‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 223 sur 314 · GAL 3G · texte numérisé non relu

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votion. La traduction est intitulée : Excellence de la dévotion au cœur aclgral/le de Jésus- Christ.

Nancy, Sbuve Balthazar, 174^, iu-4°. Feller a oublié de la mentionner ; du reste, son article contient les réflexions les plus judicieuses sur la fameuse dévotion. Il y prémunit les personnes véritablement pieuses , contre la dévotion au cœur de la Sainte Vierge , que voulait aussi établir le P. Galifet. Cette dévotion a trouvé, dans ces derniers temps, nombre de partisan^. La Biographie universelle n’a point doViné d’article au P. Galifet.

GALILÉE GALILEI, l’une des plus célèbres victimes du tribunal de l’inquisition. Cette épqque de la vie de Galilée est présentée , sous ses véritables traits , dans la Biographie universelle ; on y couvre de ridicule ses juges , qui l’ont forcé d’abjurer son opinion sur le mouvement de la terre ; mais ou convient que le tribunal redoutable , auquel il fut soumis, n’exerça pas envers luises dernières rigueurs. Galilée ne fut pas jeté dans les cachots du saint-oflice ; on lui laissa son domestique; il ne fut pas même mis au secret. Il eut pour prison le palais de l’archevêque de Sienne, Piccolomini, son ami et sou élève : ce palais était magnifique et entouré de superbes jardins.

Il m’a 'été facile de me convaincre de la justesse de ces récits , ayant eu , plusieurs années , à ma disposition, les jiièces originales du pVocès de Galilée , formant I vol. in-4“ assez épais ; j’ai lu ces pièces avec attention ; je les ai fait lire à plusieurs de mes amis , et nous sommes dc-

meures convaiucijs qu’il n’y avait rien dans ce fameux procès , qui ne fût déjà connu; c’^ ce qui " m’a empêché d’en faire^Jhtinuer une traduction française dont je

fmssède le commencement. A ’appui de ce que j’avance ici , je rappellerai fa discussion qui s’est elevée , en 1786, dans les journaux français, au sujet de Galilée. M. MalletduPan inséra, dans le Mtrcure. de France, un assez long article intitulé : Mensonges imprimés au sujet de la persécution de Galilée ; il y soutenait qu’il fallait excuser le tribunal de l’inquisition , et q*ue Galilée fut lui-même la cause de ses malheurs. L’illustre victime trouva un apologiste dans M. Ferri , de Rome , qui depuis s’est fait ccfnnaître si avantageusementpar plusieurs Ouvrages ivtiles. (.'ette apologie,insérée aussi dans \e Mer- Cure, est tirée principalement de la vie la plus étendue qu’on ait de Galilée , par Louis Brenna , et insérée par l’abbé Fabroni , en 1778 , dans le premier volume des JFitæ flalorum. L’article de M. Ferri m’a convaincu que le procès original de Galilée , avait été bien connu de tous les Italiens , qui avaient pris sa défense. On * trouve les articles de MM. Mallet du Pan et Ferri , dans l’Esprit des journaux , février et mars ij85. Feller prend parti pour Mallet du Pan , contre M. terri.

Cela n’est pas surprenant’.

En lisant l’article Galilée de la Biographie universelle , j’ai remarqué que l’auteur ne s’était * pas exprimé avec son' exactitude orainaire , relativement à un important ouvrage de Galilée.

Suivant lui , ce fut un Français , le P. Mersenne , qui publia , le

jireiuier, la Mécanique de Galilée : la vérité est , qu’on doit au P. Mersenne , les Mécaniques de Galilée, trad. du latin, Paris, 1634 , in-8".

