DUC
à Paris, pour y exercer sa pro-« fession.^ Il débuta avec ufle telle supériorité, que les premiers avocats de Paris en conçurent de la
i’alousie ; ils le firent rayer du tadeau , sous le prétexte qw’il avait .plaidé dans les conseils supérieurs établis par Maupeou. Il fut obligé, de retourner à Rouen. Pendant la* législature , sa conduite répondit à sa réputation d’habilete et de^ probité. Le 6 octobre , il appuya * avec force le rapport du décret
3ui portait suppression des titres e Sire et de Majesté. Dans le courant du même mois, il présida* l’Assemblée. Il parla le 3 novein- . bre ; en faveur de la masse des émigrés, ptétendant qu’on ne pouvait regarder comme tels, que ceux qui s étaient formés en rassemblement militaire sur la frontière. Il présenta , à la suite, un projet porlantqu’au premier janvier 1793., les émigrés non ren— .très seraient déclarés conspira-; teurs, et comme tels punis de mort , et leurs biens confisqués.
Il s’opposa ensuite k l’adoption du décret proposé par M. François de Neutchateau, pour la vente des églises» et des .presbytères, cambattif les vues de Brissot sur les colonies , et défendit lè mini.stre de la marine , Bertrand de Moleville. Le 2 juin, il fit décréter que l’état civil des citoyens serait constaté par les officiers municipaux, et le 3 août il fit adopter le principe du divorce par consentement mutuel , ou incompatibilité d’humeur ; il demanda de plus, mais «ms succès, qu’il OC’ fut applicable qu’aux mariages contractés à l’avenir.
Après la journée du 10 août, M.
Ducaslel quitta l’Assemblée, et se retira à Rouen, où il mon-