‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 120 sur 314 · V. L’état présent de la Louisiane. La Haie, 1776, in · texte numérisé non relu

V. L’état présent de la Louisiane. La Haie, 1776, in

VI. Histoire abrégée de Suède, depuis les rois de la maison de JVasa, jusqu’en 1776. .Amsterdam , 1776 , in-4".

VIL Histoire des rois de Danemarck de la maison d’Oldenburg ; traduite de l’allemand de Schlégcl, conseiller de justice et professeur. Amsterdam, 1776, 2 vol. iu~4". Le 3* volume, Amsterdam, 1778, in-4".

VIII. . Nouvelle histoire générale d’Angleterre, depuis l’origine la plus reculée de ce royaume, jusqu' à r année 1780. Amsterdam, 1777, 2 vol. in--4*. Cet ouvrage devait avoir i5 vol.

CH.AMPION (Pierbe)/ jésuite.

11 avait commencé à faire imprimer une vie du célèbre Palafox, évêque d’Osma : l’impression fut arrêtée à la 7" feuille , à cause de fa franchise de l’historien. Le docteur Arnaud s’est beaucoup servi de ces 7 feuilles, pour Vhisr toire de Palafox, qui forme le IV* Volume de la Morale pratique

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des Jésuites. L’abbé Dinouart se rocura le manuscrit entier du . Ciiampiorii, qui se trouvait parmi les manuscrits du college de Clermont ; il lui a été fort utile pour la coiAposition de sa Vie de Palafax , publiée en 1767 , in-8“, sous le voile de l’anoiiyipe.

CTIANUT (L’abbé).- La Biograjdiie universelle ne cite point sa traduction française du concile de trente , qui a eu quelque succès lorsqu’elle parut ; et elle lui attribue faussement la traduction du Catéchisme de ce concile , ui est de M. Varet, avocat, frère ’Alexandre Varet , théologien tres-connu. J’ai trouvé ce renseignement dans le Catalogue de la Bibliothèque de la Doctrine Chrétienne, si habilement rédigé par le P. Caizé.

^CHAPELAIN (Jean). Dans une note ajoutée à cet article , la Biographie universellt^ présente une des méprises les plus singulières , puisqu’on y confond la Pucclle de Chapelain avec celle de Voltaire. On ne peut attribuer cette méprise au rédacteur de l’article ; elle est donc l’effet de la mauvaise habitude qui a été prise au bureau de la Biographie , de laisser faire des corrections ou additions, par les personnes qui revoient les épreuve.<t, sans les rouununiquer à ceux qui ont rédigé les articles.

CHAPELLE ( Nicolas-Pierre Besset de la ) abbé , ancien premier commis des affaires étrau'* gères, et laborieux traducteur du xviu' sjèçle ; ses traductions sont

fil us connues que sa personne ; es principales .sont :

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1°. Capitulation harmonique de Muldener, continuée jusqu’au temps présent , ou traduction et concordance des capitula tions^es empereurs, depuisQiarlesV, jusques et compris l’empereur François 1*C Paris , i75o, in-4“.

* 2". Histoire d’Ecosse, traduite

de l’anglais de Robertson. lamdres et Paris, 1764, 3 vol. in-i2.

Nouvelle édition revue , corrigée et augmentée d’un volume. Londres , 1772,' 4 vol. in-i2. Cette traduction , revue par l’abbé Morellet , a eu du succès; il ne faut pas la confondre avec celle qüi arut à Paris chez Pissot, t'joS, vol. in- 12. Celle-ci est de l’abbé Blavet ; elle a été inconnue aux auteurs de la Biographie univ.

Voy. ce mot.

ÿ. Ee Protestant cité au tribunql de Dieu , dans les saintes Ecritures , au sujet des points de foi controversés , trad. de l’anglais. Paris ,^765 , in-i2.

4”. U Incndide cbnvaincu , ou Fondemens de là religion chrétienne, traduit de l’anglais. Paris,

1,765, in-i2.

5°. Tableau historique et politique ‘de la Suisse, traduit de l’anglais de Stany.an. Paris, 1766, in-i2.

