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ses l)onnes qualités ; mais il ne cUssiaiiile pas ses défauts. L’abbé de Feller a porté sur ce philosophe les iugemens les plus contradictoires. Après l’avoir peint dans le cours de son article connue un lionmic plein de circonspection et de prudente, il cite le portrait qu’eu a tracé un critique de nos jours, et ou il est représenté comme un homme qui a caché sous le masque de la modération toutes les convulsionsd’un amourpropre outré et vindicatif, tous les excès de la haine la plus l>ilieuse et la plus vindicative, etc.
Le passionné biographe va jusqu’à attribuer à d’Alembert l’ouvrage médiocre intitulé : Ihsloire de Vétablissemcnt des moines men- Avignon, 1767, in-4 2, que là France lilléraire de i778<lonne à M. Poullin deLumiiia. Ou peüt afllrmer que l'ouvrage n’est pas de d’Aleiubert.
11 va encore plus loin , en faisant tomber sur d’.Membert le bon mot attribué à madame du Deflfand contre les philosophes modernes. Rien de jjlns invraisemblable , puisque lions savons par madame du DelTaml ellemême que d’AIemberl était excepté de réioignement qu’elle avait ])our la plupart de nos philosophes. Voy. sa Correspondance avec VValpole, tom. 4. pag. 22 j.
D’ailleurs, madame du Deffand cite ce bon mot d’une manière beaucoup plus piquante <|ue l’abbé de Feller : On m’attribue, dit-elle^ un bon mot ^ir les philosophas modernes, dont je ne me souviens point, mais je l’adopterais volontiers. On disait que le roi de Prusse ou le roi de Pologne vantait beau coup nos philosophes d’avoir abattu la forêt des pré-
jugés, qui nous cachaient la vé-' rite ; on prétend que' je répondis :
yih ! voilà donc jiourqnoi ils nous débitent tant de fagots I \ oy. sa Correspondance avec Walpole , tom. i"', pag. a?.-!.
Quof qu’eu dise la liiographie universelle, on ne trouve aucun morceau inédit dans la collection des œuvres de d’Alembert , publiée en i8 vol. in-8", par M. Rastien.
ALER (PauIi), jésuite nlleniaiid , qui a été professeur d’hnmanilésaucollége de Cologne. L.a Biographie universelle ciie sous le nom de ce professeur le Gradus ■ ad Parnassum , qu’il publia à Cologne vers 1680, et qiR est classique depuis plus d’un siècle flans dilférens pays. Il est facile de pVouver que c’est à la France que l’on est redevable de cette utile production.
On vit paraître à Paris , chez le libraire Renard , dès i65?., l’ouvragé intitulé : Epithelorum et sj'nonymorum thésaurus.. C, et ouvrage, attribué au pèreChalillou, jésuite , cutdu succès. On le réimprima en 1654. Le même libraire lit paraître, en i65q, le volume qui a pour lit rc J Novussjrnon ymorum, epilhetorum et phrasium, seit eleganliaruni poeticarum thésaurus, sive Gradus ad Parnas.sum, thesaunim Virgilii, Smetium, etc.
Compleclens , optis emendatissimum pariter et poliiiori eleganlid exculiissimum , ab uno é soc. Jesu recognilum. Cet ouvrage était k sa cinquième édition en iGG?.. Ce fut en lülîç qu’il commença à porter le litre de Gradus ad Parnassum. On trduveen tête un avis de deux jiages sur l’utilité et l’usage de ce livre, et vers la fin un
2Ü. ALK
appendix hrevisstma quorutndam vocaLulorutn quœ in hoc lihro dcsidcrantur.
Le litre seul <le cet ouvrage prouverait (jue le Aler s’eu est empare , en le corrigeant et en le perfectionnant. Mai.s il ne reste |)lus de doute sur l’identité des deux ouvrages, i[uand on remarque en tête du Gradus du P. Aler la traduction latine de l’avis français <jui se trouve en tête du Novus sj-notiyrnoruni thrsaurus de l’anonyme parisien, et à la fin un appendix brevissima quorunidarn vocabulorum quee in hoc libro desiderantur.
Itientôt l’ouvrage fut réimprimé à Kouen et à Paris, soiis le nouveau tilre*que le P. Aler lui avait doiiTié. En 1710 , la veuve de Simon Bénard , rentrant jiour ainsi dire dans une propriété qni avait été enlevée à son mari, obtint un privilège deciuq ans pour réinipriiner à Paris seulement le Gradus ad Parnassum. En 1712 , elleîcéda son droit à J. Barbou, t|ui fit paraître dès 1713 une édition assez soignée de cet ouvrage.
Les explications tirées de l’histoire , de la fable et de la géographie s’y trouvent en latin et en français. Dans ces nouvelles éditions , à dater au moins de 1701, r/7i'i.ï sur l’utilité de ce livre n’est plus cel ni que le P. .\ler avait traduit du français ; c’est une censure assez fine des plagiats faits à l’ouvrage par l’auteur du Regia Parnassi. En 1722., le célèbre P. Vaniere fit des corrections et des additions tant au Gradus qu’au Regia Parnas^ , pour les libraires Bruyset , de 0»
fit encore des augmentations successives au Gradus, à Paris, chez le libraire Brocas, en 1782, et
chez Barbou, en 1734 : à Rouen > eu 1750, eu i^7C)eten 1788. Plusieurs de ces éditions ont été re- ]>roduites à I..yon et à Poitiers.
Les frères Deville publièrent à Lyon , en 1 742 , une nouvelle édition du Gradus ad Parnassum , avec les explications traduites en espagnol. L’ouvrage est partagé en 2. vol. in-8‘‘. Pour le rendre véritablement utile aux Espagnols, on a placéà la fin du second volnine un vocabulaire de tous les mois du Gradus traduits en espagnol , avec le latin à côté.
En i8o4eten i8og, M. Aines donna à Lyon une édition du Gradus, revue et corrigée. Eu i8o4 1H06, M. Boinvilliers fit de nouvelles corrections à cet ouvrage pour la maison Dclalain.
Cet éditeur affirme dans son avant-propos de i8o(i, que le Gradus est l’abrégé du grand Dictionnaire poéli(|ue du père Vaniere. Il le confond apparemment avec l’abrégé de ce dictionnaire , publié dix ans après le grand ouvrage, c’est-à-dire en 1715. Enfii), AI. Noël, en 1810, a reproduit le Gradus avec des augmentations con>idérables, sur le plan du grand dictionnaire du P. Vaniere.
Les Hollandais, les Italiens et les Anglais n’ont point adopté les augmentations diverses faites à Paris au Gradus ad Parnassum.
ils l’ont réimprimé d’après le texte du père Aler. Telles sont les éililions d’Vinsterdam en 1707 et en 1723; (le Bois-le-Dncen 1767 ; de V enise en 1747 ; dcLontlreseu 168G, 172.5 et 1773. Celte dernière édition est due au savant philologue Th. Morcll. Elle contient l’indication des ouvrages d’ou sont tirés les vers dont les