CHAPITRE TR0ISI^;ME
n falsitatis apparentia adniisceri potest, ut pat et n in dignilatibus ( primis principiis ) unde intel- » lectus non potest subterfugere quin illis assen- « tiat. » (a. d. a5. art. a. o. )
« (0 Adam quodammodo potuit mori, scilicet, » si prias peccaret..... Ita etiam homo in statu y> innocentiæ consideratus , poterat quidem de- » dpi , si priùs peccaret , non tamen ante pecca- » tum. » ( a. d. 33. q. a. art. 3. o. )
« (’) In credente , potest insurgere motus de » contrario hujus quodfirmissimè tenet, quanms « non in intelligente nec in sciente. » ( q. i4. art. I. 7.)
« P) Per lumen naturale intellectus redditur » certus de his quœ lumine illo cognoscit , ut in » primis principiis. » (cont. Gentes I. 3. c. i54.)
« W) Dicendum quod certitudo scientiœ tota » oritur ex certitudine principiorum. Tune enim
( 1 ) • Adam pondait moarir hjpothétiqacment , c'est-ii-dirc , ■ dans la supposition fpi'il eût d'abord péché : de même riiominc, « considéré dans l'état d'innocence , pouvait bien errer -, non
> tontcfo'is avant , mais après ton péché. >
( 3 ) • Dans celui qui croit , il peut s'élever nn doute contr.iire m k cc qu'il tient très-rermement comme vrai : il n'en est pas do
> même de celui qui comprend et qui sait. •
(3) • La lumière naturelle donne à l'entendement la certitude
• des choses qu'il connaît par cette lumière t c'est ce qui a lieu
• pour les premiers principes. •
(4) • Il faut dire que toute la certitude de la science natt de
> la certitude des principes. Car les conclusions te savent avec
64 EXAMEIT n’ij'N OUVRAGE , ETC.
» conclusiones per cerlitudinem sciuntur , quando » resolvuntur in principia : et ideo quod uliquid ■a per cerlitudinem sciatur est ex lumine. rationis
» divinitus interdis indito , ytio in nobis lùquitur » Deus , non autem ab homir^ exteriàs docente , » nisl quatenus conclusiones in prinçipia resobit , » nos docens : ex quo tamen nos cerlitudinem » scientiæ non acciperemus , nist in nobis esset » certitudo principiorum in qiue conclusümes re- » solvuntur. » ( De ver. q. 1 1 . art. i . )
Çes textes , et un grand nombre d’autres que je pourrais y ajouter , prouvent jusqu’à l’évidence i^ue saint Thomas reconnaissait dans la raison humaine un principe de certitude. Or que le saint Docteur entende parler.de la raison indi- . viduelle, je ne pense pas que personne en puisse douter, et cela est manifestement prouvé par le dernier passage cité : Et ideo quod aliquid per cerlitudinem sciatur est ex lumine rationis divinitus indito , quo in nobis loquitur Deus. Il ne veut pas que l’homme puisse apprendre quelque
• ccrtitade, qnand on les trouTC conlenaes dans les principes.
> Si donc on sait quelque chose arec certitude , cela vient de la
> lumière de la raison que Dieu a mise dans notre ame , et par ■ laquelle il parle en noos , et non pas de l'homme enseignant
> an - dehors , et dont l’enseignement ne peut que ramener les
• conséquences aux principes ; ce qui ne suffirait pas pour nous P donner la certitude de la science , si nous n'avioas déji en P nous- mêmes la certitude des principes dans lesquels sont renp fermées les conclusions. i
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