6“. Correspondance secrète de Robert Cécil avec Jacques Vi , publiée par Dalrymple , traduite de l’anglais. 1767 ,. in-12.

La plupart de ces traductions renferment des notes qui prouvent que l’auteur connaissait bien les matièKS traitées dans les ouvrages originaux.

CHAPPE D’AUTEROCHE (l’abbé). Je n’ai pas coutume de relever dans les dictionnaires que j’examine, de simples faulos ^’im-

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pression: il enestcependantqu’il fct utile de signaler , principalement lorsqu’elles présentent uu sens qui peut se soutenir ; c’est ainsi qu’on lit dans la Biog. univ. , article de )’abbé Ciiappe , qu’il parut contre lui une autre critique sous ce titre : Lettre d'un stj-le franc et laj-al , etc. ; la brochure est réellement intitulée : Lettre d'un Scythe franc ei lojal, etc.

On en ignore l’auteur.

C1I.1PT DE RASTIGNAC ( l’abbé ). haBiographie universelle a ranvoyé cet article à la lettre R ; mais l’auteur jdes Mémoires ecclésiastiques donne quelques détails sur cet' estimable écrivain : il me paraît lui avoir attribué faussement un ouvrage particulier sur le Divorce en Pologne. La conduite ^e ce royaume , relativement au divprce , occupe 12 pages dans V Accord de la révélation et de la raison , contre le divorce. Le même compilateur appelle Nicolaï, le patriarche de Constantinople , Nicolas. Voici le vrai titre ue la brochure dont il s’agit: IjCtlre synodale de Nicolas , patriarche de Constantinople , à l’empereur Alexis Comnène, sur le pouvoir des empereurs , relativement à l’érection des métropoles ecclésiastiques ; traduite du grecjavec des notes , etc. Paris Crapart , J791 , iu-8“de 122 p. Les auteurs dnSuppléme.nt au Dictionnaire de Feller, ont reproduit les inexactitudes de M. P

CHARDON DE LÜGNY (Zacha- »ie) , né et élevé dans la religion protestante, était page an mariage de Louis XIV. Il fut converti par BoMuet , et élevé au ini-

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nistère ecclésiastique dans le séminaire de Saiut-Sulpice , dont il sortit pour demeurer dans la communauté des prêtres de cette aroisse. Il fut député du roi et U clergé de France pour les controverses , et il a travaillé avec un grand zèle à la conversion des protestans. Il mourut le 23 juin 1733, âgé de qo ans. On a de lui :

I. Traité de la religion chrétienne. Paris, 1697, 2 vol. iu-12.

n. Recueil des falsifications que les ministres de Genève ont faites dans r Ecriture-Sainte , en leur dernière traduction de la Bible.

Paris, 1707 , in-i2.

III. Nouvelle méthode pour réfuter r établissement des Eglises prétendues réformées et de leurs religions. Paris, *73 1 , in-12.

( Remarques historiques sur V E~ glise et la paroisse de S. -Sulpice } Journal des Savons. )

CH.âRENTON (le P. ). L’article de ce jésuite dans la Biographie universelle, donne lieu à plusieurs observations. i°Sa traduction des Entretiens de Famé dévote de Thomas à Kcmpis, parut en 1709 et non en 1706. Je ne remarque cette, faute d’impression dans la Biographie univorselle, que parce qu’elle se trouve déjà dans Moréri. 2°. On trouve à la suite de la traduction de V Histoire d’Espa-i gne de Mariana, unedi.ssertation non pas traduite de Mahudel , mais composée par Mahudel, sur quelques monnaies d’Espagne.

