CHAPITRE SEPTIÈME. îgS
insignifiant rendu à ia Divinité n’empêcliait-il pas que la ville entière ne fût livrée au culte superstitieux et insensé des idoles : c’était là le culte qui était approuvé par le consentement commun. « (i) Hoc peccatum apud Genles com- » mune erat , et non reputabatur. » S. Thom. in J. ad Cor. c. xii. lect. i . ) Saint Paul annonce aux Athéniens ce Dieu auquel ils rendaient une espèce de culte sans le connaître, ce Dieu créateur de l’univers et inconnu à l’univers. « (2) Mundus per ipsum factus est , et mundus eum non cognovit. » (Joan. i. 10.)
Le Docteur des nations donne aux Athéniens une autre leçon dont ils avaient également besoin : il leur apprend qu’ayant une origine divine , comme quelques-uns de leurs poètes l’avaient dit , ils ne devaient pas croire que la Divinité pût être semblable à de l’or , de l’argent , ou de la pierre, dont l’art et l’industrie des hommes avaient fait des figures. Enfin il leur déclare que Dieu , après avoir souffert l’ignorance de ces temps , leur fait prêcher la pénitence. « (3) Genus ergo cùm simus Dei , non de- » bemus œstimare auro , aut argento , aut lapidi ,
(1) • Ce péché était commun parmi les nalioni , et on ne le
• regardait point comme péché. •
(a) • C'eat Ini qui a fait le monde , et le monde ne l'a pat
• connn. •
(3) • Pnia donc que nous sommes enfans de Dieu , nous ne
• detons pas croire que la nature dÎTinc ait rien de semblable à
• l'or , h l'argent , à la pierre façonnée et scnlptéc par l'art et