EME
dire : Il vivait dans le. \m^ siècle, comme l’etssure Pierre Galesini?
Bellarmin prétend que Calecas vivait sur la fin du xiv* siècle ; mais le P. Echard prouv.- qu'il le faut placer au commencement du xv'.
M. l’abbé ( ioujet avait remarqué, dans sou Supplément du Dictionnaire , en 1735 , que les deux premières opinions étaient fausses, et qu’il fallait s’en tenir à la critique du P. tchard ; le compilateur de la dernière édition a fait de cela un fort mauvais salrai- t goiidis.
EMERY (.Iacques-Avdré) , supérieur général de là congrégation de St.-Sulpice , suivant la Biographie universelle. Il eût été plus exact de le désigner connue supérieur g«-uéral de la cominu— nanté des prêtres de St.-Sulpice.
Tel est le titre de l’établissement fondé par un, ancien curé de St.- Sulpice , M. Olier. M. l'imery s’est montré digne de devenir l’un de ses successeurs. Aussi connu comme homme de lettres que comme théologien, il s’est attiré quel—' ques désagrémens p;y la publicafj tion des Eouveairr opuscules dÀ Fleury, Pans, 1807, in-12. Ka Biographie que les addi-
tions k ces opusculës ont servi de prétexte pour inquiéter l’éditeur:
cela n’est pas exact. C’est la préface mise par M. Emery , en tète des Opuscules de Fleury, qui mécontenta le gouvernement ; pour se justifier, M. Emery publia des Corrections et additions qui déplurent au moins autant que la préface. Ces mécontenteinens etaient-ils fondés.^ Voilà ce qu’il était utile d’examiner. On avait lieu de s’étonner de voir l’ancien supérieur d’une communauté ,
EME EME 3o5
et qui l’était alors du sé- loue un jour la sagesse et ne réminaire de Paris, s’efforcer de clame l’autorité : parce qu’en prouver que Fleury et Bossuet même temps qu’on y rejette des n’étaient pas aussi attachés qu’on prérogatives qui n’ont pas de fonle croit communément à la doc- dement dans l’Evangile , on y trine des quatre articles de l’as- établit celles qui sont de droit disemblée du clergé de France de vin , et sur lesquelles repose l’iml’année i68a. On pouvait donc muable grandeur du Saint-Siège ; considérer M. Emery comme le et, si l’Eglise gallicane y indi— chef du parti ultramontain, qui que d’une main la partie de l’édéposait ses mauvais principes dibce que l’on peut abattre , elle dans le journal intitulé , d’abord montre de l’autre celle qui doit Annales religieuses , et ensuite , être à jamais sacrée et inviolb- Mélanges de philosophie. ble. Le nrdment n’est peut-être
On voyait encore que M. Eme- paséloignéoul’onadoptera.dans ry , en publiant les Opuscules de les Etats catholiques de l’Europe, F*leury, cherchait à prouver que , nos maximes , et la crainte qu*en dans certaines circonstances , la poussant précipitamment la juripuissance des Papes est souve- diction du pape, on ne la fasse raine , et quelle s’élève au-dessus reculer au-delà de ses justes bor— de toat. Le moment était assez nés , nous a donné lieu de faire ourrappelerdesmaxi- l’observation précédente. » cour de Rome a abu- En faisantreimprimer,en i8o3, sé si souvent , et que Pie VI venait V Esprit de /..eiônitz sous le nom de faire revivre par ses protesta- de Pensées de I^eibnitz, M. Emery lions contre les- lois organiques n’a pas reproduit ce bel éloge de du Concordat de 1802, et parti- nos libertés ; il ne craignait donc, culiërement contre la doctrine de pas dès-lors de passer pour ultra- 1682. Il y avait dans cette con- montain.
duite de quoi inquiéter le gou- La préface des Opuscules de vernement le moins ombrageux. Fleury et les additions renfer- M. Emery était d’autant plus ment en outre les raisonnemens blâmable, que, long-temps aupa- les plus captieux et dont il est ravant, c’est-à-dire en 17^2, dans très-facile d’abuser. L’auteur la préface de son Esprit de Leib- commence ainsi : <• Il est un petit n/tz , il s’était déclaré le partisan nombre d’auteurs dont la répusiiicère des libertés de l’Eglise talion se soutient et va même en gallicane. Vôici ses expressions : croissant. Tel est M. l’abbé Fleu-
<■ Nous ajoutons, pour écarter ry » Cette réflexion est très-
jusqu’aux plus légers soupçons adroitement présentée pour arà’ ultramontanisme , que nous river au but que se proposait l’ésommès très-attachés aux maxi- diteur ; mais elle est fausse histomes du clergé de FVauce , consi- riqiicment; car la réputation de gnées dans la déclaration de 1682. l’abbé F’ieury a été violemment Nous la regardons ,cettedéclara- attaquée depuis quarante ans. tion , comme un monument pré- Dès l’année 1778 , on vit paraître cieux , même au Saint-Siège, une édition de son Catéchisme dont nous ne doutons pas qu’il ne historique, avec des notes satiri-
mal choisi p mes dont la
:îüG KMj'
qnes par l’abbe Paquot. En 1781, l’abbé de Feller , dans la première édition de son Dictionnaire historique, censura avec amertume l’Histoire ecclésiastique de Fleury , ses Discours et son Catéchisme. 11 esta remarquer que les ante U rs d es Mélanges de philosophie ont proclamé ce Dictionnaire le meilleur ouvrage de ce genre.
Vers 1794,1e docteur J. Marchetti publia, en italien, unecrit?f|ue très-vive de V Histoire ecclésiastique de Fleury. Ndws en avons une traduction française , d’après la quatrième édition italienne, 2 vol. in-8°, i8o3. L’ex-jésuite Rossignol fit imprimer à Turin, en 1802 , scs Réjflexions sur V Histoire ecclésiastique de M. l’abbé Fleurj, 1 vol. in-8“. II dit, dans* sa iiréface , que l’Histoire de l’abbé Fleury est un monument élevé, non à la gloire , mais à l’opprobre du christianisme. - Il ajoute qne sa célébrité , aussi fragile que le verre , a été l’effet d’un faux éclat , qu’un examen sérieux et réfléchi aurait dû faire bientôt disparaître. M. l’abbé Rossignol a envoyé son ouvrage à un grand nombre de cardinaux , qui lui ont adressé les réponses les plus flatteuses. M. Emery a pu connaître encore les Remarques italiennes du chanoine Alphonse Miixzarelli, théologien de la Ste.- Pénitencerie , sur l’Histoire ecclé-