3". L aBbé de Vairac avait publié le prospectus, non d’une traduc^ tion de l’Histoire d’Espagne de Mariana, mais d’une nouvelle histoire d’Espagne,- qui devait former 10 volumes in-4”. Le travail de l’abbé de Vairac n’a poin(

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f>aru. On n’a de cet auteur, sur heureux mélange d’anecdotes ^ 'Espagne , qu’une Histoire des de récits , par un style d’une élerévolutions de ces contrées , pu- gante simplicité , l’emporter de bliée en 1^2^, 5 vol. in-^2. En- beaucoup sur le ton sec et dur de core assure- t-on que le cinquième la Biographie universelle. Feller volume seul est de lui , le reste fait de grands efforts pour attéavait été laissé en manuscrit par iiuer les horreurs de la Saint-Bar* le célèbre docteur Dupin. Les li- thélenii et ses suites, braires donnèrent Soofr. à l’abbé

' de Vairac, pour l’empêcher de CHARLP2S X, roi de France, mettre son nom â la tete de cet M. du Maabaret reprochait à ouvrage. Voy. les Observations Morérivde ne pas avoir donné sur les écrits modernes. Tome 5, d’article à ce fantôme de roi, pag. 232. ■ de la façon du duc de Mayenne,

au nom duquel beaucoup d’actes CHARLAS (Avtoive), auteur ptiblics ont été passés : 51 y eut de plusieurs écrits plus favorables aussi de la «monnaie frappée en à la co'ur de Rome qu’à l’Eglise son nom.. Te reprocherai à lafl/ogallicane Le but de l’auteur, graphie universelléàe a’ a.\o\r dit l’abbé Chaudon , n’était d’a- renvoyé ici au mot Charles de bord que d’aftaquer différens Bourbon, où elle a parlé assez abus, introduits selon lui par les en détail de ce prétendu roi de ' jurisconsultes et les magistrats France. • français , sous prétexte de conser- •

ver les libertés de leur Eglise. CH.ARLES I , roi d’.Angleterre. L’abbé de Feller a retranché les On ne peut lire jans une vive mots Selon lui , et il a rendu la émotion l’article delà phrase toute ultramontaine; car universelle, sur cet infortuné moune maxime favorite de ces doc- narque : il offre tous les genres leurs est de refuser à la puissance d’intérêt; mais on eût pu le tercivile ses droits les plus essentiels, miner par quelques détails sur le et de les présenter comme desat- véritable auteur de VEikon ha.siteintes à l'autorité spirituelle. like , ou Portrait du Roi S’ An~ • glelerré dans ses souffrances.

CHARLEMAGNE. L’article le Une note renvoie à l’opinion de plus exact sur ce prince , est sans Hume, qui laisse son lecteur doute celui de la Biographie uni- dans" l’incertitude : suivant lui, verselle ; mais on lit avec" pins l’ouvrage est digne du talent de d’intérêt celui de M. Chaudon. Charles I, mais nombre de té- Feller a défiguré le sien p.nr plu- moignagestendentàprouverqu’il sieurs invectives étrangères à son a été réellement Composé par le sujet; on y trouve cependant docteur Jean Gauden, evêque quelques détails d’érudition qui anglais. Le problème me parait peuvent être utiles. avoir été résolu par ceux qui,

• * comme M. Chaudôn , tout en

CHARLES IX , roi de France, convenant que l’ouvrage a été J’avoue encore ici que l’article de écrit par Gauden , croient aussi ’ M. Chaudon me semble , par un qu’il a été revu et approuvé par

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Charles I. La Biographie universelle., à l’article Gauden, aW lèsue en sa faveur la lettre qu’il adressa au chancelier Clarendon, pour réclamer le mérite et la récompense de sa pieuse imposture. ^

■*' CHARLIER(Pif.rre-Jacqüf.s- Hippolyte), prêtre du diocèse de Paris. Il y était né en , et y avait fait ses éludes avec distinction. Ses heureuses qualités lui

Erocurèretit Jes bontés de M. de eaiimont. Ce prélat , dont on sait quel était le aèle pour le bien de l’Église, accueillait les sujets utiles. Il fit entrer M. Charlier à S*-.Magloire. Le jeune clerc y étudia les sciences écfclésiastiques , et montrait pour son instruction une ardeur peu commune. Il passait ses journées dans la bibliothèque de S*-Magloire , et s’y nourrissait de la lecture des Livres Saints, des écrits des Pères et des auteurs ecclésiastiques. Il fut fait prêtre en 1788. M. de Juigné, instruit de son mérite , l’attira cfasez lui , et le fit son secrétaire , en le char^eant de sa bibliothèque. C’était servir M. Charlier selon ses vues , que de le mettre au milieu des livres. Il continua ses études favorites, et se rendit utile par des travaux qui , pour n’avoir pas beaucoup d’éclat , n’en ont pas pour cela* moins de prix. Il rédigea , dans le Pastoral de M. de Juigné, la suite des évêques et archevêques de Paris.

