ne conçoit assurément rien d'aussi étonnant que cet étonnement même du roi et de son peuple, et Ton se demande quelle était donc la religion des Juifs avant cette découverte du livre de la loi, et sur quels monuments elle se fondait. Que penserions-nous d'un historien qui nous dirait qu'en l'année 1000 de l'ère chrétienne , par exemple , le pape Sylvestre II trouva dans un vieux bahut d'une église de Rome un exemplaire des Evangiles, et que la lecture qu'il en prit d'abord et qu'il en fit ensuite donner aux fidèles leur causa à tous la plus vive sensation, absolument comme aurait fait la lecture d'un livre entièrement inconnu aux chrétiens d'alors ? Mais il y a plus : le Deutéronome, ch. 17, v. 18 et 19, prescrivait que chaque roi, en montant sur le trône, se pourvût d'un exemplaire de la loi et en fit sa lecture assidue ; et d'après le ch. 31, V. 10-13 (voir aussi Esdras, livre 2, ch. 8), à la fête des Tabernacles, qui durait sept jours, on devait donner au peuple assemblé lecture de la loi. En se plaçant au point de vue de la réalité de l'histoire religieuse des Juifs, comment donc supposer qu'au temps du roi Josias, il n'existait parmi eux aucun exemplaire du livre sacré, c'est à dire du code primitif, du monument principal de leur religion ? Et en admettant qu'ils n'eussent plus connaissance de cette religion que par la simple tradition orale, transmise par les prêtres, comment admettre que cette connaissance s'éloignât tellement de la religion établie par Moyse, que la découverte et la lecture d'un exemplaire de la loi dût leur causer une aussi grande surprise que le fait supposer le récit de l'historien sacré? Le Maistre de Sacy a cru faire disparaître l'étrangeté de ce récit en prétendant que le livre trouvé par Helcias était Yoriginal même écrit de la main de Moyse 9 et que ce fut là ce qui causa la stupéfaction du roi et

da peuple (1). Hais cette supposition, que rien dans le texte n*autorise, est toute gratuite, et d'ailleurs elle n'expliquerait nullement Fétonnement et la terreur que fait naître non pas la découverte du livre mais la lecture qui en est faite au roi et au peuple assemblé : cet étonnement et ces frayeurs n'auraient point de sens si ceux à qui on les attribue eussent £ut leur lecture habituelle du livre de la loi et en eussent par conséquent retrouvé le contenu dans l'exemplaire découvert par le grand-prétre.

§ 13. — DÉFECTUOSITÉS ET OUÏSSIONS. OZA FRAPPÉ DE MORT POUR AVOIR SOUTENU l'aRCHE. CONTRADICTIONS ENTRE LES DEUX DERNIERS LIVRES DES ROIS ET LES DEUX LIVRES DES PARALIPO- MÈNES.

Les Paralipomènes présentent de telles défectuosités de rédaction que les docteurs chrétiens sont obligés d'en convenir. « Ces deux livres, dit Le Maistre de Sacy, ne sont proprement c que des suppléments sans ordre, sans suite et sans beaucoup « de liaison, et il n'est pas étonnant d'y trouver des anachro- « nismes, des transpositions fréquentes dans les faits qu'on y « rapporte (2). » Je veux bien que cela ne soit pas étonnant; mais ce qui l'est assurément, c'est qu'en faisant cet aveu. Le Maistre de Sacy ne s'aperçoive pas que de tels défauts excluent

(1) La sainte Bible, Dissertations préliminaires sur P Écriture sainte, ch. 3, art. 2, tome IV, Paris, 1717.

(2) La sainte Bible, préface des Paralipomènes, tome 1er, Paris, 1717.

le caractère d'inspiration divine qn*il attribue ailleurs à cds mêmes livres.

Quoique y d'après leur nom grec^ adopté par le concile de Trente, les ParaUpomènes contiennent le récit des choses omises dans les livres précédents, on n'y trouve habituellement qu'une répétition fastidieuse, souvent même qu'une plate copie de ce qu'on a déjà vu ailleurs (i). Quant aux choses omises, et qui se trouvent seulement dans les ParalipomèneSy il est à remarquer que lorsque l'Esprit-Saint, qui dictait les livres sacrés, omettait ainsi de dire certaines choses en leur lieu, il prenait soin d'en prévenir lui-même le lecteur^ En effet, depuis le v. 7 du ch. 15 du 5^ livre jusqu'au v. 5 du ch. 24 du 4* livre des Rois, cette na'ive question est répétée une trentaine de fois : « Le reste des

