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I» droit dans l’Eglise chrétienne » que dans l’Eglise juive ! Et » n’est- ce pas une vérité fonda- » mentale de la religion de Jésus- » Christ , que les rois sont les mi- » nistres de Dieu , et que tout » doit leur être soumis? ”
» 11 faut donc bannir à jamais cette idée étrange , que le droit du roi n’est qu’un privilège, que c’est une canccwrbn du pape, qu’il est contraire au droit commun de l’Eglise. Il n’est permis qu’à des docteursultramontains de soutenir de pareilles maximes. Les rois nomment à toutes les prélatures de leurs Etats , à cause de leur couronne ; ils nomment, ils choisissent de n.ême tous ceux qui , dans les autres ordres de magistrature, doivent être les dépositaires de leur autorité souveraine.
Il ne faut enfin que la moindre attention , pour sentir qu’il est de l’essence même des choses , que tout dépositaire de l’autorité publique soit choisi par celui en qui réside éminemment cette autorité , et que les rênes d’un empire qui existe dans l’empire de l’Etat, ne soient confiées qu’à ceux que choisit et que nomme celui qui gouverne l’Etat entier.
» Ce ne fut pas la nomination assurée au roi par le concordat , qui souleva toutes les cours et les corps de l’Etat , contre ce traité.
L’unique causedece soulèvement fut que Y abolition des élections paraissait devoir plus tourner au profit du pape que du roi. Ce sont les termes mêmes des Remontrances du parlement. Cette cour, si rélée pour la défense des droits de la couronne , ne fut affligée que de \o\r diminuer droits du
iu>i , et de ce qu’on lui donnait
moins d’ avantages qu'au pape.
» Elle parla à la vérité avec la plus grande force , en faveur des élections; mais les efforts mêmes qu’elle fi t, pouren faire revivre l’usageque la Pragmatique semblait avoir affermi , n’avaient encore d’autre objetque la conservation des droits du roi, dont les élections étaient devenues depuis longtemps la sauvegarde contre les usurpations de la cour de Rome. Si les élections en effet n'ont lieu, disaient au roi ces mêmes magistrats, eu i4Gt ) le roi perd celte belle prérogative qii il a de donner la puissance d'élire (i). Voilà ce qui excitait le zèle du parlement en faveurdes élections. Il se rappelait que, sans leur secours, l’autorité royale ei\tpeul-être,aucommencement de la troisième race de nos rois , perdu tous ses droits sur les prélatures du royaume, et il craignait que de nouvelles entreprises ne menaçassent encore un jour les 'droits des souverains.
h .4ussi voit-on que ceux qui se sont le plus élevés contre le concordat, ont été en même temps les plus zélés défenseurs du droit de nomination royale. Personne n’a mieux senti que Dumoulin les abus, les dangers, les inconvéniens du concordat, et personne aussi n’a parlé plus dignement, ainsi qu’on l’a vu, du droit du roi de nommer aux prélatures du royaume. »
GERDIL ( Hvacinthe-Sicis- MOND ) , barnabite, ensuite cardinal, auteur d’une multitude d’ouvrages en latin , en italien et en
(i) Preuves des libertés de l’Eglise gallicane. ,
français. On remarque parmi cci derniers : I. Héjlexions sur la théorie et la pratique de l'éducation, contre les principes de J.-J.
Rousseau. Turin, 1^63, in-8“.
La Biographie universelle nous apprend , d’après le P. Fontana, que Rousseau dit, au sujet de cette critique : « Parmi tant de brochures imprimées contre ma personne et mes écrits , il n’y a que celle du P. Gerdil que j’ai eu la patience de lire jusqu’à la fin.
Il est fâcheux que cet auteur estimable ne m’ait pas compris. >> Ces réflexions ne se trouvent , ni dans les ouvrages, ni dans la correspondance de J.-J. Rousseau. M. l’abbé d'Auribeau , qui a publié à Rome^ en 180?., la traduction française de l’Eloge funèbre du cardinal 'Gerdil , prononcé en italien par le P. Fontana , ne cite pas la source d’où ce panl^yriste les a tirées.
II. Discours philosophiques sur l'homme, etc..Turin, 176g, in-8".
La Biograqjhie universelle ne nomme pas le plagiaire qui a reproduit ces discours à Paris , sans indiquer leur respectable auteur.
Il fallait mentionner cette réimpression de la manière suivante :
Discoursphi losoph /y i/es s u rl ’ h 0111 me , sur fa religion et ses ennemis (par le cardinal Gerdil), suivis des lois ecclésiastiques tirées des seuls livres saints, par feu M. l’abbé de t‘**(par Fromageot, avocat ),
publiés par M. F I). L. S. P.
D. P. (M.Feütry, de la Société philosophique de Philadelphie ).
Paris, Berton, 1782, in- 12.
GESNER ( Salomon ) ou plutôt GESSNER, pour se conformer à la stricte orthographe du nom. La Biographie universelle s’exprime