‹ Examen d'un ouvrage intituléChapitre 136 sur 180 · CHAPITRE nüITli:ME · texte numérisé non relu

CHAPITRE nüITli:ME

trouver dans la Relation de l’Auteur. Mais je tâcherai de faire voir que c’est bien à tort qu’on a voulu continuer une controverse qui était terminée de la manière dont elle devait l’étrc ; et je ne me servirai que des argumens de Bossuet , pour répondre à son nouvel antagoniste et à celui qui veut bien lui prêter son assistance. Ce grand Prélat , à qui on n’a jamais reproché la jactance, était lui-même si persuadé que cette controverse était finie et qu’il n’y avait plus rien à dire sur ce qui en avait fait le sujet, qu’il ne craint pas , dans l’Avertissement qu’il a mis en tête de sa Relation , de s’exprimer de la sorte : a Deux choses vont faire voir , quelque opi- » nion qu'on veuille avoir de moi , qu’en ce point X) il faut me croire nécessairement. La première, » c’est qu’appuyé sur la force de la vérité , et » sur la promesse de celui qui dit, ÇaiV nous » donnera une bouche et une parole à laquelle nos » adversaires ne pourront pas résister , partout » où M. Claude dira qu’il n’a pas avoué ce que » je lui fais avouer dans le récit de la conférence , » je m’engage , dans une seconde conférence, à » tirer encore de lui le même aveu ; et partout » où il dira qu’il n’est pas demeuré sans ré- » ponse, je le forcerai, sans autres argumens » que ceux qu’il a déjà ouïs , à des réponses si » visiblement absurdes , que tout homme de bon » sens avouera qu’il valait encore mieux se taire » que de s’en être servi. Et de peur qu’on ne dise

384 EXAMEjr d’üPT ouvrage , ETC.

» ( car dans une affaire où il s’agit du salut des » âmes , il faut , autant qu’on peut, tout prévenir ; ) a de peur dune encore une fois qu’on ne dise » que M. Claude peut-être aura pris un mauvais a tour , par lequel il se sera engagé dans ces ina convéniens, je soutiens au contraire que cet B avantage est tellement dans notre cause , que s toutministre, toutdocteur, tout homme vivant B succombera de la même manière à de pareils B argumens.Ceux qui voudront faire cette épreuve B verront que ma promesse n’est pas vaine. »

Il est vrai que ce défi de Bossuet ne s’adresr sait ni au Protestant de Genève du milieu du XVIII® siècle , ni à l’Écrivaia du XIX® qui lui prête son assistance. Bossuet n’est plus , et par la raison que ( i ) melior est canis vivus leone moi< tuo (Eccli. IX. 4-)> et le Protestant de Genève, ^ et M. G. J et tout homme vivant, peut aujoUp> d’hui dire impunément que M. Claude a pris vus mauvais tour , et qu’il n’a été vaincu que parce qu’il n’a pas su combattre. Si Bossuet vivait , il lu^*)^ serait sans doute facile de faire vdir que sapro. messe n était pas vaine } car quelque éloigné que je sois d'avoir son talent , j’ose croire qqe je suis en état de le démontrer. Le Lecteur en jui^era.

La question fondamentale qu’il faut absolument traiter, suivant le Protestant de Genève et son auxiliaire, est de savoir connnent s’y preùd pour croire à l’Église.' C’est là le^point décisif,^

% (i) « On chien vÎTent eef plot fort qa'nn lion mort. > ,

Page 1