‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 150 sur 314 · DEF · texte numérisé non relu

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nues dans les 8 tomes des Traites du droit français , Dijon, 1767 , petit in-b“.

DEBONNAIRE (l’abbé), un des nombreux traducteurs de V Imitation de Jésus-Chrisi. M. Chaudon s’est bien mépris , lors<ju’il l’a présenté comme aftteur de différens ouvrages en faveur de la constitution. La Biographie uni\>trselle n’est pas plus véridique , lorsqu’elle avance que cet abbé prit vivement parti contre les jansénistes dans les démêlés qui troublèrent l’Eglise de son temps; ce fut fout le contraire :

l’abbé Débonnaire se montra un ardent défenseur des partisans dç Port-Royal. L’abbé de Feller a“ abrégé l’article de M. Chaudon ; mais il a conservé la méprise sur les ouvrages en faveur de la constitution. tlroslev , dans ses Mémoires sur les T^j'em célébrés , a peint cet écrivain sous ses véritables traits.

DEFORIS (Jkan-Pierre). Dans une note de l'article intéressant que donne la Biographie, universelle &nr ce bénédictin ,on dit que la traduction française de la Défense de la déclaration du clergé forme les tomes XIX et XX dé l’édition des OEuvres de Bossuet^ dirigée par D. Deforis. 11 fallait ajouterquec’est l’édition de cette excellenté traduction, publiée en 1774 > avec des augmentations,

Ïar le savant traducteurCharlesrançois Le Roy,' ex-oratorien.

On doit encore à D. Deforis l’Exposition de la doctrine de. l’Eglise sur les vertus chrétiennes , contre les articles que M. l’évêque du Mans a fait signer aux PP. de l’Oratoire, et examen de la lettre

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apologétique du P. Duverdier (depuis évêque de Mariana , en Corse), assistant du R. P. General , in- 12 de 3o4 pages, en Fran- .

ce (Paris), 1778. C’est un écrit très-virulent, dans lequel lacoftgrégation de l’Oratoire n’est guère plus ménagée que M. de Grimaldi, évêque du Mans.

DELILLE (Jacques). On est assez disposé à excuser les éloges excessifs donnés à ce grand poète, dans la Biog. univers. , quand on se rap]>clle que l’éditeur est chargé du débit des ouvrages de l’immortel tr:\ducteur de Virgile et de Milton. Cependant , comme la plus sévère exactitude doit présider .i la rédaction d’une notice Inographique , surtout quand il s’agit d’un auteur très-célèbre , je me permettrai de relever , dans l’article Delille , quelques réticences réfléchies ou quelques fausses assertions.

i“. On dit que M. Delille se fit d’abord connaître par quelques odes. Pourquoi ne pas citer celle qu’il adressa à M. LefrancdePoin- ])ignan , et dont on trouve quelques strophes dans l’Année littéraire dehréron, 1768, t. v,p. 47- Il existait alors une douce liaison entre "les deux poètes ; l’on savait dfjàquela traduction des Géorgiques de Virgile, en vers , par M. de Pompignan , était trèsavancée , pour ne pas dire terminée. Le jeune Delille, qui était ^ pénétré d’admiration pour Virgile , et qui déjà avait commencé à traduire aussi eu vers son plus bel ouvrage , obtint aisément communication du travail de M. de Pompignan ; il le lut sans doute avec^enthousiasme : et avec la riche mémoire dont la nature

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l’avait doué, il duk en retenir beaucoup de vers. C’est la seule manière d’expliciuer pourquoi l’on trouve dans les Géorgirjues de M. Delille , quelques vers empruntés à M. de Foinpiguan, puisque celui-ci n’a fait iiupr. sa trad.

qu’eu 1784, pour la première fois.

2°. La traduction des Géoreiqiifà ne parut qu’en 1770, in-o” , grand et petit papier, et in-i2.

11 en a été fait cinq éditions , au moins, pendant le cours de cette année. Ce fut en 1786 que l’auteur y fil , pour la première fois , d’importantes corrections , et la fit paraître avec des variantes. En 1780 , V Année littéraire mit en parallèle plusieurs morceaux des Géorg. , traduits par Malfilàtre, avec les mêmes morceaux trad.

par l’abbé Delille; Clément, dans ses Nouvelles Observations critiques, en 1772, n’en avait cité que de courts passages; c’était néanmoins une bonne fortune pour lui , car les essais du jeuiitr Malfilàtre sont d’un mérite supérieur.

3°. Ce n’est pas en 1780, mais en 1782 que parut la première édition du poème des Jardins.

■ 4°* En annonçant les Poésies

fugitives de l’abbé Delille , il fallait témoigner quelques regrets de n’avoir pu retrouver son ode à M. I.efranc de Pompignan. ^

M. Charles Remard , conservateur de la bibliothèque du château royal de Fontainebleau, m’a communiqué un manuscrit de sa compo.sition , intitulé: Suf}plé'nenl nécessaire aux OEuvres de J. Delille , ou Examen général de ses différens poèmes originaux, et de ses traductions en vers , dans lequel on met en évidence les emprunts innombrables qu’a faits ce poète à une foule

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d’auteurs qui ont traité avant lui les mêmes sujets ; avec des remarques littéraires et critiques , et une préface indispensable à lire.

Ce travail, dans lequel je trouve unegrandeconnaissance des littératures latine, anglaise et italienne, sera utile à la jeunessestudieuse ; elley verra parquelles études

Srofondes et variées, le chantre e V Imagination s’est préparé à la composition de ses ouvrages.

DEL.àUDUN (Pierre). Suivant M. du Masbaret, il y a des corrections à faire en cet article de Moréri , des retranchemens et des additions. La Biographie universelle a corrigé les principales ifaules de Moréri; néanmoins le nouvel article donne aussi lieu à des corrections , à des retranchemeiis et à des additions. Je puiserai tout cela dans le manuscrit de Colletek

Pierre Delaudun naquit en dans le duché d’IJsez, au village d’Aigaliers dont son père était seigneur. Il perdit ce père fort j.eune; mais un de ses oncles, nommé Robert Delaudun , aumônier du roi et principal du collège de Narbonne, à Paris, le força de venir à Paris pour achever ses études. Il étudia ensuite en droit, se fit recevoir avocat au parlement deToulouse, et fut ourvu de la charge deprocureur U collège de Narbouire. 11 avait celle place en 1597 , époque où il publia plusieurs poèmes. Sa ré-

Sutation naissante le fit introuire chez le prince de Condé qui le nomma son conseiller ordinaire. Après un assez long séjour à Paris, Pierre Delaudun retourna dans son pays, oii il mourut de la peste eu 1629, pourvu de

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la place de lientenantde j âge en la temporalité d’Usez , place que son père avait eue. Les ouvrages de P. üelaudun sont:

I. Les Poésies de Pierre Delaûdun (T Aigaliers , contenant deux tragédies ( Dioclétien et Horace ), la Diane, mélanges etacrostiches.

Paris, iSqS, in- 12. Le martyre de S. Sébastien se trouve décrit dans la première tragédie ; c’est probablement ce qui a fait donner à cette pièce, dans quelques ouvrages , le titre de Martyre de S.

Sébastien.

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