CHAPITRE TROISIÈME
dans la raison , je ne dis pas le principe de I.a certitude , mais un principe de certitude, lis sont persuadés qu’il y a des vérités dont nous avons la certitude par notre raison sans recourir à l’autorité , et que parmi ces vérités se trouve l’existence de Dieu , dont saint Thomas donne tant de démonstrations. Je vais ajouter encore quelques textes à ceux déjà cités. Je pourrais m’appuyer sur l’autorité de plusieurs autres Docteurs , mais je me borne à ces deux , pour trois raisons. La première , pour ne pas trop multiplier les citations ; la seconde , pour faire voir que c’est sur eux , et non sur Descartes , que s’appuient les Théologiens modernes ; la troisième enGn , parce que l’accord et la clarté de tant de textes de ces saints Docteurs est propre à dissiper tout doute sur leur sentiment , et à expliquer un petit nombre de textes ambigus ou tronqués que citent les partisans du nouveau système en leur faveur.
a (i) Certitudo quœ est in scientia et in intellectu est ex ipsa ei’identia eorum quas certa esse dicuntur. » ( 3. d. q. a. art. a. q. 3. o. )
a (a) Invenxtur aliquod verurn in quo nuUa
(i) « La certitude qui se trouve dans la science et dans Hntcl- ■ ligence naît de l'évidence même des choses qne l’on nomme > certaines. •
(a) « 11 y a des vérités auxquelles il ne peut se mêler anenne » apparence de fausseté ! telles sont les dignité* ( les premiers » principes) auxquelles l'entendement hnmain ne saurait refuser • son wsentiment. »
lO .
l48 EXAMEN d’üW ouvrage , ETC.
» falsitatis apparentia admisceri potest , ut patet » in dignitalibus ( primis principiis ) unde intel- » lectus non potest subterfugere quin illis assen- » tint. » ( a. cl. a5. art. a. o. )
« (i) Adam quodammodo potuitmori, scilicet ,
j> si priiis peccaret Ita etiam homo in statu
» innocentiœ consideratus , poterat quidem dej> dpi , si prias peccaret , non lamen ante pecca- » tum. » ( a. d. 33. q. a. art. 3. o. ) a (a) In credente , potest insurgere motus de y> contrario hujus quod/îrmissimè tenet , quamvis » non in intelligente nec in sciente. » ( q. i4art. I. 7. )
Cf (3) Per lumen naturale intellectus redditur » certus de bis quæ lumine illo cognoscit , ut in » primis principiis. » ( cont. Gentes , 1. 3. c. i54. ) a (4) Dicendum quod certitude scientiœ tota D oritur ex certitudine principiorum. Tune enim
(1) < Adam poarait moorir hjpothC-ticjnemcnt , c'est-à-dire ,
> dansla «apposition qu’il eût d'abord péché : de même l'homme , » considéré dans, l'état d'innocence , ponsait bien errer , non
> toutefois avant , mais après son péché. »
(3) « Dans celui qui croit , il peut s'élever un doute contraire » à ce qu'il tient très-fermement comme vrai i il n'en est pas de
> même de celui qui comprend et qui sait.
(3) n La lumière naturelle donne à l'entendement la cerütndc
> des choses qu'il connaît par cette lumière : c'est ce cpii a lieu * ponr les premiers principes, a
(4) a 0 faut dire que tonte la certitude de la science naît de
> la certitude des principes. Car les conclusions se savent avee