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tombent tous les jours. La rppu- trouve aussi dans le Dictionnaire tation de. Newton n’a nullement deM. Chaudon. Les continuateurs
souffert des attaques du chevalier de Forbin ; quant à nos géomètres, ils n’ont pas paru ébranlés .
de ses objections. '
Le chevalier de Forbin a laissé un manuscrit qui a pour titre :
Exposition des droits de la puissance temporelle en matière de religion , par laquelle on réfute les faux principes avancés dans les actes de l’assemblée du clergé de 1765, avec l’usage que les souverains tant catholiques ^ue grecs et protestans doivent en faire pour l’entière extirpation des schismes, des hérésies et des scandales qui se sont introduits dans l’Eglise de Dieu , et pour rétablir l’unité dans la religion chrétienne. Ce manuscrit n’a jamais pu être imprimé en France. L’original est annoncé dans le Cataloguegénéraldes livres qui se trouvaient chez Detune, libraire à La Haye, 1785, in-8“. Cet ouvrage était de nature à -brouiller l’auteur avec les théologiens , comme ses autres écrits lui ont attiré la haine des mathématiciens.
On a , d’un officier de marine du même nom, de son frère probablement, Srstème ’tT imposition poar la^ libération des dettes de VEtat, 1768, m-12.
FORBONNAIS (François Véron de). La Biographie universelle assigne une fausse date à son Extrait de F Esprit des lois, qui n’a pu paraître isolémenten 1730, puisqu’il fut imprimé , pour la remière fois , en 1753, dans le ' volume des Opuscules de Fréron. Aussi, les exemplaires tirés séparément, portent la date de 1753. La fausse date de 1750 se
de Feller l’ont reproduite dans leur second volume.
FORMEY (Jean-Henri-Samüel) , secrétaire de l’académie de Berlin. Je crois remarquer une erreur assez grave dans la nombreuse liste des ouvrages de ce savant, insérée dans la Biographie universelle. Le numéro XX v , Frédéricle-Grand , Voltaire, etc., 178g, in-8°, est une critique du numéro XXVI , ou Souvenirs d’un citoyen; cette critique est*de M.
Jeai^harles La veaux , et son titre entier est ; Frédéric-le-Grand , Voltaire, Jean-Jacques Rousseau , d' Alembert , etc. , vengés contre le .secrétaire perpétuel de V Académie de Berlin , 178g, petit in -8”. Il y a aussi quelqiie inexactitude dans la Biographie des hommes vivons , relativement au même objet. V. l’article Laveaux.
■f FORNIER (Jean), naquit en Quercy,dans la fameuse ville de Montauban. Quoique son nom ne soit presque pas connu dans le monde , si est-ce qu’il fut un des premiers poètes après Marot,qui
S rit le soin de régaler la France es prémices de ses Muses. En effet, dèsl’an i557, il fit imprimer à Tholose, in-12 ,etnon pa.s in-8“, comme ont dit quelquesuns de nosbibliothécaires(i), qui se suivent et se gâtent ordinairement l’un l’autre , un livre intitulé les Epi^rammes érotiques, que , sans ecorcher la Lingue
(i) Duverdier et Draude,
grecque , il eût plus justement appelé Epigrammes amoureuses.
Cest au frontispice «le ce livreque l’on peut voir le portrait de sa maîtresse , en taille de bois, avec uneinscriptionoudédicaceenvers que j’insérerai ici d’autant plus volontiers , que, par elle, le lecteur pburra juger de la rudesse ou de la facilité de son style , même de la mesure de toutes ses autres épigrammes, qui sont toutes de dix vers, de dix à onze syllabes, comme la Délie de Maurice Sceve , Lyonnais.
mon Sannazar dans les siennes.
( Epigr. 66).
Qui n’a jeté mille fois mille larmes ’faict mille plaincts, mille soiipirs grinçans ,
Celui pour seur n’a senti les alarmes Que donne amour aux plus obéissants :
Car tout ainsi que les prés ûeurissans INe sont jamais saoiils d’eau pour nourriture ,
Mouches à miel ne sont eu leur pâture Saoules au ver de ses nouvelles fleurs , M'y les chevreaux de la tendre verdure , Aussi l'amour n’est jamais saoul de pifeurs.
Pour ton haut nom , qui remplit l’univers.
Faire immortel il n’était besoin, dame.
Que fisses mettre en lumière ces vers Qui n’adjoindront rien à ta bonne famé , Mais pour témoin de cette ardante flame Qui m’a du tout à toi seulle asservi ,
'1 ont ce qu’amour à mon esprit ravy VouJlu dicter, je te voue et dédie.
Comme tu sais que dés que je te vy Je te sacrai tous les faits de ma vie.
Sur quoi j’avertis en passant ^ue par ce mot purement latin , <aoules au ver, il veut dire ,
Saoules au printemps.