GALIM.ARD (le P.), jésuite, Voy. les mots Foix et Gisbekt. j

G ALLABD (Germain) , docteur de Sorbonne et grand-vicaire de Senlis. Il est vrai quecetabbé fut chargé par le clergé de France , de recueillir les diflerens ouvrages de l’immortel archevêque de Caipbray , et qu’à cet effet on lui confia les manuscrits de l’auteur de Télémaque; mais cet abbé se contenta de rassembler des matériaux : on fut obligé de lui’ adjoindre le père Querbeuf^ ex-jésuite , qui , suivant la Biographie universelle , acheva j l’eMition en c) vol. 111-4°, com- ■ posa la Tie de l’archevêque. L’édition dont il est question , n’est point achevée ; elle a été seulement continuée jusqu’au 9° v. inclusivement: le premierrenferme la Fie de Fénélon, composée par le P. Querbeuf. Il faut plu5 n’étude qu’on ne le croit coinmiinément; pour parler avec exactitude la languedela bibliographie. < M.P...t, auteur de l’article Gallard , s’était déjà essayé sur cet abbé, dans son Journal et dans le 4' vol. de ses Mémoires ecclésiastiques. Je retrouve encore son style et sa manière dans l’article ùallard , de l^cqptiniiatiou de Feller , et je n'y remarque pins les fautes qui défigurent celui de la j^io^raphie. il ne faut donc pa.s desespérer de M. P....t; quand un article a été refait par lui trois ou quatre fois , il offre assez de liaison et d’exactitude dans les faits.

■"GALLET (Jacques), natif de Laïuballe dans le diocèse de Saint-Brieux ( Côtes-du-Nord ) , fut long-temps simérieur du séminaire de Saint-Louis , à Paris.

C’est dans cette mahon ÎJu’il commença à examiner les matières qui divisaient a'ors les auteurs bretons et normands, au sujet de la mouvance de Bretagne et du passage des Bretons dans l’Armorique; pourvu de la cure de Compan$,au diocèse de Meaux , il y continua ses recherches.

L’abbé de Vertot s’était égayé aux dépens des premiers roisbretons. L’abbé Gallet , écrivain moins élégant , mais plus profond , plus érudit , démontra l’existence de ces anciens rois, racodta leurs expions , détermina la durée de leurs règnes, etc.

Le travail de l’abbé Gallet n’a été imprime qu’après sa mort arrivée en 1^26. L’abb'é Desfemtaines en publia une partie en 1739 ; c’est ce qui forme les tomes V et VI de son Histoire des ducs de Brelas^ne.

Mais , comme le manuscrit àont cet abbé avait eu communication , était fort défectueux , Dora Morice en donna une nouvelle édition beaucoup plus exacte, et revue sur le manuscrit original qui appartenait au cardinal de Rohan ; elle se trouve à la fin du premier volume de son Histoire de Bretagne. Le style de l’abbé Gallet était fort diffus ; D. Morice a été obligé d’élaguer plusieurs de ses preuves et de n’en présenterquelquefoisquela substance. L’abbé de Vertot , ayant vu les Mémoires de l’abbé Gallet , avant qu’ils fussent imprimés , dit à l’auteur . qu’il aurait suivi son système, s’il avait lu ses écrits,

. avant \{ue de mettre au jour ce

qu’il avait lui-même composé sur ce sujet. C’est \e Journaléle 'Fréwi/x, du mois d’avril 1724, qui nous apprend cette anecdote ,

S eu propre sans doute à accréiter Je système de l’abbé de Vertot.

■" GALLONDE (PiiruppE-CHAR- LES), chanoine «régulier de la cuugrégaliou de Erauce (ou de Sainte-fieneviève ) , né à la fère , le 17 février 1710, fil profession le 23 août 1728; il écrivait parfaitement bien , et il peut passer pour le rival du célèbre Nie. Jai^ ry, calligraphe distingué du xvii* siècle, •

On a du P. Gallonde :

I. \j’ Imitation de Jésus-Christ , de la traduction du P. Brignon , à l’usage de sa majesté catholique, Louise-Elisabeth d’Orléans, reine des Espagnes et des Indes, en 5 vol. petit in-i 2, avec mignatures et arabesques. Cet ouvrage a été îommencé au mois de j uillet 1739, et fini au mois de décemb.

1 74 1 ; je l’ai vu dans le cabinet de l’infortuné maréchal Duroc.

Louise -Elisabeth d’Orléans , fille du régent, née en 1709, reine douairière d’Espagne, avait épousé , le 21 janvier 1722, Louis I", mort le 3i août 1724 , à seize ans et demi ; elle revint en France, en 1725, avec sa sœur mademoiselle de Beaujolois qui devait épouser Don Carlos , et mourut à Paris , 1^ 16 juin 1742 , dans la 33* année de son âge ; son corps fut inhumé à Saint-Sulpice. Cette

Îrincesse était sœur de l’abbesse e Chelles, morte le 20 février 1743, âgée de quarante-cinq ans, et de Louis à’Orléans , qui prit un appartement à Sainte-Gene-

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