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milieu du XVII® siècle. Son article
est exact dans Moréri.
GAVESTON ( Pierre ). C’est ainsi que ce mot est écrit dans la Biographie universelle et dans M. Chaudon ; mais Moréri , Prosper Marchand , les éditeurs de la' Bibliothèque historique de la France, etc., écrivent GAVERS- TON. On pouvait, à la fin de cet article, renvoyer à un libelle du fameux curé de St. -Benoît , Jean Boucher, lequel a pour titre:
Histoire tragique et mémorable de Pierre Gaverston , gentilhomme gascon , jadis mignon d’Edouard II, roi d' Angleterre , tirée des chroniques de Thomas Walsingham , et tournée de latin en français , dédiée à monseigneur le duc d’Espernon. Sans indication de lieu, i588, in-8®. C’est une vive satire contre le duc d’Espernon.
GAY (John) , littérateur anglais. La Biographie universelle me reproche ici avec raison une erreur qui se trouve dans mou Dictionnaire des ouvrages anonj-mes. M. Brunet lui prouvera, dans la troisième édition de son excellent manuel, que dans ce même article elle a commis une faute bien plus grave que celle qui m’est reprochée.
GEDOYN (l’abbé), traducteur de Quintilien, etc. La Biographie-universelle ne dit pa.s que , dès i8oit , M. Adry publia une édition de cette traduction , en quatre vol. in-ia, à Paris, chez Barbon. Elle renferme toutes les améliorations qui ont été reproduites dansl’édition de i8iq.
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6 vol. in-8“ , accompagnée du texte latin.
GELLERT ( Christian-Furchtfgott) , l’un des restaurateurs do la littérature allemande. La Biographie universelle dit que ses Contes et Fables ont été traduits dans presque toutes les langues , et plusieurs fois en français , entre autres par Boullenger , et én vers , par Toussaint.
Il fallait dire , en vers, par Boulanger de Rivery , Paris, 1755, in-i2 , etenprose, parToussaint, Berlin, 1768, 2 vol. in-i2. Un anonyme avait déjà publié une traduction en vers des Fables et Contes, à Strasbourg, 1750,, petit in-8“. La traduction de Boulanger est plutôt une imitation qu’une traduction.
Ce fut en 1770 , que M. Iluber fitparaitresa traduction française des Lettres choisies de Gellert.
♦GÉNARD (François), fils* d’un marchand de vin de Paris , ruina son père qui le dégageaplusieurs foft du régiment des Gardes, où il était encore en 1752, âgé de3o ans environ. Une affaire d’honneur l’avait fait enfermer au Petit-Châtelet, en 1750. En 1762 , il fit imprimer à Noyon , sous la rubrique à’ Amsterdam , un ouvrage intitulé : Ecole de l’homme , ou parallèle des portraits du siècle et des tableaux de r Ecriture sainte. 3 vol. in- 12.
On remarqua dans cette production des impiétés couvertes de passages de l’Ecriture. On y distingua surtout les portraits de Louis XV, de la marquise de Pompadour, du prince Edouard , etc. La police saisit l’ouvrage et chercha l’auteur; il fut arrêté et
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conduit à la Bastille , le lo mars 1^52. Plusieurs personnes de condition s’intéressant à cet écrivain qui avait de l’esprit et faisait des vers , procurèrent probablement son élargissement, au bout de quelques mois. Génard profita de sa liberté pour voyager. Il alla d’abord en Flandre , ensuite à Liège , de-là à Amsterdam , où il fit imprimer un ouvrage contre Louis XV, intitulé: La Comédie du temps et l’Ecole de la femme, (^iii devait servir de pendant à Y Ecole del’homme. Il publia aussi, en 1755, un recueil d’épigrammes contre la religion et les bonnes mœurs. On le vit à La Haye, sous le nom de Rc^er.
Etant revenu à Paris en 1756, le lieutenant depolice le fit conduire de nouveau à la Bastille. Tout porte à croire que cet individu a fini ses jours dans une maison de force.
GENET (Edme-Jacqdes). On lui attribue dans la Biogr. unfv. , la traduction de Y Histoire d’Eric IV, roi de Suède , et les Recherches sur l’ancien peuple fnois , deux ouvrages qui sont de son fils.
La même erreur se trouve dans le Dictionnaire de MM. Chaudon et Delandiiie.
GENOVESI (Antoine). Les continuateurs du Dictionnaire de Feller , se sont contentés d’abré-»
ger l’excellent article que la Bio-^ graphie universelle donne à cet auteur ; mais en l’abrégeant en très— mauvais style , ils ont dénaturé un fait très-important.
L’Italie doit à Barthélémi Intieri , Florentin, la première chaire d’économie politique qui ait été fondée en ce pays ; il l’établit àses frais.
