INN
ouvrage fonnant quatre volumes a été soigneusement conservé par tous les princes de la famille des Stuarts, jusqu’à ce que la mort du dernier d’entre eux le fît tomber dans les mains de sa bile la duchesse d’Albanie. Celle-ci , en mourant, le légua à l’abbé Waters, procureur- général des Bénédictins anglais à Rome, qui le céda au pnnce-régent d’Angleterre pour une pension. Le manuscrit fut remis au docteur Clarke, bibliothécaire ordinaire du prince , qui , après un travail de plusieurs années , le fît imprimer vers la fin de 1816, à Londres , 2 vol. in-4“. M. Jean Cohen, ancien censeur royal, en a donné une traduction française qui a été très-bien accueillie, Paris , 1819, 4 w/. m-8“.
♦ INNES ou INNÉS (Thomas ) , frère du précédent, vint à Paris, à l’âge de 1 5 ans , faire ses études au collège de Navarre ; il embrassa aussi l’état ecclésiastique.
Lorsqu’on l’eut ordonné prêtre , Ü retourna dans son pays pour y travailler aux missions ; trois ans après , iV fut rappelé par son frère , qui le fit nommer son successeur dans la principalité du collège des Écossais : il remplit cette charge avec beaucoup de soin , et se lia d’àmitié avec Port- Royal , principalement avec l’abbé Duguet et avec Rollin ; il de* manda à Santeul des hymnes en l’honneur des saints fondateurs de l’Eglise d’Angleterre. En 1726, il entreprit de réfuter une histoire infidèle de l’Église d’Angleterre, donnée par un protestant; ayant été dénoncé comme janséniste , à Roaae et à Paris , par un jeune Écossais , son disciple , fà-