‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 169 sur 314 · DUC • DUC · texte numérisé non relu

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rut vers l8oo. 11 avait publié Le volume est terminé par un avant la révolution, un mémoire^ hymne eu vers grecs , adressé au étendu et plein d’érudition, sur marquisdelaVieuville,surintenles dîmes , pour le clergé de Nor- daut des huauces , avec la tramandie,*conlre les cultivateurs de duction latine en regard. •

la même province. Caeu, 1773, Ou trouve encore à la bibliô- V in-8®. L’auteur a réuni dans cet thèque de Monsieur , à l’arsenal,, duvrqge les observations qu’il a- .un opuscule intitulé : Vers grecs y vait déjà insérées , sur le même avec la traduction française en objèt, dans quelques Mémoires, prose , sur ce qui s’est passé t^e- ( Correspondance littéraire se- pu^ la guérison du roi jusqu’à la crête, octobre 1791* Biographie < prise de La Rochelle. Paris, Limoderne.) Dertj 1629, iii-8®. Voy. le cata-

logue dressé par le libraire Nyon, BUCHAT (Louis-François le), n® i2436.

Soëte latin et français. La Croix Grosley ne connaissait pas non n Maine lui attribue une tragé- plus la traduction française faite die de 5«zanne; mais Colletet as- par l’auteur lui-même, de sou suré que cette pièce n’a pas été Histoire de la guerre sainte. La imprimée. L’auteur avait dédié Biographie universelle l’a indison poëine de Lucrèce à Suzanne quée avec exactitude , ainsi qu’ud'AquaviveCaracciole; sonépître ne autre pièce citée par Grosley, dédicatoire, composée d’un son- sanadate, d’après la nouvelle édi- ‘ net , hait ainsi : tion de la Bibliothèque historique-

. . de la France.

J’espère, après ceci,

Chanter^^encor comment une Suzanne ^DUCOUDRAY ( Hilaire RouiL-

En tout? forsqu’en malheur, àLucrèce “i» marquis) , ancien lieutenant resseonble. general des armees de France , est

* mort à Paris, le premier janvier

DUCHAT (Yves), savant hel- i8o5, à l’âge de 88 ans. 11 fil à léniste du XVII* siècle. Grosley n’a 17 ans ses premières armes, au pas connu tous les ouvrages de ce siège de Pbifisbourg. 11 commancélèbre Troyen. J’ai sous les yeux dait,à la' bataille de Fontenoy,

•uq poème en grec et en français, une compagnie de gendarmerje , sous ce titre; Hymne tV Ale xan- et il partagea avec ce corps 1% dre-Je-Grand , avec les Parallê- gloire d’arracher au maréchal de les de lui et de Philippe, et des Saxe, qui croyait la bataille perroi s très-chrétiens , Louis XIH ■> due, cette exclamation: Comheureusement régnant et Henri-le- ment de telles troupes ne sont-elles Grand, dédiés aurai. Vatis, 3. hi- pas. victorieuses? Il fut blessé et bert, 1624, in-4® de 8a pag. Les prisonnier- à la. bataille de Minparallèle^omposent la dédicace, den. Sa fermeté naturelle , jointe ^ qui a cinq pages en chacune des à un grand fonds de religion, lui . deuxlangues. L’Hymne d’Alexan- a fait voirsans frayeur les appro-, dre est un long panégyrique de ches dclamoçj, qu’ilavait appris ce prince en vers grecs; la tra- à ne 'pas craindre, pendant une duction Ifraiiçaise est en prose, longue vie sans tache. Il avait

épousé, le 2 avril 1753, Marie d’Abbadie, fille de Bertrand d’Abbadie, conseiller du parlement de Pau.

. ( Journal de Paris , 7 janvier i8o5. Gazette de France. )

DUDITH' ( André ). Dans cet.

article de la Biog. univ., on s’est éq^rté un peu de l’habitude de donner dans la langue originale le titre des ouvrages ; mais c’est pour tomber dans plusieurs méprises. En effet Reuterusa publie en 1610, le volume in-4°, intitulé : Andreœ Dudilhii quondam episcopi Qutnque Ecclesiensis etc. orationes in concilie Trident. habiter. Apologia ad D.

Maximil. lt intp. Commentarius pro conjugii libertate, etc., etc.

