‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 119 sur 314 · CH A · texte numérisé non relu

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par Antoine de Bandole , puisque ce Parallèle ne parut pour la première fois qu’en 1609. Et, en effet, c’est l’édition de Vigenère, de 1609, qu’il fallait citer. J‘ai rouve ailleurs fjue ,lean Bau- •uin s’était cache sous le masque d’.4ntoine de Bandole.

4°. L’édition de César, donnée en 1755, -2 vol. in-12, par Barbou , est due aux soins de .Teân Capperonnier , bibliothécaire du roi. En la même année 1*755, Barbou publia la première ré-vîsion de la traduction sde Perrot d’Ablancourt, par l’abbé Le Mascrier. La traduction soi-disant toute nouvelle de La Haye , 1743 , n’est antre chose que la traduction de d’Ablancourt , légèrement revue par un anonyme.

CHADUC (Louis) , antiquaire du XVH* siècle, sur lequel on trouve'de curieux détails dans \a. Biographie universelle. Le rédacteur a ignoré que son Traité sur lei pierres gravées était en manuscrit à la Bibliothèque de Sainte-Geneviève.

(Note manuscrite de l’abbé de Saint-Léger. )

CHALUS DE LA Motte (F. ), ancien militaire , demeurant dans les Pays-Bas espagnols, catholique de naissance, embrassa la réformation vers 1700, et publia {'Histoire de sa conversion et de celle, de toute sa famille à la religion réformée. On a eficorc de lui un ouvrage intitulé : Les fouHteries de F Eglise romaine,' ou les pratiques ridicules des prêtres et des moines des Pays-Bas espagnols, les sirtgeries avec lesquelles ils amusent ü^peuple , et l’abus 'qu’ils fout des chosés les’

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plus saintes de leur religion.

Campen , veuve de Cia^pard Cotius , 1706, iu-^" de g3 pages.

f CHAM8RAY (Roland Frf.art, iieur DF.), savnnl archilecle, originaire d’une noble et ancienac famille de la province du Maine , et consin-geriuaiii de M. Desrjoyers , baron de Daiigu , ministre et secrétaire d’hlat, a>'ant le département de la guerre , et siirinlendant des bàtimenS', sous Louis Xlll , naquit à Paris* en 1606. Après avoir fini ses études , il fut destiné au barreau, et exerça pendant quelque temps la profession d’avocat. Il alla faire ensuite un voyage en Italie, et s’y appliqua à Pétude des mathématiques et des beaux-arts, entr’autres, de la peinture, de la sculpture et de l’architecture, dont il fit une étude particulière, d’après les plus beaux monuniens de Borne. Après y avoir séjourné quelque temps , il revint en France, et s’attacha, ainsi que deux de ses frères, nommés, de Chantelou , auprès de son parent, M. Desnoyers, qui était alors ministre de la guerre, et qui l’employa dans plusieurs commissions pour le service du roi , tant en Allemagne, qu’en Italie. 11 Lit envoyé particulièrement à Rome en 1640, par ordre exprès de Sa Majesté , pour quelques négociations importantes auprès de Sa Sainteté. Comme le rgi avait paru satisfait des savantes recherches u’il avait faites sur les arts, ans son premier voyage à Rome , il lui ordonna d’en faire de nouvelles, et de ne rien négliger de tout ce qui pouvait contribuer à la perfectionne l’architecture et à l’embellissement du Louvre,

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qu’on se proposait alors d’ache^ ver et d’agrandir. Ce fut dans ce second voyage, qu’aidé de M. de Chanlelou, son frère, et du fameux le Poussin, le Raphaël» de son siècle, avec lequel il s’était lié d’une très-grande amitié, il recueillit quantité de dessins de lout ce que l’Italie pouvait offrir de plus rare et de plus curieux en arcnitecture anticpie. Il fut reju à Roiue avec beaucoup d’accueil par le cardinal del Pozzo , qui lui fit présent, enlr’autres clioses, d’un manuscrit italien de Léonard de Vinci sur la peinture, avec des figures de la main du Poussin. Ayant achevé ses négociations, M. de Chambray revint en France, et emmena avec lui à Paris son ami le Poussin , par ordre de M. Desnoyers, qui était aussi surintendant desbàliiuens, et*qui, voufent retenir ce grand peintre en France, lui donna un logement aux Tuileries , avec une pension considérable et le brevet de premier peintre du roi.

C’est* à ces deux voyages que nous sommes redevables de l’excellent ouvrage du Parallèle de r architecture antiquü avec la moderne, etc., que M. de Chatu— bray mit au jour en i65o, in-fol.

11 traduisit en français, vers le même temps, le Traité de la Peinture de Léonaril de Vinci, qu’il avait rapporté d’itajie , et le fit imprimer à Paris en i65i , en un volume in-fol. 11 en fit aussi une édition en italien, qu’il entendait parfaitement bien , et dédia ces deux éditions au Poussin , qu’il qualifie toujours de premier peintre du roi , quoiqu’il eût déjà quitté la France, où il s’étaU dé,

S lu par les tracasseries que s^ ignité lui avait ocèàsioniices ^

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malgré i« protection particulière du ministre, et les grands avantages qu’on lui avait faits pour l’aitacner au service du roi. M.

de rtiaiiibray traduisit aussi de l’italien en français les quatre livres d’architecture d’André Palladio , qui furent imprimés à* Paris en i65i , en un volume in-fol. Ce livre est devenu extrêmement rare. On ignore le reste des particularités de la vie de cet homme célèbre , qui mourut en

On lui doit encore Vidée de la perfection de la peinture , démontréepar les principes de l’art et par des e.rentjdes , etc. Au Mans, in-4“. Pans, 1672, in-8®.

Son Parallèle de f architecture a été réimprimé en 1702, avec des augmentations laissées par Charles Errard , ^ui avait coopéré à la première édition. Ch. Ant.

Jombert en a publié un abrégé en 1766, in-8". Ce#>lume forme le tome rv* de la Bibliothèque portative et élémentaire d’architecture , dont on est redevable au même Jombert.

Moréri a placé M. de Chainbray sous le nom de Fréart, nux additions et corrections du x* vol^:

l’article contient quelques, remarques curieuses.

♦ CH AMPIGNY (Le colonel, chevalier de), frère de celui qui fut l’instrument principal dont Frédéric, prince de Galles, se servit dans l’etranger pour opérer uife révolution en .Angleterre. On a de cet auteur :

I. Le maîtré et le serviteur , ou les devoirs réciproques d’un souverain et de son ministre , traduit de l’allemand de Frédéric-Char-

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les de Moser. Hambourg, 1760,

II. Examen du ministère de M. Pitt , traduit de l'anglais , avec des notes. ^ La Haie, 1764, in-8".

in. Réflexions sur le gouvernement des femmes. Londres , 1770, in-8".

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