‹ Examen d'un ouvrage intituléChapitre 12 sur 180 · XLIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XLIV PRÉFACE

suivant sa méthode à lai , la foi à l’Église n’est qu’une application du principe général d’autorité , fondement de toute certitude , qu’on croit à l’Église en vertu du seul principe par lequel on peut croire quelque chose. Sur ce fondement , il n’hésite pas à refaire la conférence de Bossuet avec le ministre Claude ; ce qui lui donne occasion de montrer avec quelle facilité il résout toutes CCS diflicultés du ministre auxquelles IcCartésicn Bossuet n’avait pas su répondre. •

Dans la réponse , on fait d’abord observer que , si la foi à l’Église n’était qu’une application du principe général d’autorité, si on croyait à l’Église en vertu du même principe par lequel on croit quelque chose , il s’ensuivrait que nous croyons l’Église de la mémo manière que nous croyons ime autre vérité quelconque, par exemple , l’existence de la ville de Pékin ou de celle do Constantinople ; il s’ensuivrait encore que , toutes nos croyances ayant un principe commun, elles seraient aussi d’une même espèce, c’est-à-dire, qu’elles seraient toutes divines ou toutes humaines, qu’il n’y aurait aueuf le dilTérence , pour le fondement et la certitude subjective entre la foi divine et la foi humaine.

On discute ensuite les réponses que M. Gerbet substitue à celles de Bossuet , comme meilleures et plus concluantes , et on montre qu’il eût été beaucoup plus facile au Ministre de se défendre contre ce nouvel antagoniste que contre celui qu’il a dû combattre. On fait voir aussi que , pour démontrer l’excellence de sa méthode et donner plus de force à ses raisonnemens ,

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