CHAUSSURES ET BATON EN VOYAGE
D'après Matthieu, ch. 10, v. 10, Jésus recommande aux apôtres de n'emporter en voyage ni chaussures ni bâton. D'après Marc, ch. 6, v. 8 et 9, il leur permet au contraire le bâton et les chaussures. D'après Luc, ch. 10, v. 4, il leur défend les chaussures, sans parler de bâton. Luc ajoute une recommandation qu'on ne trouve ni dans Matthieu ni dans
(1) § 5 de ce chapitre.
Marc, celle de ne saluer personne en route. Celte dernière recommandation, dont la grossièreté choquait Origène (1), est maladroitement imitée de celle que fait le prophète Elisée à son serviteur Giézi, au 4^ livre des Rois^ ch. 4, v. 29, maisqni s'explique par la nature de la commission dont il le charge.
GUÉRISON DE CÉCrTÉ.
En racontant tous trois la gucrison de cécité, opérée à Jéricho, Matthieu, ch. 20, v. 29-54; Marc, ch. 10, v. 46-52; et Luc, ch. 18, V. 35-43, et ch. 19, v. 1, présentent de remarquables divergences. Selon Matthieu, il y avait deux aveugles; selon Marc et Luc, il n'y en avait qu'un, dont Marc donne même le nom. De plus, d'après Matthieu et Marc, Jésus sortait de Jéricho, quand il opéra la guérison; d'après Luc au contraire, non seulement Jésus ne sortait pas de Jéricho, mais il n'y était pas même encore entré, il ne faisait que d'en approcher.
§ 13. — LES >T:NDEURS chassés du temple et le FIGLIER