<K paroles de et tous ses actes ne sont-ils pas écrits dans le

« livre des paroles des jours des rois de ? » Qu'est-ce que

ce livre des Paroles des jours des rois? Les Juifs appellent de

(1) On ne finirait pas si Ton voulait relever toutes les répétitions des différents livres de la Bible, répétitions qui partout ailleurs sembleraient insoutenables aux admirateurs mêmes de ces livres. Je me contente d'en indiquer ici quelques-unes. Le 4.e livre des Rois, ch. 18, v. 17-37; ch. 19, et ch. 20, V. 1-6 et 9-19, est copié par le livre d'Isaîe, ch. 86, v. 2-22 ; ch. 37 ; ch. 38, V. 1-8, et ch. 39. Ce même 4e livre des Eois, ch. 24, v. 18-20, et ch. 26, V. 1-21 et v. 27-30, est copié par le livre, de Jérémie, ch. 62, v. 1-27, et Y. 31-34, en présentant toutefois ces trois petites contradictions : là où le livre des Rois, ch. 25, mentionne un septième jour (v. 8 ), un chapiteau haut de irois coudées (v. 17), et cinq ofliciers de la cour de Sédécias (v. 19), le livre de Jérêmie mentionne un dixième jour (v. 12 ), un chapiteau haut de cinq coudées (v. 22) et sept officiers (v. 25). Enfin les 7 versets dont se compose le psaume 53 (52 dans le grec et le latin), moins la seconde moitié du v. 6, copient 6 versets du psaume 14 (13 dans le grec et le latin).

ce même nom Tabrégé de Thistoire hébraïque jusqu'à la captivité, que Ton désigne aussi sous le nom de chroniques ou de Paralipamènes. Or ce dernier ouvrage est communément attribué à Esdras. Ce qu'il y a de certain au moins, c'est que la rédaction n'en est pas donnée pour plus ancienne et doit même être tenue pour postérieure à celle des livres des Rois ; car elle arrive jusqu'au règne de Cyrus, tandis que celle des Rois s'arrête à Évilmérodach. En supposant donc que le livre des Paroles des jours^ auquel l'auteur ou les auteurs des deux derniers livres des Rois renvoient le lecteur, soit celui-là même qui nous reste sous ce nom, il s'ensuivrait que ces auteurs se référeraient à des écrits postérieurs aux leurs, et force serait alors de conclure de ces deux choses l'une, ou que la singulière question , que j'ai relatée tout à l'heure et qu'on rencontre si souvent dans les deux derniers livres des Rois^ a été interpolée par de maladroits accordeurs de textes, ou que le prolongement des Paralipomènes jusqu'au règne de Cyrus a été ajouté à l'œuvre qui nous est parvenue et qui ne serait plus alors ce qu'elle était originairement. Mais, malgré l'identité de nom, il n'est pas évident que le livre des Paroles des jours qui nous reste, soit celui auquel se réfèrent les deux derniers livres des Rois; car ce livre ne fait aucune mention de plusieurs rois, particulièrement des rois d'Israël, sur le compte desquels les deux livres des Rois renvoient au livre des Paroles des jours.

J'ai dit que les Paralipomènes ne faisaient guère que répéter ce qui se trouvait déjà dans les livres précédents. 11 y a des variations pourtant, il y en a même de très fortes.

Voici d'abord une des divergences les moins importantes, et si je cite ce récit, c'est plutôt parce qu'il montre au fond que la Bible fait la guerre à toutes les idées de raison et de justice.

L'arche est conduite en procession sur un char. Oza, Tune des deux personnes chargées de conduire le char, voit l'arche près de tomber, et porte la main pour la soutenir. Tout bon Israélite en eût fait autant à sa place, et Ton ne saurait trouver la moindre apparence de mal dans un pareil acte, qui s'excuserait au moins par sa bonne intention. Or, pour ce fait seul, Jéhovah frappe à l'instant Oza de mort. Lorsque l'accident arriva, on était, d'après le ch. 6, v. 6 et 7, du 2^ livre des Rois, près de l'aire de Nachon. D'après la version du ch. 13, v. 9, du V^ livre des Paralipomènes, on n'était pas près de l'aire de Nachon, mais près de celle de Chidon. Mais voici de plus graves contradictions.

