‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 29 sur 305 · ARM · texte numérisé non relu

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Additions Fuiigno,

Additions à l'appendix ,

sans date 20

2e appendix... Fuiigno >

Catalogi très. Romœ ,

2e édit. , i755 2i3

Ce qui forme un total de Qoop.

On trouve dans le 3e catalogue la Vie de Marguerite CorradL

La première édition de ces catalogues avait paru à Assise en 1733. Ils forment trois parties dans l'exemplaire de David Clément , où l'on ne trouvait ni les additions aux deux premières parties, ni les additions à l'appendix , ni le second appendix. La description du même ouvrage qui se trouve dans le Dictionnaire de M. Prudhomme , est abrégée avec infidélité de celle de David Clément, et Ton y a laissé la mention vague de deux autres volumes , comme dans l'édition de MM. Chaudon et Delandine, ce qui rend cette description aussi confuse qu'inexacte. Celle qui se trouve dans la Biographie universelle est moins complète que la mienne. Goelzius avait dit trop de bien de l'ouvrage d'Armellini.

David Clément en a dit trop de mal. On y trouve beaucoup d'articles intéressans.

ARMSTRONG (Jean), poète et médecin écossais. Nous devons à M. Peyron une imitation en prose de son Economie de l'amour. Elle se trouve dans le volume intitulé les Jeux de Calliope , ou Collection de poèmes anglais, italiens, etc. Paris, Ruault, 1776, petit in-8% imprimé avec soin.

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ARNAUD ( L'abbé ) , de l'académie des inscriptions et belleslettres et de l'académie française, L'abréviateur de cet article, dans le ier volume du Supplément au Dictionnaire de Feller, a commis plusieurs inexactitudes: i° il affirme que le Journal étranger ne parut que quinze mois , tandis que son existence a été de près de quatre années , puisque la collection forme 45 volumes. 20 On ne peut pas dire que les Variétés littéraires de 1768 aient été reproduites par M. Suard en 5 vol.

in-8°, i8o3et 1804, puisque cette nouvelle collection ne renferme pas tous les articles de 1768, et qu'elle en contient beaucoup a'autres. 3° On ne peut pas dire non plus que l'abbe Arnaud ait donné une Description des principales pierres gravées du cabinet du duc d'Orléans. L'épître dédicatoire de l'ouvrage porte la signature des abbés Leblond et de Lâcha ux ; mais on sait que le 1er vol. a été rédigé par l'abbé Arnaud, et le 2* par M. Coquille, mort en 1802, conservateur de la bibliothèque Mazarine. Unjabréviateur doit toujours avoir présente à la mémoire cette maxime d'Horace : Brevis esse laboroj obscurus fio. , ;

* ARNAUD (L'abbé), chanoine de la Sainte-Chapelle de Dunois, présenta en 1777 au roi et à ses ministres un plan d'établissement de deux salles de bains , où le public eût pu, pour 24 sous, prendre des bains chauds ou froids, et d'un bassin où les jeunes gens eussent pu, en toute sûreté, apprendre à nager promptement et a peu de frais. Il fut obligé, vu l'opposition de M. Amelot, de

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faire imprimer chez l'étranger le jVîémoire dans lequel ces deux plans étaient détaillés. Le magistrat de la librairie vint à bout de confisquer les 2000 exemplaires qui furent adressés à l'auteur.

M. Amelot irrité de la persévérance de l'abbé Arnaud, avait surpris au roi une lettre-de-cachet contre lui ; mais la protection de M. de Vergennes empêcha d'en faire usage. La mort de l'abbé Arnaud, l'académicien, fut annoncée quelques années après ; plusieurs personnes crurent qu'il s'agissait du chanoine de Châteaudun. Les sieurs Lefebvre , notaire, et Machet, intendant des bâti mens de Monsieur , profitèrent de cette fausse nouvelle pour solliciter le droit d'établir un bateau de bains à 24 sous ; en même temps le sieur Turquin établit une école de natation. L'abbé Arnaud réclama ses droits , et le roi ordonna à M. de Beteuil de lui faire assurer sur l'établissement des bains une pension de 6 ou ^000 fr. L'abbé Arnaud n'obtînt que i5oo fr. , en renonçant même au droit qu'il avait de former ses établissemens. Au commencement de la révolution , les sieurs Lefebvre et Machet refusèrent le paiement de cette pension; 1 abbé Arnaud se trouvait alors avancé en âge; il fit réimprimer son Mémoire en 1790 , sous ce titre : Etablissement qui intéresse l'utilité publique et la décoration de la capitale, in-8° de xiv et 4' Pag» Cette brochure est dédiée aux maires èt officiers municipaux de Paris. L'auteur détaille dans son avertissement toutes les persécutions que son zèle pour le bien public lui a fait essuyer.

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* ARNAUDIN ( n' ) , neveu du docteur en théologie d'Arnaudin, grand approbateur de livres sur la fin du xvue siècle. Le neveu cultiva les lettres avec ardeur, mais il mourut à l'âge de 27 ou 3o ans. On lui attribue : ï. Une Réfutation par le raisonnement , du fameux livre de Y Action de Dieu sur les créatures. Pa ris , 1 7 1 4 ♦ in- 12. II. La Traduction du Traité d'Agrippa , de l'excellence des femmes au-dessus des hommes.

Paris, 1713, in-12. III. La Vie de D. Pierre Le Nain, sous -prieur de la Trappe. Paris, 171^), in-12.

