‹ Examen d'un ouvrage intitulé: Des doctrines philosophiques sur la certitude dans leurs rapports avec les fondemens de la théologie par l'abbé GerbetChapitre 90 sur 152 · IC · texte numérisé non relu

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» est, quod est cognoscibile de Deo ah homine » per rationem , manifestuin est in illis, id est, » manifestum est eis ex eo quod in illis est , id » est, ex lumine intrinseco. » Et encorè : (Oo//iy'«j- » modi cognilionem habuerunt per lumen ratio- » nis ; Psalm. iv. 6. Multi dicunt : Quis ostendit » nobis bona ? Signatum est super nos lumen » vultûs tui Domine. » Mais saint Paul dit que c’est Dieu lui -même qui leur a manifesté ces vérités , Deus enim illis manifestavit. — Sans aucun doute ; l’homme ne peut connaître aucune vérité , si Dieu ne la lui manifeste. La lumière de notre raison n’est-elle donc pas une lumière divine? Outre la Révélation sur lacjuelle sont fondées les connaissances que nous devons à la foi, Dieu, dit saint Thomas, a deux manières de nous instruire qui n’appartiennent pas à la foi. (’) a Deus autem dupliciter aliquid homini mani-

(i) • lU ont eu cette cünoaissauce par la lumière de la raison.

• Plusieurs , dit le Psalmiste , demandent qui leur décourrira

• ces biens. La lumière de TOtre TÎsagc , Seigneur , a été gravée

• -sur nous. •

(a) • Dieu m*anifestc quelcpie ebote à l'homme en deux ma-

• nières : d'abefrd en mettant en lui une lumière intérieure par

> laquelle il connaît ; scion ce mot dn Psalmiste : Envojes votre

• lumière et votre vérité ; ensuite en faisant voir des signes exté>

• rieurs de sa sagesse , savoir les créatures qui tombent sous les

> sens: suivant cette parole : Il a répandu sa sagesse sur toutes

• ses œuvres. C'est ainsi que Dieu s'est manifesté aux sages , ou

• en répandant sa lumière en eux , ou en leur montrant czté>

• rieurcment les créatures visibles , afin qu'ils t lussent comme

• dans un livre la connaissance de Dieu. •

a20 KXAME^’ n’UN OUVRAGE , ETC.

TU /estât , unu modo infundendo lumen interius » per quod homo cognoscit ; (Ps. xlii. 3.) Emitte » luceni tuam et veritatem tuani ; alio modo » proponendo suœ sapientiœ signa exteriora ,

» scilicet sensibiles creaturas; (Eccli. i. io.)Effudit » illain (^scilicet sapientiam) super omiiia opéra » sua. Sic ergo illis Deus manifestavit , vel inte- » rius infundendo lumen , vel exleriàs propo- » nendo visibiles creaturas , in quibus sicut in » quodarn libro Dei cognitio legeretur. » Ou le voit, le saint Docteur n’a pas recours, pour expliquer cette connaissance des Gentils , à une tradition perpétuelle et universelle, conservatrice des vérités révélées. Il ne connaissait vrai-

semblablement pas cette tradition telle qu’on nous la dépeint. 11 est du moins certain qu’il n’en est fait aucune mention dans ses ouvrages.

Ici il attribue tout à la raison des sages et à la manifestation que Dieu leur a faite de lui-méme par ses œuvres extérieures et par la lumière qu’il a mise en eux. Ecoutons -le encore :

(')« Per ea quæ facta sunt. Sicut enim ars rnani- » feslatur per arti/icis opéra , ita et Dei sapienï> tia manifestât ur per creaturas ; (Sap. xiii. 5.)

» A magnitudine enim speciei , et creaturæ cog- » noscibiliter poterit Creator horum videri. »

(i) « Par les clioscs qui ont été faites : car comme l'art <lc

• rouvricr se manifeste par ses ouTrages . île même la sagesse de

• Pieu SC manifeste par les créalorcs. Kii eirct , le Créateur se > iiiniiire et se fait conuaitre dans la gr.audeur et la beauté de la

• création. •

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