Au ch, 36, V. H et 12, de la Genèse, Éliphaz, fils d'Ésaû, a 6 fils, Théman, Omar, Sépho, Gatham, Cénez et Amalech, et ce dernier est né d'une concubine nommée Thamna. Au ch. 1^% V. 36, du 1^' livre des Paralipomènes, il a 7 fils, Théman, Omar, Séphi, Gatham, Cénez, Thamna et Amalech : ici Thamna n'est plus la concubine mais le fils d'Ëliphaz, elle n'est plus la mère mais le frère d' Amalech.

A Hélam, David taille en pièces sept cents chars syriens et 40,000 cavaliers d'après le ch. 10, v. 17 et 18, du 2® livre des Rois, sept mille chars et 40,000 fantassins d'après le ch. 19, V. 17 et 18, du 1®' livre des Paralipomènes. L'abbé Guédier de Saint-Aubin décide que les sept cents chars du 2* livre des Rois contenaient chacun dix hommes, ni plus ni moins, et que le 1^^ livre des Paralipomènes, en disant sept mille chars, veut dire les sept mille hommes qui y étaient contenus (1). Ces deux assertions, également gratuites, lui paraissent tellement évi-

(1) Histoire sainte, tome III, 2e note de la page 198, Paris, 1741.

dentés qa*il ne prend pas la peine d*en fournir la preuve. D ne dit mot de la contradiction relative aux cavaliers et aux fontassins.

David, faisant le dénombrement de son peuple, trouve pour lésultat d'un recensement complet, d*après lech. 24, v. Set 9, du 2^ livre des RoiSy 800,000 guerriers en Israël et K00,000 en Juda, en tout 1,300,000. D*après le eh. 31, v. 5 et 6, da l*' livre des ParalipomèneSj on trouve 1,100,000 guerriers en Israël et 470,000 en Juda, en tout 1,570,000, et Ton n'aurait pas compté les tribus de Lévi et de Benjamin.

D'après le ch. 24, v. 24, du 2^ livre des Rois, David achète cinquante sicles d'argent l'aire où il se propose d'ériger un autel afin d'apaiser Jéhovah qu'il avait irrité en faisant le dénombrement de son peuple. D'après le ch. 21, v. 25, du 1^ livre des ParalipomèneSy il achète cette aire six cents sides étor; ce qm est fort différent. Des auteurs estiment que le sicle d*af^ent des Hébreux pesait le double du sicle d'or. Dans ce cas, le rapport de la valeur de l'argent à celle de l'or étant supposé celui de 1 à 15 7/10, les deux prix donnés par les Rois et les Paralipomênesj différeraient donc entre eux comme 1 diffère de 94 2/10.

D'après le ch. 5, v. 50 (v. 16 dans le grec et le tatin), du 3^ livre des RoiSj Salomon établit trois mille trois cents chefs pour présider à des travaux relatifs à la construction du tem* pie. D'après le ch. 2, v. 1 et 17 (v. 2 et 18 dans le grec et le latin), du 2^ livre des Paralipomènes, il en établit trois mille six cents (1).

D'après le ch. 9, v. 28, du 3® livre des flots, la flotte de Salomon lui rapporte d'Ophir quatre cent vingt talents d'or.

(1) Le grec donne trois mille six cents dans les deux passages.

PREMIÈRE SECTION. — CBAPITRE VIII. %&i

D'après le ch. 8, v. d8, du 2* livre des Paralipomènes^ elle lui en rapporte quatre eent cinquante (1).

D'après le ch. 15, v. 2, du 3® livre des Rois^ Abia, fils ^ successeur de Roboam, roi de Juda^ avait eu pour mère Maacha, /Hte d^Abessaiom. D'après le ch. 15, v. 1 et 2, du 2^ livre desParalipemènes^ il avait eu pour mère Michaia, fille étUrieL Ce n'est pas tout. L'auteur du 2® livre des Pooralipemènes ne con*> Crédit pas seulement l'auteur du 5^ livre des RoiSj mais il se contredit lui-même; car, au (À. Il, y. 20 et 22, il avait dit aussi qu'Abia avait eu pour mèi^e Maaeha, fille d'Absalom.

D'après le ch. 15, v. 33, du 5^ livre des Rois, Baasa, roi d'Israël, monta sur le trône la troisième année du règne d'Asa, roi de Juda, et d'après le ch. 16, v. 6 et 8, du même livre, il mourut la vingt-sixième année du règne de ce même Asa, et fut remplacé par son fils Ela. Mais nous voyons, au 2® livre des ParalipomêneSj ch. 19, v. 19, et ch. 16, v. 1, Baasa venir combattre Asa la trente-sixième année du règne de ce dernier : d'où il suit que Baasa faisait encore la guerre en personne dix anis après sa mort.