Il coopéra à l’édition du Bréviaire impripaé par ordre de ce prélat :

il en refondit les rubriques, et mit à la tête une Théorie abrégée du Plain-chant., qui a été réimprimée en particulier, avec des corrections. Il acheva la traduc-

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*tion en' vers latins du poème de I.a Religion, qu’avait commencée M. Revers , auteur du Pastoral.

If donna un abrégé du Pastoral, en un petit volume , qui pût être

filiis commode'pendant la révoiitien. Ses connaissances n’étaieut ni superficielles ni frivoles :

il savait le grec et l’hébreu, et écrivait très-bien en Latin. Dans ces derniers temps, il avait' fait un rituel pour la liturgie générale. C’est lui qui a revu la nouvelle édition "des Prawme# du P.

Bcrthier, et qui en a corrigé les épreuves , particulièrement pour les citations de grec et d’hébreu.

Il travaillait à revoir et à mettre en état d’être imprimé le second volume des OEuvres de saint Grégoire de Nazianze. C’est au milieu de ces occupations, qu’une maladie prompte l’a enlevé. Ses travaux littéraires ne l’empêchaient pas d’exercer les fonctions de son état, et il avait consenti , pour se rendre utile , à soulager, sans aucun intérêt, le pasteur d’une grande paroisse (S. -Denis). C’est là qu’il est mort, après quatorze jours de maladie, le a5 juin 1807.

( Mélanges de philosophie , tomé III.) ■

CHARPENTIER ( François ) , de l’académie française. Son article dans la Biographie universelle, présente une inexactitude et queiques'omissions. C’est à tort que Seaux y est 'nommé comme l’endroitque Charpentier a voulu désigner dans son Voyage au vallon tranquille. Ce lieu est fontenay , dans le ‘département de l’Aisne, terre qui appartenait dans ce temps-là à M. Vincent Hotman j conseiller au grand con-

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seil, depuis maître requêtes* et ialendant des finances. Il avait épousé Marie Colbert, fille de J.

B. Colbert , seig;neur de Villacepf et de Saint-Ponange.

Persuadé que la lecture des voyages était trèsrutile , Charpentier a été l’éditeur de quelques ouvrages* de ce genre, qui ont beaucoup gagné à passer par ses mains. Je ne citerai ici que le Voxage. du Levant de Jiicolas du Loir, imprimé en i654, dont il corrigea le style et qu’il enrichit de plusieurs remarques; il a rendu le même service apx voyages du clievalier Chardin, probablement pour l’édition faite à Lyon en iGÜ7 , ainsi qu’à l’excellent ouvrage de Guillet, intitulé: y/t/iènet ancienne et moderne. La préface du CaïulleAe la Chapelle est presque toute entière de lui ; il est auteur àeV EpUre dédicatoire et do la Préface du Dictionnaire de l’ académie françaite , édition de iGgq.

Charpentier dit dans je Cui> penteriana , que ce n’a pas été une petite affaire que de corrige; le sty le de Chardin , mais qu’il .a été assez bien dédonunagé parla bonté des matières qui se rencontrent dans son voyage. La Relation de la mort de Soliman , cpntinne<-t-il, à fait beaucoup d’honneur à M. Chardiu , grâces à mes corrections et à l’Èpître au n>i, que j’ai faite.

CHARPENTIER ( Paul ) , provincial desFetits-Augustins, mort en 1773. Son article pèche par trop de brièveté , dans le Diciioanaire de M. Chabdon et dans la Biographie universelle, preuve que le dernier a été rétligé d’après le* premier. Il fallait dire ,

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I* que la traduction du Siége-de Rhodes était traduite du latin de Thomas Guichard , historien du XVI* siècle, et qu’elle se trouvait dans le Mercure A' a\tï\ 1766; 2® qpe la Lettre encyclique du général des auguslins était traduite du latin ; 3“ que le Poème sur l’horlogerie , laissé imparfait par le P. Charpentier, était un poème latin. Ce religieux , recommandable par sa modestie et son goAt pour les lettres et les arts , avait aussi traduit le poème èï Imber— dis, sur la fabrique du papier ( Papyrus, carmen ). Elle devait être insérée avec le latin , dans l’Essai d’une nouvelle histoire de l’imprimerie ; mais cet ouvrage n’a point paru.

