III. Des Passions. Paris
Ces trois ouvrages de morale sont d'uue personne de beaucoup
d'esprit , qui sait penser et bien exprimer ce qu'elle pense. Les deux derniers ont été réunis vers 1766, in-12.
IV. Essai pour servir à Vhistoire de la putréfaction. Paris , 1766, in-8°, ouvrage utile, intéressant et curieux. L'auteur s'y est proposé de pénétrer dans les secrets les plus cachés de la nature , par l'examen de la putréfactiou , qu'il regarde pour ainsi dire comme la clef de toutes les connaissances physiques, et pouvant servir de base à l'histoire de la nature entière.
V. V Amour éprouvé par ta mort, ou Lettres modernes de deux amans de Vieille- Roche.
Paris, Musier, 1763, in-12. Ces lettres ont le mérite du sentiment, de la vérité; les dernières surtout sont pleines de chaleur.
Le but de cet ouvrage est trèsmural.
VT. Mémoires de mademoiselle de Valcourt. Paris, 1767, in-12.
2 parties. Il y a dans ce roman une heureuse simplicité, des situations vraies et touchantes et beaucoup d'intérêt.
VIL La Vie du cardinal d* Ossat. Paris, 1771, 2 vol. in-8°.
Cette vie est curieuse et fort bien faite. On lit à la tête de l'ouvrage un discours sur la Ligue, composé par le cardinal lui-même.
VHL La Vie de Marie de Médicis. Paris, 1774» 3 vol. in-8°.
Il y a beaucoup de recherches et de franchise dans cet estimable ouvrage ; on y désirerait un peu plus de précision. L'auteur s'est montré trop sévère envers Sully.
IX. Histoire de François II, roi de France, suivie d'un discours traduit de l'italien de Michel Suriano, ambassadeur. Paris,
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1783 , 2 vol. in-8°. Cette histoire , f>our la composition de laquelle l'auteur a fait de nombreuses recherches , est très-intéressante à lire, par la nature des événemens,par les suites qu'ils eurent et qui auraient fait passer les Français sous une domination étrangère, sans la valeur et la constance de Henri IV.
D'après les connaissances va-* riées dont madame d'Arconville a fait preuve, on ne sera pas étonné qu'elle ait choisi dans la littérature anglaise des ouvrages de morale, d'imagination et d'histoire, pour les faire connaître en France. Aussi elle a publié,
X. Avisa" un père à sa fille , par le marquis d'Hallifax, traduit de l'anglais. Londres (Paris), 1756, in-12, réimprimé dans l'étranger en 1757 ; ouvrage plein de raison, de sagesse et de solidité. La traduction est d'un style doux, aimable , facile, insinuant, trèspropre à porter des vérités morales dans le coeur des jeunes personnes. Cette nouvelle traduction a fait oublier celle du même ouvrage qui avait été publiée à La Haye en 1698, etqueFormey, après l'avoir retouchée, a fait imprimera Berlin en i752,in-8°, avec le texte en regard.
XL Leçons de chimie propres à perfectionner la physique, le commerce et les arts , par P.
Shaw , traduit de l'anglais. Paris , 175^1, in-4°. Le traducteur, outre un grand nombre de notes, le plus sou vent intéressantes, qu'il a a]outées à sa version , l'a fait précéder d'un discours dans lequel il a tracé les gradations des connaissances que les hommes ont eues successivement des différentes branches de chimie.
X IL Traité d'ostéologie du doc»
teur Monro, traduit de l'anglais.
Paris, 1759, 2 vol. in-fol. Cette traduction a paru sous le nom de M. Sue , professeur et démonstrateur d'anatomie , parce qu'elle a été faite sous ses yeux- par madame d'Àrconville. Cette dame fit faire exprès du papier de la plus grande beauté, Tondre des caractères et graver 3i planches par les plus habiles artistes. Aussi ces planches l'emportèrent sur toutes celles qui avaient paru jusqu'alors. L ostéotomie de Monro est encore regardée comme un des meilleurs ouvrages de ce genre.
XIII. Romans traduits de l'anglais ( de Littleton et de madame Behn). Amsterdam (Paris), 1761, in-12. On trouve dans ce volume les lettres d'un Persan en Angleterre ; Polidore et Emilie ; Agnès de Castro. Ce dernier roman est de madame Behn.