‹ Examen d'un ouvrage intitulé: Des doctrines philosophiques sur la certitude dans leurs rapports avec les fondemens de la théologie par l'abbé GerbetChapitre 46 sur 152 · CHAPITRE QDATR1È:ME. __ · texte numérisé non relu

CHAPITRE QDATR1È:ME. __

» la raison générale manifestée par le témoi- » gnage du genre humain. Le Christianisme «depuis Jésus-Christ, développement naturel » de l’intelligence , est la raison générale mani- » Testée par le témoignage de l’Église. » {^Préface, p. xciv. )

4° a La raison générale , la raison du genre » humain et de toutes les intelligences, n’est ori- » ginairement qu’une participation de la raison » de Dieu , la plus générale qu’on puisse conce- » voir , puisqu’elle est infinie, comme la vérité, » comme Dieu lui-même. » ( Préface , p. xciii. )

5° « La raison générale n’est que la raison de » Dieu même. » ( Essai, p. aa5. ) Si vous voulez joindre cette définition à la première , vous trouverez que la raison de Dieu même n’est autre chose que F uniformité des perceptions et F accord des jugemens. N’est-ce pas là ime admirable découverte ?

Si après tout cela quelque lecteur se trouve plus embarrassé que jamais , et ne peut venir à bout de se former une idée bien précise de cette raison générale qu’il désirait connaître , ce n’est pas ma faute. J’ai fidèlement rapporté ce que j’ai trouvé de plus lumineux. 11 est vrai que je n’ai parcouru que le second volume de V Essai et la Défense. Dans le premier volume il n’était point encore question du nouveau système «le Philosophie. Depuis, il a paru deux autres volumes comme continuation de \ Essai , et il s’y

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trouve peut-être encore cf autres définitions de la raison générale, mais je ne les connais pas, n’ayant pas lu ces deux volumes. (’)

Quant à l’Écrivain dont l’ouvrage est l’objet de ces remarques , il n’a pas à balancer ; de ces cinq définitions , c’est évidemment la dernière qu’il doit admettre. En effet , s’il est vrai que toute raison faillible peut se tromper en tout et toujours , s’il est vrai que toute raison finie est une raison faillible , s’il est vrai que la raison humaine proprement dite ou la raison générale est une raison infaillible , et par conséquent infinie , s’il est vrai enfin qu’il n’y a et qu’il ne peut y avoir de raison infinie que la raison de ' Dieu , c’est une conséquence indubitable qtie la raison générale ne peut être que la raison de Dieu , ou Dieu lui-même. Mais voici une difficulté : La raison individuelle étant une parlici-

(*) Ocpiiîs qac ccci a élé écrit j'ai lu les dcax belles LcUres que l'Auleur de V Essai a ndresséi*» à rArchevéque de Paris , et j'ai eu le boulieur d’y rencontrer ( a*. Lellcc , p. 29. ) encore une définition de la raison bien digne d'étre jointe à celles qui ont élé rapportées ci-dessus. La Toicî : • La Traie raison n*est que

> Tesprit humain actuellement uni au Verbe divin , ou à l'intel*

> ligcncc t h U yérité. » Nul doute que par la vraie raison il ne faille entendre la raison générale , puisque nous avons tu que la raison gilnérale est la raison humaine proprement dite ou la vraie raison. Or celle vraie rai.son , ou raison générale n’étaot que l'esprit humain actuellement uni au Verbe, il s’ensuit qu’il faut aussi admettre un esprit humain général ou une amc universelle. Merveille sur merveille \

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