CHARRIËRE ( Madame de ).

Si l'on trouve des détails curieux dans la Biographie universelle, sur cette Hollandaise qui aifec^ tionnait notre littérature, on regrette que l’auteur de l’article ne se soit pas assez étendu sur ses premiers ouvrages. Madame de Charrière n’avait giières que vingt-deux ans, lorsqu’elle publia, vers lÿSli, Je conte trèsagréable intitulé : Le noble.

Un père entiché de son- ancienne noblesse, on est le sujet; il avait un fils et une fille ; un nouveau noble lui enleva sa fille, spirituelle et jolie : ce mariage ne fut excusé qu’.à la faveur de celui du fils, qui épousa une demoiselle laide et bossue , mais complètement noble. Ce conte a été réimprimé en 1771, sous la rubrique de Londres , in-12, avec un discours préliminaire de l’editeur ; on l’a inséré.dan$ le cinquième volume de la Bibliothèque choisie des contes , facéties , etc. Paris ,

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Roy«z, 1786, 5 v«l. ia-12. Les Lettres neufchateloises , rowan , parurent à Amsterdam eu 1 7^4 j 1 vol. îd-12. Cetteanaec vit aussi' paraître le petit volume intitule t Lettres de mistriss Henlejr-, ces lettres se retrouvent dans le vo>luoie qui a pour titre : Le mari sentimental, ou. le mariage comme U y en a quelques-uns ( par M. Constant de Rebecque ), suivi des Lettres de mistriss Henlejr , publiées par son amie madame de C*** de ‘7^*** , et delà justification de M. Henlej-, adressée à l’amie de sa femme. Genève et Paxis, Buisson ÿ 1785, in-i2. Ces romans ont une niarchedifférente de celle des autres. Ils commencent là où les autres finissent ; dans l’un, le mari meurt victime de sa' sensibilité ; on voit dons l’autre une femme que sa délicatesse extrême conduit au tombeau. Les auteurs ont voulu corriger les femmes qui abusent de l’ascendant qu’elles peuveutavoir sur un mari délicat et sensible , et engager les hommes trop fiers de leur raisqp , à se prêter avec complaisance aux petites faiblesses d’une épouse qui n’aspire

Îu’au bonheur de leur plaire. La ustificalion de M. Henley n’est point de madame de Charrière.

CHASSAGNE(bf.i-a), romancier du dix-huitième siècle, .l’ai prouvé à l’articledeyilal d’Audiguier ue le roman intitulé : le Cheva- 'er des Essars et la Comtesse de Bercy , n’était autre cho.se que l 'Histoire des amours de Lisandre •et de Callisle , abrégée et mise eu style moderne.

CHASTELET (Paul Haï, Sieur PU), le fils. Quoi qù’en dise la

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Biographie universelle , il n’y a aucune augmentation dans la réimpression qui a été faite dn.

Traité de la politique de France', sous le titre de Troisième partie du testament politique du cardinal de Richelieu. Getle réimpression, suivant le frontispice, aurait été faite en 1(380, à Amsterdam, chez Henri Débordés; mais on sait qu’elle a été réellemapt exécutée à Lyon. H y a des exemplaires qui ont pour titre: Mémoire politique d’Armand dt Plessis , cardinal duc de Richer’ lieu, pair, etc. Amsterdam, H. Desbordes, 1689, in-12.

