‹ Examen d'un ouvrage intitulé: Des doctrines philosophiques sur la certitude dans leurs rapports avec les fondemens de la théologie par l'abbé GerbetChapitre 94 sur 152 · CHAPITRE SEPTIIME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIIME

» naturalis suad^. » ( iii S. Matth. c. ) Suivant ce saint Docteur , ce qui appartient à la loi est surnaturel , et ne peut être dit naturel qu’improprement. (0 a Fides est supra cognitio- » nem rationis naturalis.... propriè naturalia » dicuntur quœ ex principiis naturce causantur. » ( 4- tl- 17 - 9 - 3. sol. 1 . ) Ailleurs il nous explique d'une manière fort claire ce que c’est que la loi naturelle. (’) « Cum Psalmista dixisset : ( Ps. iv. ) » Sacrificate sacriflcium justitiæ ; quasi qui- » busdam quœrentibus quœ sunt justitiæ opéra , » subjungit : Multi dicunt , Quis ostendit nobis >> bona ? Cui quœstioni respondens dicit ; Sigua- » tum est super nos lumen vultùs tui , Domine ; » quasi lumen rationis naturalis , quâ discerni- » mus quid sit bonum et quid sit malum , quod » pertinet ad Icgem naturalem , nihil aliud sit » quàm impressio divini luminis in nobis. Unde

(3) « La foi cul d'an ordre sapériear ï la connaissaDcc que

• donne la raison naturelle..... Les choses naturelles sont propre-

• nient celles qui naissent des principes de la nature. »

(3) « Après que le Psalmiste a dit : OifrcK un sacrifice de jus*

■ lice ( il suppose qu’on lui demande quelles sont les œuvres

> de justice. Plusieurs disent i Qui nous fera connaître ces

> biens? Et répondant à cette question, il dit : La lumière de

> votre visage , Seigneur , a été imprimée en nous ; comme pour

> faire entendre que la lumière de la raison naturelle par laquelle » nous discernons ce qui est bien et ce qui est mal . objet propre

• de la loi naturelle , n’est autre chose que la lumière divine im«

• primée en nous. D'où il suit clairement que la loi naturelle » n’est autre chose qu'une communication de la loi éternelle

■ faite il la créature raisonnable. »

a 3 a EXAMKir d’uw oüvrage , etc.

» patet quod lex naturalis niliif aliud est quant » participatio legis æternœ in rationali creo' r, tara. » ( i. a. q. 91. art. a. o. ) Le maître qui nous enseigne cette loi naturelle est donc en nous-mêmes. C’est notre raison , c’est-à-dire , cette lumière divine que Dieu a mise en chaque homme , (') « quæ illuminât ornnem hominem, » qui nous fait discerner ce qui est bien et ce qui est mal. Si cette loi est écrite en notre cœur , il ne s’agit que de la lire , il ne faut pas la chercher au dehors. (*) « J\loli foras ire , » in te ipsum redi , in interiore homine habitat » veritas. » ( S. -\ug. de vera Relig. n“ 7a. )

« La loi dont parle saint Paul , dit encore l’Au- » teur , est universelle , elle appartient à tous B les peuples , Genles. S’ensuit-il que la connais- B sauce en soit innée dans chaque homme ?

B Pourquoi cette connaissance ne lui viendrait- B elle point comme celle de toutes les autres vé- B rités universelles , par la société qui en con- B serve le dépôt ? Une fois connue , elle se grave B dans le cœur , elle y devient un sentiment , s et c’est ce sentiment qui s’appelle conscience, b loi dont parle saint Paul est une loi universelle qui appartient à tous les peuples , mais elle est en même temps une loi particulière qui appartient à tous les individus ; et , si elle est

^ (1) • Oui éclairo tout homme venant en ce monda. •

(a) • N'allei point au duborf , rentrex eu Tons-mSme t c'eat • dans rinléricur de l'hummc qu'habite la vérité. •

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