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avec l’autorisation du Gouvernement , dans l’université de Naples, en y metlantces trois conditions : que les leçons fussent données en italien ; que Geuovesi fût le premier professeur qui la remplît, et qiraprès la mort de ce savant, aucun prêtre ne pùt lui succéder. Si l’on en croit les continuateurs de Feller , cette chaire d’économie politique aurait été fondée par l’abbé Genovesi luimême.
GENTILLET (Innocent), jurisconsulte protestant assez célèbre. La Biographie universelle n’en parle pas ; mais M. Chaudon Je fait siifiisamment connaître : suivant lui. Gentillet prétend , dans son livre intitule , le Bureau du concile de Trente , que ce concile est contraire aux anciens canons et à l’autorité du Roi. Il faut que cette opinion soit fondée, puisque le concile de ’r rente n’a point été reçu en France , relativement à la discipline ; Feller ajoute au jugement de Chaudon , que Gentillet prétend ridiculement , etc. Le même Feller dit faussement que Gentillet a publié un écrit sous le titre Anti - Machiavel , 1 547 * in-i2. L’ouvrage dont il s’agit a pour titre : Discours sur (es moyens de bien gouverner et maintenir en bonne paix un royaume ,
ou autre principauté contre
Nicolas Machiavel , Florentin , sans indication de lieu, 1576, in-8® , seconde édition revue ; 1577 , petit in-i2. Il y a d’autres éditions de cet ouvrage ; le succès u’il obtint, lui a fait donner, ans la conversation , le titre éî Anti- Machiavel ; mais aucune édition ne porte ce titre.
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GENEVIÈVE de Brabant. C’est à tort tjuc la Biogr. univ. donne à l’ex-jesiiite Cerisiers , une tragédie intitulée : Geneviève de Brabant. La tragédie de ce titre parut anonyme en 1669. C’est dans une réimpression faite à Rouen , en 17 1 1 ,suivantleducdela Vallière, dans sa Bibliothèque du Théiitre- Francais ,to\n. 3 , pag. 82 , qu’on lit sur le frontispice , par M. Cerisiers, conseiller et aumônier du Roi , ce fécond écrivain était mort dès 16C2 , et c’est sans doute à cause de son ouvrage historique sur Geneviève de .Brabant , (pie l’impriraeur de Rouen lui aura attribué la tragédie composée sur le même sujet. ,
GEOFFROY (Jean-Bapt.), natif de Charolles, célèbre professeur de rhétorique au collège de Louisle-Grand , pendant vingt ans.
M. Chaudon le dit né en 1706; M. l’abbé Courtepée fait remonter sa naissance à l’année 1704.
M. Chaudon dit que son premier ouvrage est une traduction du Songe de Scipion , de la Lettre politique à Quintus , et des Paradoxes de Cicéron , Paris , I725,in-i2; ce quin’est guère probable, car M. Geoffroy n’.eôt été alors âgé que de diïneuf ans, on de vingt-un au plus- Comme l’abbé Courtepée n’attribue point ces traductions à ' M. Geoffroy , on peut croire u’elles sont d’un autre écrivain U même nom. Sa Harangue sur V amour de la patrie , a été traduite en français , par un de ses écoliers ( l\I. de Puligneux , qui est devenu premier président à .VIontauban j. Voy. \a Description histor. et topogr. du duché de
par l’abbé Courtepée.
Dijon, 1779, in-8", tom. 4- La Biographie universelle soupçonne aussi avec raison, que le > P. Geoffroy , jésuite , n’est point le traducteur du Songe de Sci- 1 pion } et, en effet, de nouvelles I recherches m’ont prouvé <pie ce * traducteur était un abbé Geof- ] froy , sous- maître au collège 1 Mazarin.
* il
GER,\RD (Phii.tppe-Louis), au- !
teur du Comte, de Fnlmonl. Rienn’est moin^ authentique que les I quatre vol. de Sermons ' publiés | sous son nom , en 1816, par les libraires de Lyon.
GERBAIS (Jean), docteur de , Sorbonne , dont on a un Traité ] du pouvoir de l'Eglise et des princes , sur les empéchemens du mariage , dans lequel il attribue aux deux puissances le pouvoir d’établir ces empéchemens. L’ab- ^ bé de Feller , qui n’accorde aucun droit à la puissance civile , sur une matière qui l’intéresse aussi essentiellement , présente contre le droit incontestable des princes, la supposition la plus ridicule et la plus extravagante, qui soit jamais sortie de la tête d’un théologien ultramontain.
GERBIER (Pierre-Jean-Bapt. ).
Je n’ai pas remarqué , dans la «curieuse notice que donne la ^Biographie universelle , des principales causes défendues par le célébré avocat , l’énoncé de celle qui a donné lieu aux Réflexions dans la cause des abbayes de Chezal-Benoist , .sur la nature et l’origine du droit du Roi , de nommer aux prélaiures de so/t * royaume. Paris, 1764, in-4° de