Dans l’analyse française de ce titre, la Biographie cite deux discours prononcés au concile de Trente, au 'lieu de trois. -Bile indique, comme une Apologie de r empereur Maximilien, l’apologie que Dudith présenta à ce prince , pour justifier l’abandon de son évêché et son mariage ; enfin elle annonce, comme un traité général en faveur de la liberté du mariage , ce qui est énoncé dans le titre-courant du volüme, comme une apologie du mariage des nrétres , uemonsiratio pro ceelioatu clericorwn. On a une nouvelle édition des discours de Dudith, prononcés au concile de Trente, elle est intitulées Orationes quinquein concilie Tridentino habites, quaritm^posleriores duœ nunc primùm è manuscripto prodeunl, cum appendice oratiopum duarum , qua% Georgius Drascowith in eo^m concilia haouii ; prœfatus ac dissertationem de vilà et scriptis auctoris

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adjecit Lorandus Samuel Fjr. Ha- * les Magdeburgices , 1743, in-4*-

DUEZ ( NsriiANAEL ), maître de langues du xvn* siècle. M. Chaudon et la Biographie universelle le font naître en Hollande ; mais on ignore véritabJementso:^i oria.

fine. L’imprimeur genévois de oume lui reprochait en i643, d’être sorti d’unenation barbare; il l’accusait de s’être emparé de la traduction française du Janua linguarum, pour la gâter. Dans ce méqie temp, vivaitPaul DUEZ, jésuite , natif de Liège , commentateur de Tibulle et traducteur de Rodriguez. Vçy. les Mémoires littéraires àeŸAepxot, tom. Il, édit in-fol.

♦ DUFOUR ( Pierre-Joseph ) , dominicain , né à CaiAlies , diocèse d’Alet en Languedoc , professa long-temps la théologie à Toulouse. On lui doit la traduction d’un ouvrage , traduit de l’italien du P. Concina, dominicaia de Venise, sous le titre à’ Explication de quatre paradoxes , qui sont en vogue dans notre siècle. Avignon , chez J. Giraiid (ou plutôt Auxerre , chez Fournier ) , 1751 , in-i8. Le traducteur, sons le nom du chevalier Philalethi^ Vénitieh,a augmenté cet ouvrage d’une relatioirexacte des disputes sur la morale, qui se sont élevées par-delà les monts, depuis 1789. On attribue au P. Dufour trois des écrits qui ont paru en 1761 et années suivantes, pour justifier saint Thomas «d’Aquin , relativement à ses opinions sur l’indépendance absolue des souverains et sur le régicide. Ce sont deux Lettres, d’un théologien , et un Mémoire pour S, Thomas,

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contre un anonyme, calomniateur de sa doctrine. En 1764, il fit soutenir à Toulouse une thèse très-importante, en faveur des libertés de l’Eglise gallicane , et de la doctrine de S. Thomas sur ce sujet ; elle a été imprimée dans le format in~4° latin , et dans le format in-i2 en français. On a encore de cet auteur, outçe plusieurs dissertations latines sur quelques questions de théologie :

• I. iJ Ai^torité de S.. Augustin et' de S. Thomas dans l'Eglise çathoUque, établie par tradition.

( Toulouse), i7"3, 2 vol. in-12.

II. Doctrina rJIpnesulum vindicala, seu epislola romani theologi ad VU Galliœprœsulcs, de irfiquo animadoersore qui catholicam doctrinam in breviario ab ipsis recens promulgato consignatam notare ausus est, 1774»

in— 8”. •

Le P. Ddfour vivait encore vers 1786; car ilestconsideré, i*comlue réacteur du Mémoire àcorrsulter, pour les professeurs con- Ventuels en la faculté de théologie , en runiversité de Toulouse , etc., contre les professeurs séculiers perpétuels de la même faculté , etc. Paris , Simon et Nyon, 1786, in-4' de 90 pag. ; 2®. comme auteur de l’excellent ouvrage anonyme iiltitulé : Expoiiliondes droits des souverains sur les empéchemens dirimans du mariage et sur leurs dispenses, Paris , Leclerç, 1787, in-12; imprimée avec approbation et privilège du^roi.

DUH AN (Laurent). é?n trouve, dans la Biographie universelle, à l’article de cet auteur, une expressiou qui n’est point usitée à Paris. Duhan est présenté comme auteur d’un ouvrage long-temps

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réputé dans les écoles ; le rédacteu( a sans doute voulu dire , qui a été long-temps en réputation dans les écoles. •

DUMARSAIS (Crsar-Cresneau).

•A l’occasion fie V Essai sur les préjugés, faussement attribué à ce célèbre grammairien, la Biographie universelle, juge avec bien de la sévérité les bibliographes qui jouissent de quelque ré-

J>utation ; il est malheureux seuement que daus le même article, le rédacteur donne la preuve d’une grandp légèreté et d un jugement peu solide. A l’en croire, Af. Naigeon a trompé tous les bibliographes modernes , eu attribuant au baron d’Holbach la plupart des ouvrages philosophiques publiés dans le dixhuitième siècle. Mais comment le nouveau bibliographe eréfute-t-il M. Naieeon^ C’est en affirmant que Vaistoire critique de Jésus-Christ est de Voltaire, parce qu’il a reconnu dans cet ouvrage l’auteur de la Bible enjin expliquée. Pourquoi les éditeurs de Voltaire, Beaumarchais, Condorcet, M. de Croix , etc. , n’ontils pas eu la même sagacité ? Qui ' aurait empêché Voltaire d’avouer Y Histoire critique deJéius-Chpist, lui qui, dans tant d’ouvrages, et dans tant de circonstances , a combattu sa divinité? Pour moi, je préfère, je. l’avoue , à l’autorité de M. D. L , celletie M. Naigeon , qui m’a fait une si franche confession sur lés ouvragcA philosôphiques publiés de son temps , qu’aucune de ses indications n’a encore été détruite par les ouvrages publiés postérieurement à ses aveux ; tels sont les Correspondances de Grimm, de madame