ARNAULD (Amoixe). Suivant M. Chaudon , le P. Quesnel publia une vie de ce docteur, avec des nièces relatives et des écrits posthumes, parmi lesquels se trouve une réponse aux reproches qu'on lui avait faits de se servir de termes injurieux contre ses adversaires , sous ce titre :

Dissertation selon la méthode des géomètres, pour la justification de ceux qui , en de certaines rencontres, emploient en écrivant des termes que le monde estime durs. Cette indication est fausse:

la fameuse Dissertation se trouve dans le 3e volume des lettres du docteur, et dans un petit volume qui n'a rien de commun avec sa vie.

La même méprise se retrouve dans le Dictionnaire de Feller et dans la Biographie universelle. Il y a aussi une faute de typogra-

I)hie assez grave à corriger dans 'article de MM. Chaudon et Delandine; on y lit que les réflexions sur l'éloquence des prédicateurs ont été adressées au card. Dubois; il fallait , à M. Dubois.

La Logique, ou l'Art de pen-

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$er, est un ouvrage si important et si généralement estimé, même aujourd'hui , qu'on aimerait à trouver dans un Dictionnaire historique des renseigmemens précis sur les différentes éditions de cet ouvrage , et sur les traductions latines qui en ont été faites.

La première édition est de Tannée 1662. La seconde parut en 1664 » avec beaucoup d'augmentations. La troisième ( 1668) , et la quatrième ( 1674 ) > ressemblent à la seconde. La cinquième, publiée en i683 , renferme huit chapitres nouveaux, dont deux sont tirés de la Perpétuité de la foi, et par conséquent conviennent plus à la théologie qu'à la logique.

C'est cette cinquième édition qui a servi de modèle à toutes celles qui ont été faites depuis, nonseulement en France, mais dans les pays étrangers; la dernière édition que je connaisse est celle de Paris, 1807, chez Delalain.

L'édition d'Amsterdam , chez Abraham Wolfgank , 1675 , petit in-12 , passe pour avoir été imprimée par les Elzeviers. Les amateurs la recherchent ; elle est conforme aux 2e, 3e et 4".

Il existe deux traductions latines de cet excellent ouvrage.

La première parut à Utrecht en 1666. Elle a été faite par un étudiant sur la première édition , et se trouve par conséquent bien incomplète; elle est d'ailleurs fort inexacte. En 1674 , il parut à Londres une autre traduction latine , faite sur la troisième édition française. Celle-ci ne présente pas encore l'ouvrage aans le dernier état ou ses illustres auteurs l'ont laissé , puisqu'il a été fait des additions nombreuses à la cinquième édition. Néanmoins 1%

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version de Londres fut réimprimée en Hollande en i6q4 et en 1702. L'édition de 1702 présente des fautes graves qui ont été rele* vees par Jacques Bernard, dans les Nouvelles de la république des lettres du mois de novembre

En 1736, les libraires d'Amsterdam , Wetstein et Smith , donnèrent enfin une édition soignée de la version latine de Londres.

On y trouve six chapitres qui manquaient aux éditions précédentes, et d'ailleurs la version entière a été retouchée en un très-grand nombre d'endroits.

On en a retranché seulement tout ce qui sentait la controverse entre l'Eglise romaine et les pre-r testans. Ce sont des extraits du livre de la Perpétuité de la foi , ou des éclaircissemens touchant les matières qui y sont traitées.

Il paraît que la dernière édition de cette traduction est celle de Strasbourg, i7<56, chezTourneisen.

* ARNAULD ( Le faux ). L'histoire du faux Arnauld fut une vraie comédie , du nombre de celles qu'on a depuis appelées larmoyantes; car s'il y en eut qui rirent, d'autres pleurèrent

Le jansénisme était fort accrédité à Douai ; mais il se tenait caché , surtout depuis la condamnation et l'exil du sieur Gilbert, prof, en théol. dansl'univ. de cette ville, ce qui arriva en 1687. Un docteur de Paris, que le roi avait à Douai , pour y professer la théologie , forma le dessein d'en démasquer les partisans. Il réussit.

Le moyen qu'il imagina pour les faire expliquer nettement , fut d'écrire à quelqu'un de ce parti ,

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comme il se figura qu'aurait pu le faire le célèbre Antoine Arnauld, et signa A. A. ; M. de Ligny, bachelier en théologie , reçut la première lettre du faux Arnauld ; croyant qu'elle était du véritable, dont il ne connaissait pas Récriture , il répondit sur-lechamp avec une grande affection de cœur à l'adresse qu'on lui avait donnée, rien ne lui paraissant plus honorable que d'avoir mérité l'attention d'un personnage si fameux , que les puissances ecclésiastique et séculière n'avaient pu abattre. Ce premier succès encouragea le faux Arnauld , lequel avança tellement ses affaires que par le moyen du sieur de Ligny , il établit en peu de temps un commerce réglé avec les sieurs Gilbert, Laleu , Rivette , professeurs royaux , et avec le sieur Mal-

}>oix , chanoine de Douai , tous iés par leurs communs sentimens.

Dans toutes leurs lettres , ces messieurs témoignaient la plus haute vénération pour M. Arnauld , le plus grand zèle pour soutenir la tonne cause, dont il était l'appui. Ce commerce dura près de deux ans, sans qu'aucun d'eux soupçonnât la supercherie. Non content de savoir que ces Messieurs étaient chaudement les partisans deM.Arnauld, l'imposteur voulut quelque chose de plus ; vu la disposition où l'on était à son égard , il ne lui était pas difficile de l'obtenir. H dressa une sorte de thèse, telle que Port-Royal l'aurait pu concevoir, et la leur envoya avec une lettre, où il leur marquait qu'on avait besoin de leurs approbations pour faire triompher la vérité.

Cette thèse fut signée le 2 novembre 1690 , par les cinq qu'où

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