‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 290 sur 314 · HUB · texte numérisé non relu

HUB

connaissance du nora^e ce traducteur.

HÜBNER (Martin ) , professeur d’histoire en l’université de Copenhague, de la société royale de Londres , et de l’académie des inscriptions et bellesrlpttres de Paris, né en 1723 mort le 7 avril 1795, a publié:

I. Le Politique Danois, ou r Ambition des Anglais démasquée par leurs pirateries. Copenhague, Frédéric Mons,’i756, in-12. -r-Nouv. édition en 1759, aussi in-i 2, à Copenhague (Paris), mais entièrement refondue et augmentée. On assure que l’impératrice de Russie, Catherine II, a fourni à l’autaur la plus grande partie des matériaux de cet ouvrage; il a été réimprimé à Paris en i8o5, chez Viiiçard , sous ce titre : V Esprit du gouvernement anglais , ou son système politique et c^ui des puissances de l’Europe pendant deux siècles.

II. Essai sur l’histoire du droit nu/ure/; Londres , fjSq , 2 vol.

in-8“. Ouvrage estime. ,

III. De la saisie des bdtimens neutres, La Haye, 1757, 2 vol.

iu-i2, réimprimés en 1778. Cet ouvrage est le premier dans lequel on ait tâché d’écjaircir la matière qui y çst traitée ; lesprincipes de l’auteur sont sujets à discussion, et il en tire des conséquences un peu équivoques ; c’est ce qu’a tâché de prouver un écrivain pseudonyiîe danS la brochure intitulée T Doutés et guettions proposées par Montanus à Batavus , sur les droits de ta neutralité , par Hubner , etc., Lon- •Ires ( Hollande) , 1781, in-8“de 60 p. ,

HUE

HUES ( Robert ) , écrivain anlais, oublié par les rédacteurs e tous les dictionnaires historiques. On a de lui un traité De Globis et eorum usu , qui a été souvent réimprimé depuis i594 7 époque de sa publication jusqu’en i663. Il en existe une édition d’Amsterdam, 1617, avec des notes de Jo. Isaac Pontanus.

Henrion l’a traduit en français , Paris, 1618.

HUET (Pierre-Daniel ) , évêque d’Avranches. J’ai à me féliciter d’avoir enrichi la Bibliothèque du Roi d’un manuscrit précieux contenant trois cents lettres environ* de ce savant évêque.

Elles faisaient sansdoute partiedu legs qu’il ht de sa bibliothèque, en avril 16^ t 7 à la maison professe des Jésuites , rue Saint-Antoine ; mais au moment de la révolution , elles se trouvaient dans le cabinet du P. Querbeuf, ex-jésuite. Les disputes relatives à la constitution civile du clergé , ayant déterminé cet ex-jésuite à quitter la France , le scellé fut mis sur sa bibliothèqfue. En ualité ,de membre du conseil e conservation des objets de sciences et d’arts, je fus chargé , dans le courant de l’année 17^, d’aller recueillir cette bibliothèque pour la placer dans un des dépôts' nationaux. Elle était trèspeu nombreuse ; mais heureusement j’examinai un tas assez considérable de jpapiers qui semblaient mis au rebut. Ce fut au milieu de ces objets que j’aperçus deux vol, de lettres mal conditionnés. En les ouvrant , je m’assurai bientôt qu’ils avaient

fil us de valeur que tous les ivres imprimés de ce cabinet.

' HUE

Plusieurs lettres sont de la main même de M, Huet ; il a revu et corrigé les autres.

L’abbé d’Olivet , dans l’éloge de Huet , compte* parmi les manuscrits de son illustre ami , dont il a eu connaissance , cinq à six cents lettres , tant latines' qùe françaises , écrites à des savans.

Les lettres que je retrouvai étant toutes latines , ne forment donc que la moitié de celles dont parle , l'abbé d’Olivet.

D’Aleinbert a fait aussi un éloge de Huet. Il avait eu communication d'un volume de lettres françaises et manuscrites de notre savant évêque , adressées la pluart au P. Martin , cordelier à aen. Ce volume, qui formait sans doute la seconde partie des lettres dont parle l’abbé d’Olivet , était devenu la propriété de l’abbé Leblond; j’ignoreen quelles mains il se trouve aujourd’hui.