CHATEAUBRIAMT, ou plutôt CHATEAUBRIAND .( faAiiçoise, comtessê ne ). La Biographie universelle cite dans cet article le joli roman des Effets de la jalousie, par madame de Murat, et YHistoire amoureuse de François premier , ou Histoire trngùpie de ta comtesse de Chateaubriand’, par Lesconvel. Amsterdam ( Rouen), 1695, in-12. C’est le même ouvrage dont Lesconvel paraît être le seul auteur. L’aaaiyse qui se .

trouve AsitssY Histoire des fejnmes' françaises , à l’article de madame de Murat; est. celle de l’ouvrage de Lesconvel , qui parut sous ce titre : La comtesse de Chateaubriand, ou les effets de la jalousie. Paris, 1696, in-12. L’édition de 1724 ressemble entièrement à la précédente ; ainsi on ne peut pas même dire que madame de Murat ait fait des changemens à l’ouvrage. Il ne fallait pas se contenter de citer dans cet article le nom de P. Hevin ; on eût mieux fait de renvoyer à Ja Réfutation de la prétendue Histoire du comte et de la comtesse de Chat'eau-

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brtand, par Varillas. Cette Réfutation parut AU mois de mars 1686 , sous la forme d’une lettre , et Varillas n’y a jamais répondu.

Un petit-fils de l’auteur, conseiller au présidial de Rennes , la fit réimprimer à Rennes, en 1^57 , in-4", de 27 pag. On avance à tort dans la Biof'rMhie univet^ selle, à l’article de P. Hevin , que sa Réfutation de Variil as se trou ve dans l’éditioi# de YHisloire de François premier, publiée en t686 ; il n^en est rien : Bayle qui a donné une analyse détaillée de cette affaire, n’aurait pas manqué de faire remarauer cette pièce curieuse. C’est lui peut-être qui a induit en erreur la Biographie universelle, parce que, dans les Nouvelles de la république des lettres ,■ du mois de janvier 1686, il a placé j immédiatement à la suite de son extrait, l’analyse du Factum de P. Hevin. Ce Factum est, comme on voit, une pièce antérieure.à la Lettre du. mois de mars.

CIIATELLARD ( leP. ), jésuite.

Cet habileprofesseur d’hydrographie à Toulon , mourut, non en 1756, comme ledifcM. Chaudon, mais en 1757 , le j5 octobre. Ses ouvrages sont intitulés : Recueil de traités de mathématiques , à l'usage des gardes de la marine.

Toulon, 1749* 4 in-i2. M.

Chaudon n’indique que 3 vol. On ne sait pourquoi la Biographie universelle n’a pas parle de cet auteur; car ses ouvrages sont estimés. -

* CHÂüLlîfER ( Chsbles) , écrivain médiocre du xvii' siècle , qui s’est exercé dans différens genres de littérature , mais qui n’a «éussi

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dans aucun ; il n’a pas cependant .mérité l’oubli dans lequel l’ont laissé jusqu’à ce jour les rédac- •teurs de nos Dictionnaires historiques.

Les poètes de son temps l’appelaient l’honneur de son siècle.

Ils le présentèrent comme un es—

firit éclatant, estimé de l’univers :

a postérité lui a fait expier ces éloges exagérés. Sur le frontispice de pl usieurs ouvrages, Chaulmer prend le titre d’historiogra—

Fhe de France : on voit aussi sur un d’eux, qu’il était conseiller du roi. Plusieurs pièces de vers grecs*, faites en son honneur par son cousin Vattier , professeur de langue arabe au Collège de France, portent à' croire qu’il était originaire de Normandie , comme son célèbre parent : c’est aussi ce que fait conjecturer le lieu où a été imprimée la première édition de son Abrégé d’histoire de France.

Voici la liste des principaux ouvrages de Chaulmer.

^ l.jibrégé de l’histoire de France ( cité sous le nom de Chômer par le P. Leloi^). Rouen, i636 in-8®.

Pa'ris, 1665, 2 vol. in- 12.

II. La mort de Pompée , tragédie, dédiée au cardinal de Richelieu. Paris, Ant. de Sommaville , 1638 , in-4“. Pièce aussi irrégulière que mal écrite, mais où l’on trouve quelques situations intéressantes et. quelques morceaux imités de Lucain.

III. Tableau de l’Europe et de - B Asie. Paris , i652, a vol. in-12.

IV. Tableau de F Afrique, oit sont représentés rojraumes , répu-' bliques , principautés de celte seconde partie du monde. Paris, i654,in-i2. J

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