D'après le ch. 8, v. 26, du 4^ livre des itot5, Ochozias, fils de Joram, roi de Juda, monta sur le trône à vingt-deux ans. D'après le ch. 22, v. 2, du 2® livre des Paralipomènes au contraire, il avait quarante-deux ans quand il commença de régner. Mais voici le plus curieux. Non content de se mettre en contradiction avec le 4^ livre des Rois^ l'auteur du 2^ livre des Paralipomènes se met en contradiction avec lui-même, et cela à la distance du dernier verset d'un chapitre aux deux pre-

(1) Le greo donne également quatre cent cinquante au 2© lirre des Paralipomènes ; mais aa 3e livre des Rois il ue donne que ceni vingt.

miers versets du chapitre snivant. Le verset 20 et dernier do ch*. 21 répète ce qui avait été dit déjà au v. 5 du même chapitre, que Joram était monté sur le trône à trente-deux ans et qu'il en avait régné huit^ d'où il suit qu'il était mort à qiuirante ans. Or, d'après les deux premiers versets du ch. 22, son fils Ochozias, qui lui succéda immédiatement, avait alors quarantedeux ans. II résulte de là que le fils avait deux ans de plus que le père. Le grec n'a pas ces contradictions; mais il en a une autre. Au 4"" livre des Rois^ il fait monter Ochozias sur le trône à l'âge de vingt-deux ans, et au 2^ livre des ParalipomèneSyW le fait régner ^ vingt ans.

D'après le chapitre 24, verset 8, du 4* livre des jRom, Joachin, roi de Juda, monta sur le trône à l'âge de dix-huit ansy et il régna trois mois. D'après le chapitre 56, verset 9, du 2* livre des ParalipomèneSj il arriva à la royauté âgé de huit ans seulement, et il régna trois mois et dix jours.

Voilà d'assez graves contradictions. Des commentateurs, à bout d'expédients, disent que la diversité des leçons et la m/prise des copistes sont cause de ces variations. Telle est en particulier la réponse de l'abbé Guédier de St-Âubin, à propos de la contradiction signalée plus haut, entre la relation du 5^ livre des Rois et celle du 2* livre des Paralipomènes relativement à la mère d'Abia (i). Nous prenons acte de cet aveu. Il s'ensuit évidemment que l'homme peut changer et corrompre l'œuvre de l'Esprit-Saint qui, selon la doctrine chrétienne, a dicté également toutes les parties de la Bible. Mais l'Esprit-Saint, en supposant

(1) Histoire sainte^ tome III, 2e note de la page 404, Paris, 1741. Voir aussi la réponse de Tabbée Guénéc, Lettres de quelques juifs , tome Ht, pages 360 et suivantes, Paris, 1781.

qu'il ait recours à des intermédiaires pour manifester sa pensée et sa volonté, doit-il permettre qu'ils corrompent son œuvre, et s'il permet qu'ils la corrompent, peut-on dire qu'elle est encore son œuvre? Si une fois vous accordez qu'elle peut être altérée sur un point, qui assurera qu'elle ne l'a pas été aussi sur celui-ci, et puis sur cet autre? En disant que vos auteurs sacrés sont inspirés par la Divinité, vous êtes obligés de convenir que les copistes et les traducteurs ne le sont pas (1). Mais cela est pour nous absolument comme s'ils ne l'étaient ni les uns ni les autres, puisque l'œuvre des auteurs sacrés ne nous est pas présentée en original, sans ratures ni variantes, et marquée de leur sceau, mais ne nous est transmise et notifiée que par la voie des copistes. Vous avouez qu'il y a dans les livres saints des choses qui sont de l'homme et non pas de Dieu. S'il en est ainsi, qui fera le départ de ce qui revient à Dieu et de ce qui revient à l'homme? Et d'ailleurs ne déclarez-vous pas en principe qu'on ne peut rien changer, rien ajouter, rien corriger à votre texte de la Bible sans être anathème? Je reviendrai sur cette question lorsque j'aurai à examiner, dans la seconde section, les nombreuses et bien autrement graves contradictions des Évangiles.

(1) « Tout le monde sait parfaitement la différence qu'il y a entre les auteurs

* sacrés et ceux qui les ont traduits ; on sait que les premiers étaient inspirés,

* et que les autres ne l'étaient pas J'ai déjà fait voir que la multitude

M des manuscrits devenait une source d'erreurs par l'inadvertance des copistes . « (Essai sur VÉcriture sainte par l'abbé du Contant de la Molette, ch. 3, § 6, et ch. 6, § 3, Paris, 1775.)

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