‹ Examen d'un ouvrage intituléChapitre 36 sur 180 · CHAPITRE TROISIÈME. l4t · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME. l4t

concerne la procession des créatures de Dieu ( liv. a. ) ; enfin , la relation des créatures à Dieu comme à leur fin ( liv. 3. ) »

Tel est le plan que saint Thomas expose dans ce chapitre et qu’il suit dans son ouvrage. Se proposant dans les chapitres suivans de démontrer par le raisonnement l’existence de Dieu , il se lait deux objections qu’il résout. La première est prise de ceque, suivant quelques-uns , l’existence de Dieu est une vérité manifeste , évidente, et qui n’a pas besoin de preuves , ou même qui ne peut pas être prouvée , puisqu’elle ne pourrait être prouvée que par quelque chose de plus connu. La seconde objection est prise de ce que notre raison est incapable de cette démonstration , et qu’il n’y a que la foi qui puisse nous donner la certitude de l’existence de Dieu, a Dicunt enim quod Deum esse , non potest » per rationem inveniri ; sed per solam viam fi~ » dei et revelationis est acceptum. ( cap. 12. ) » Saint Thomas n’est point de ce sentiment , il réfute ces deux objections contraires , et procède par voie de raisonnemens et de démonstrations à établir les vérités dont il traite dans les trois premiers livres de son ouvrage.

Maintenant , je le demande à tout lecteur impartial , qui sont ceux qui peuvent se prévaloir de l’autorité de saint Thomas ? Ceux qui , à son exemple , prouvent par la raison les vérités révélées ou non révélées qui sont du res-

l4» EXAMEN d’un OUVRAGE , ETC.

sort de la raison , et ne reconnaissent la nécessité de la preuve d’autorité que pour les vérités qui sont au-dessus de la raison ; ou bien ceux qui veulent tout prouver exclusivement par l’autorité , qui ne reconnaissent d’autre principe de certitude que l’autorité ? J’en appelle à l’évidence et à la conscience de tout juge impartial.

Page 1