‹ Examen d'un ouvrage intitulé: Des doctrines philosophiques sur la certitude dans leurs rapports avec les fondemens de la théologie par l'abbé GerbetChapitre 124 sur 152 · CHAPITRE HCITIÈMi:. 3 a · texte numérisé non relu

CHAPITRE HCITIÈMi:. 3 a

culte de reconnaître une foi semblable dans le Protestant à qui l’on présentait «pour la première fois le livre de rKcriture ; il disait aussi <[ue ce Protes'ant croyait déjà d’une foi humaine la divinité de Tlicriture , sur le témoignage de ses parens et de ceux qui l'instruisaient. Mais ce n’est pas de cette foi qu’il était question entre lui et Bossuet.

De plus , la doctrine du consentement commun ne dispense pas les hommes de tout examen pour s’assurer de la vraie Religion ; l’Auteur de V Essai en convient expressément. La diversité des cultes , dit-il , prouve la nécessite d’un examen sérieux. ( Essai , t. ii. p. 1 79. ) Et en effet , il faut bien un examen ou une inspiration pour discerner, parmi tant de cultes, celui qui est le véritable. Sans cet examen , on courrait évidemment le risque de prendre la plus petite autorité pour la plus grande. Mais l’enfant n’a pas fait cet examen , il ne connaît qu’une autorité, celle qui l’a instruit. C’est bien la plus grande pour lui , mais est-ce la plus grande en effet ? Il n’en sait rien. On le lui dit, et il le croit ; mais on en peut dire autant à tout autre enfant , en toute autre Religion ; et il le croira également , du moins jusqu’à ce qu’il ait eu le temps et le moyen de faire l’examen des diverses autorités. Une foi divine peutelle reposer sur un semblable fondement ? Pour un enfant élevé dans la Religion Mahométanc ,

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