‹ Examen d'un ouvrage intitulé: Des doctrines philosophiques sur la certitude dans leurs rapports avec les fondemens de la théologie par l'abbé GerbetChapitre 49 sur 152 · CHAPITRE QDATRIÈME. IO · texte numérisé non relu

CHAPITRE QDATRIÈME. IO

autres , mais je crois la chose inutile , et j'aime mieux montrer que , dans ses autres écrits , il professe la même doctrine et défend constamment la foi , sans jamais nier la certitude fondée sur la raison.

(0 a U tique vides aliquid, ut credas aliquid, et » ex eo quod vides , credas quod non vides. » ( de verb. Evang. serm. cxxvi. n° 3.) (’) « Sirationa- » bile est, ad magna quædam, quæ capi nondum » possunt, fides præcedat rationem , proculdubio » quantulacunque ratio quæ hoc persuadet, etiam » (Ad Consent, ep. lao. aliàs

iaa.n°3.) Ces textes sont-ils clairs? N’établissentils pas incontestablement que la foi est toujours précédée de la raison , que celle-ci ne lui cède le pas que dans les choses qui sont au-dessus de sa portée , et que , même en ce cas , elle ne perd pas entièrement sa prérogative , puisque c’est elle qui nous persuade la nécessité de cet ordre ?

P) M Nolo auctoritatem meam sequaris, ut ideo

(i) ■ Sans doute , pour croire quelque chose , tous tojci ■ quelque chose ; aGn que ce que tous Tojex tous fasse croire

> ce que tous ne Toyez pas. •

(a) • S’il est raisonnable que , pour certaines Térilés rérélées • qu'on ne peut encore comprendre , la foi précède la raison ,

> certainement la raison qui persuade de croire ainsi , quelque

> petite qu'on la suppose , précède la foi. •

(3) • Je ne prétends pas que tous snisiex mon autorité , an

> point de tous regarder comme obligé de croire quelque chose,

> parce que je le dis ; ce que je demande , c'est que tous tous

IlO r.XAMKN n’üIT OrVRAGE , ETC. i

» putes tiln aliquid necesse esse crcdere , quoniam » a me dicitur ; sed aut Scripturis canonicis cren dos , si quid nondum qucun verum sit vides , » aut interiùsdeinonstranti veritati, ut hoc plané » vidcas. » (lib. de vidcndo Deo, seu epist. 147. aliàs I vx. ad Paidin. n" 2. ) Nous avons donc dans notre intérieur un principe de vérité qui nous éclaire. Ce principe est la lumière de notre raison i laquelle nous vient de Dieu , et ce n’est que dans les choses qu’elle ne nous fait pas connaître que nous sommes obligés d’avoir recours à la foi.

a ^')Quamvis, nis'i aliquid intelligat , nemo » possit credere in Deum , tamen ipsâ fide qud » crédit, sanatur , ut intelligat ampliora. -dlia » surit enirn qure nis'i intelligamus , non credirnus ; i> et alia sont quæ nisi credamus , non intelligi- » mus. »'(ia Ps. cxviii. serm. i 8 . n. 3 .) La raison et la foi se soutiennent donc , dans la doctrine de saint Augustin , mais il est nécessaire que la raison précède , puisque , sans la raison , il n’y

• en rapporlict on aux Écriture» canonitpics dan» les chose» dont

• TOU» ne Tojet pas encore toute la térilé , ou h la Türit^ qui

• Toua éclaire iutéricuremeut , pour en aToir U pleine connais-

• aance. »

(1) • Quoique rhoEnme ne poisse croire en Dieu s’il ne corn- ■ preml quelque chose, néanmoins cette même foi par laquelle » il croit lui donue la force de comprendre plus de vérités : car » il J a dus choses que nous uc crojoiis pas avant de les corn- > prendre , et il y en a d'autres que nous uc comprenons pas » avant de les croire. »

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