CHAPITRE TROISIÈME. Ijg
n’y est pas intéressé. L’Auteur place cette demande dans la bouche de l’élève. N’est-il pas vrai que chaque homme ne doit croire que ce qui est démontré à sa raison Pet il fait répondre au maître Oui. Assurément Descartes aurait répondu Non , et le triomphe de l’Auteur se serait évanoui ; l’élève n’aurait eu aucun besoin d’aller trouver le Directeur de sa conscience , pour lui tenir le beau discours qu’on lui met à la bouche. Descartes n’a jamais prétendu que les mystères de notre Religion fussent démontrés à notre raison , et il reconnaissait sincèrement qu’on doit les croire. Aujourd’hui encore je connais bien des Cartésiens qui récitent le Symbole avec une conviction tout aussi pleine que peut l’ètre celle de M. G. lui-même , et qui confessent avec toute simplicité que les mystères de la Trinité , de l’Incarnation , etc. sont inconcevables à leur raison. Il est vrai qu’ils disent qu’ils ne croiraient pas ces mystères s’ils ne savaient pas ou s’ils ne voyaient pas que Dieu nous ordonne de les croire et nous en garantit la vérité ; mais il faut leur passer cette prétention , ou condamner saint Thomas qui l’approuve formellement. Non enim crederet , nisi videret ea esse credenda.
l6o EXA.UEN d’un OOVRXGE , ETC.