Les cinquante-huit lettres latines de Huet, publiées en i'^ i2*, à Parisf par l’abbéTilladet, dans le t. II des Dissertations sur diverses matières de religion et de philosophie, font partie des trois cents ue possédait le P. Querbeuf.

lusieurs autres de ces dernières ont été aussi imprimées à différentes époques. On en trouve dans le dictionnaire de Chaufepié , à l’article Huet, Voyez le même article dans le Moréri de 1759.

D’après un rapport sur le recueil en 2 volumes in - 4“» fait au conseil de conservation, et rédigé par mon respectable et savant collègue Poirier , le ministre de l’intérieur ordonna le dépôt du recueil à la Bibliothèque du Roi.

Ce rapport , qui mérite d’être lu ,* a été inséré dans le Journal des Savans, du mois de juin 1797.

HUE 457

La Biographie universelle s’est trompée en renvoyant à l’année 17^ , pendant laquelle if n’y eut point de Journal des Savans.

La note insérée dans l’article de la Biographie universelle , donne à entendre que l’ancienne bibliothèque de la ville de Paris a été transférée, en 1817, àl’Hôtelde-Ville. Cela n’est nullement exact. Elle a été donnée à l’Institut, en 1797, par le Directoire exécutif, et elle forme aujourd’hui la bibliothèque de cette Société littéraire et savante. La bibliothèque, qui se trouve yaainnant h l’Hôtel-de-Ville , a été tirée des dépôts nationaux ; elle prend tous les jours de nouveaux accroissemefts par les soins de M. le préfet de la Seine.

L’ancienne bibliothèque de la ville n’a possédé aucune partie des livres de Huet. A la suppression des Jésuites ijiKfurent acquis par le Roi.

La Biographie universelle ‘devait dire que la traductioi^rançaise de la Dissertation sur^ navigation de Sahmon, par Desroches , se trouve dans le second volume des Traités géographiues et historiques pour faciliter intelligence de F Ecriture sainte ,

Subliés en 1780, par Bruzen de la lartinière. La^manière dont elle s’exprime à ce sujet, est inexacte et inintelligible.

L’églogue de Huet , intitulé* Lamp^ris, le Ver luisant , a été traduite en vers français ( par l’abbé Tallemant). Paris, 1709s in-i2. Cette traduction a été insérée dans le recueil des fables de l’abbé Saas, qui ne connaissait pas l’auteur de la traduction.

Le Voyage eh Suède a été traduit en prose par M. Crignon d’Or-

458 HDI

lé«ns. Voyez les Mélanges de littérature étrangère , par Millin.

Paris, 1786, in-i2, tom. VI, pag. 97 et suiv.

■*' HÜISSEAÜ ( J. d’ ), ministre et professeur à Saumur, publia en' 1670 un petit volume intitulé la Réunion du christianisme , ou la Manière de rejoindre tous les Chrétiens sous une seule profession de foi. La même année le synode d’Anjou condamna ce livre ; il fut aussi attaqué six semaines après sa publication par la Bastide ,^ans la brochure intitulée :

Remartfues sur un livre intitulé laRéuuionduChristianisriie, etc.

1670, in-i2. D’IIuisseau ayant voulu en faire l’apologie pSr des remarques sur les remarques, etc.

1670, in-i2, on le déposa de son ministère et de sa chaire. 'Toute l’école de Saumur eut part à son ouvrage ; le célidire Tannegui Lefevre en cnrfl|ea les épreuves.

D’Huisseau passa en Angleterre ; il y^t rétabli dans l’exercice de son ftnistère, sans qu’on exigeât de lui la moinéhre rétractation.

La principale cause de la persé-r cution suscitée contre lui, était la crainte de voir les protestons se réunir avec les catholique».

On doit encore à ce ministre la Discipline des; Eglises réfor^ mées de France, avec un recueil des observations et questions sur ■ifs plupart des articles d’icelles , tiré des aete^des synodes ffotionaux, i65o, in-4' i réimprimé aveedes augmentations, à Genève en 1666, in-4° ; et à 'Bionne près d’OrJéans en 1675, in-ia.

Il existe des Plaintes contre M. D'Huisseau , ministre, présentées au consistait^ de Saumur le 21 avril ’i656, 111-4*. ' '

Page 1