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DeffantjdeGaliani , etc. ;etpuis, uelle peut donc être l’autarité ’un bibliographe gui vient nous dire que Dumersais ne fut point Yéditfur d’un livre étranger à son genre d’études ( Essai sur les préjugés)! On n’a jamais avancé* une telle ineptie, puisqiie Dumarsais était mort depuis quatorze ans, lorsqu’on publia cet

Essai.- M. P • dans ses Mé~

moires ecclésiastiques témoigne une grande déférPtice pour les assertions de M. D. L. Je le félicite de sa bonhomie. •

* DUMAS (Philippe) naqiiit à Issoudun en 1738; il' y ht ses premières études et à l’âge de 12 ans, il alla les continuer à Paris, dans le .collège du Plessis. Les succès qu’il y obtint le 4éterminèrent à se faire recevoir aggrégé à la ftcultqdes arts de l’université de Pans ; en attendant une place convenable à ses talons , il alla d’abord faire une classe de grammaire à La .Flègjiè , et ensuite enseigner la rhétorique à Metz , où il se maria. C’est de-là qu’on l’appela à Issoudun, sa patrie , pour venir y être principal du ‘collège. La circonstance de son mariage fit naître quqs difficultés qu’il aurait facilement levées mais toute discussion lui était pénible ; il quitta Issoudun et vint à. Toulouse occuper la chaire de rhétorique du collège royal , • qrfe M. de Brienne lui avait fait offrir. Dans ses noftvelles fonctions , M. Dumas se concilia l’estime générale, et il fut nommé;en 1782, membre de l’académie des Jeux floraux, il niourut un maois après cette nomination. On doit à ce profes- ^seur les ouvrages suivans :

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I. Les Colloques choisis d’Erasme, traduits en français, avec le texte vis-à-vis de la traduction, suivis de trors dialogues moraux tirés de Pétrarque et de Maturin Cordier. Paris, Brocas-, 1762; in- 1 2'.

IL L’ Economique de Xénophou , et le projet de finances du même.auteur, traduits en français ; avec des notes. Paris , De— hansj-, 1768 , in-i2. Cette tra- ’duction fit autant d’honneur ad go^t et au bon esprit de l’auteur, qu’à ses connaissances et à ses talens.

III. Psaumes de Davi (175) traduits en vers hexamètres , par Buchanan, Uommire et autres.

Toulouse , 1^80 , in-12.

Plusieurs psaumes ont été traduits par l’auteur, qui se proposait de donner Une suite à ce volume. * ^

Ou doit jiussi à M. Dumas de nouvelles éditions revues et augmentées

I Des Rudimens de la langue latine', à l’usage des collèges de l’université de Paris. Paris, l’jSi,

2°. De la Grammaire grecque de Clénard. Paris, 1763, in-12.

3“. Du Manuel des grammairiens de Nicolas Mercier. Paris, 1763 , in-\2.

( Mémoires pour servir à t histoire des Jeux floraux de Toulouse, par M. Poitevin-Peitavi.

France littéraire de 1 769 , etc. )

♦ ÏIUMAS ( Charles - Guillaume-Fréd*uc ), né en 1725. On a de lui :

I. F'oj-ages et découvertes , fait* par les Russes , traduits de l’allemand de M*. G. P. Muller. Amsterdam, 1766, 2 vol. petit in-8*.

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lï. Relation historique deVexpédition contre les Indiens de l'Ohio en 1764, commandée par le chevalier Henri Bouquet , etc.; traduite de l’anglais. Amsterdam, 176g, in-8°.

lU. Examen de la doctrine touchant le salut des païens , ou nouvelle apologie pour Socrate, traduite de l’allemand de J. Auguste Eberhard. Amsterdam , 1773, in-8®.

Y I. Examen de la traduction des livres 34 « 35 et 36 de Pline l’ancien , a vec des notes par M.Falconet, 3Q||pteur. ln-12. Extrait du Journal encyclopédique des mois dé juillet à septembre >775, et dans le tome sixième des OEu- ^ vres de Falconet. Lausann'e , r 1781 , in-8".

M. Dumas a fourni des articles n la Bibliothèque des sciences et des beaux-arts, journal qui s’imprimait à La Haye, et qui a fini au 100* vol., en 1780 inclusivement.

* DUMAS (Jean), pasteur de g l’Eglise française à Leipsick, mort la le 4®'^''*^ *799» * pnbfié:

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