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Bussy-Rabutin , d'avoir donné à ce comte sur le bruit de ses galanteries , les deux premières Lettres d* Héloïse à Abailard et d* Abailard à Héloïse. Voilà une accusation de plagiat un peu forte, mais réelle. Si elle n'a pas été examinée jusqu'à ce jour, cela Vient sans doute de ce que M. Rémond n'était pas généralement connu comme auteur des Lettres dont il s'agit ; cependant le Journal de Verdun , du moi? de septembre 1711, le dit positivement.
V * avertissement que je viens de citer , déclare qu'il faut rendre ces Lettres à qui elles appartiennent, et çue le Dictionnaire de Trévoux découvrira le nom de l'auteur à qui la restitution doit être faite. J'ai cherché en vain ce nom dans le Dictionnaire de Trévoux ;
E eut-être a-t-on voulu désigner le dictionnaire de Moréri.Quoi qu'il en soit , il est toujours convenable de faire jouir M. Rémond de la petite gloire qui lui a été ravie, en 1697, par r éditeur de Pus»
sv-Rabutm. L'abbé de Rabutin , fils du comte , était complice du plagiat, puisqu'il soutenait que son père avait traduit ces Lettres pour se délasser du grand travail de ses Mémoires historiques.
L'auteur de Y avertissement lui répond très-bien, i° qu'il a été ajouté beaucoup de choses à la première Lettre d'Héloïse, et 'qu'il y a été fait beaucoup de retranchemens ; 20 que la réponse d'Abailard à Héloïse est le jeu d'un esprit oisif, puisque son inscription seule est tirée du latin. Comment donc Bussy-Rabutin peutil être présenté commetradneteur de ces Lettres, et surtout de la seconde? *
En comparant les Lettres d'Hé-