Voire meme auparavant ces epigrammes érotiques , il avait fait imprimer à Paris , l’an i555, quelques Chants Irriques , au nombre de dix-neuf, et en outre, dix-huit sonnets intitulés ; L’U-
Jc crois qu’en lisant ces vers assez fades, on jugera que notre poésie française n’etait encore, sur les rives de la Garonne et du Tarn, que dans son enfance et que dans son berceau , et que , hormis Marot , qui sans doute était mort en ce temps-là , et Ronsard qui commençait alors à fleurir , il y avait fort peu de bons poètes supportables en France. Ce n’est pas que parmi ce grand nombre d’épigrammes qui passent le nombre de deux cents, et que j’appellerais plutôt dixàins , puisque la vertu de l’épigramme, c’est d’être vive , aiguë et perçante , il n’y en ait (]uelques-unes qui ne sont pas à rejeter, témoin celle-ci, qui est sans doute imitée ou de Virgile , dans ses Eglogues , ou de
ranie avec T Unanomachie sur la naissance du roj Henry JI, qui fut l’an iSig, le dernier jour de mars. En quoi se trompe lourdement La Croix du Maine , qui appelle ces dix-huit sonnets un seul poënie , et qui ne lui attribue que ce seul ouvrage. •
Et l’année même , je veux dire l’an i555 , il fit imprimer à Anvers les quinze premiers chants •de Roland le Furieux , qu’il avait traduits en vers français, des Vers italiens de l’Arioste : travail qui est d’autant plus pénible et considérable que ce n’est qu’un échantillon de la pièce entière , u’il avait achevée, comme il le it lui-mêsne dans sa préface au lecteur , et qu’il y rendit toutes les stances toscanes de l’Arioste
en autant de stances françaises , sans faire enjamber l’une sur l’autre , ni les paroles ni 1« sens; et que se tenant ainsi dans les bornes étroites qu’il s’était prescrites, il leur donne toute la grâce dont son esprit et son siècle étaient capables : c’est ainsi qu’il commence ce poème : *
Les Chevaliers , armes , amours et dames ,
Leur courtoisie et fais je veux chanter. Quand par la mer d’Ail'rique à voile et rames
Maint More vint la France tourmenter Kn suivant l’ire et les ardentes fiâmes D’Agranoant roi qui se voulut vanter , Venger la mort du vieux Trojan son père,
Sur Charles roi et empereur prospère.
S’il en faut croire La Croix du Maine et du Verdier , ce fut lui Cjui traduisit encore en prose française les Ajffections d’amour du grec de Parthenius, ancien auteur , avec les Narrations d’a^ mour tirées du fameux Plutarque.
Mais s’il en faut croire la vérité, ce ne fut point ce Jean Fomier de Qucrcy , mais un certain Jean Fournier, Poitevin , comme on peut le voir clairement au frontispice du livre qui a été intprimé tant de fois en France, et particulièrement à Rouen, l’an iSgq.
Où l’on voit la bévue de ces négiiens bibliothécaires qui confonent fort souvent les auteurs et les prennent l’un pour l’autre.
Du Verdier lui attribue encore une version française de V Histoire des guerres de Guyenne et de Languedoc, contre les hérétiques. Mais je suis le plus trompé dumonde, si ce n’est un ouvrage de la façon de ce même Jean Fournier, Poitevin.
Et ce qui me. confirme d’autant
plus dans cette créance , c’est que je me souviens de l’avoir vu autrefois sous ce nom de Fournier, et non pas de Fornier , qui était le vrai surnom de notre poète ; et q^ue Duverdier lui-même dit qu’a fut mis en langue française
f»ar Jean Fournier, et imprimé ’an 1569, temps auquel sans dqute je crois que ce poète était mort.
Outre ces deux bibliothécaires 'qui ont parlé de lui confusément jusqu’à dire qu’ils ne savent si ces deux Fornier et Fournier ne sont qu’un même, comme si un Quercinois pouvait être un Poitevin, Draude fait encore mention de lui dans sa Bibliothèque exotique.
( Histoire manuscrite des poètes Jrancais, par G, Colletet.)
N. B. ,1. Fornier étant un des auteurs du xvi‘ siècle , au sujet duquel nous manquions de renseignemens positiR , j’ai cru devoir insérer ici en entier l’article de Colletet qui le concerne; il contient de graves méprises , mais il sert aussi à en rearcssr d’autres.
1°. Colletet s’est trompé en distinguant Jean Fornier de Jean Fournier , puisque la traduction des Affections a amour est signée J. Fomier , AM bas de l’Epître dédicatoire de l’édition de Paris, et porte le nom de J. Fournier %nr le frontispice de l’édition de Lyon.
Voyex l’excellent Mémoire, où l’on établit la différence des deux éditions faites en la même année ( i555 ) , à Püris et à Lyon, de la traduction française de J. Fornier , du roman grec de PartheniusdeNicée; par l’abbéde Saint- Léger, en tête de la nouvelle édition de cette traduction. Paris , Guillaume, 1797 , in-S" et in-i8.
ou <lans la BiblTothèque des romans grecs.
2” . La Biographie universelle a ignoré la dale de l’impression des Kpi grammes érotiques, et elle s’est trompée sur le lieu d’impression des Chansons lyriques.
On devait dire dans la’ même Biographie , que l’édition de la traduction f^rançaise de Partli^enius , Paris, 174^5 ressemblait à la première de Paris , i555, et non à la seconde de Lyon , même année.
Le mémoire de l’abbé de Saint- Léger prouve qu’il n’avait pas eu communication du travail de Colletet sur les poètes français.
L’abbé Goujet avait fait aussi de vains efforts pour se le procurer ; i’ai été plus heureux que ces deux illustres bibliographes ; mais ma plus grande satisfaction est d’avoir trouvé une occasion de faire jouir Te public d’une partie des profondes recherches de Colletet , sur nos anciens poètes.
FORTIS (Jean-Baptiste) , littérateur italien. La Biogr. univ.
présente comme un extrait curieux de son Voyage en Dalmatie , l’ouvrage anonyme intitulé :
les Morlaques , ''’enise , 1 788. Le rédacteur ne sait si c’est l’écrit de oe nom , que les bibliographes attribuent à madame de Wynne, comtesse des Ursins et de Rosenberg. L’ouvrage de celte dame, imprimé en 1788, sans indication de lieu , 2 vol. in-4°, n’a rien de commun avec le V oyage de Fortis. Les circonstances singulières d’un fait tragique , arrivé k Ve*nise entre quelques Morlaques , intéressèrent l’auteur, et , en réveillant sa curiositésur un peuple si peu connu, donnèrent naiss.T.nce