‹ Examen d'un ouvrage intituléChapitre 61 sur 180 · CHAPITRE QUATRIEME. igS · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIEME. igS

B putes tihi aliquid necesse esse credere , quoniam

• a me dicitur : sed aut Scripturis canonicis cre- » dos , si quid nondum quàm verum sit vides , » aut interiùs demonstranti veritati , ut hoc plane » videos. » ( lib. de videndo Deo , seu epist. 147. aliàs 1 12. ad Paulin, n. 3.) Nous avons donc dans notre intérieur un principe de vérité qui nous éclaire. Ce principe est la lumière de notre raison , laquelle nous vient de Dieu , et ce n’est que dans les choses qu’elle ne nous fait pas connaître que nous sommes obligés d’avoir recours à la foi.

«(i) Quamvis , nisl aliquid intelligat , nemo » possit credere in Deum , tamen ipsâ fide quâ » crédit , sanatur , ut intelligat ampliora. yilia » sunt enim quœ nisi intelligamus , non credimus ; » et alia sunt quœ nisi credamus , non inteUigi- » mus. » ( in Ps. cxviii. serm. 1 8. n. 3. ) La raison et la foi se soutiennent donc , dans la doctrine de saint Augustin , mais il est nécessaire que la raison précède , puisque , sans la raison , il n’y

• CQ rapportici on anx Écritnrescanoniqncsdans lea choses dont a TOUS ne rojet pas encore tonte la vérité , on i la vérité qni a vous éclaire intérienrement , pour en avoir la pleine connaisa sance. •

(i) • Quoique l'homme ne puisse croire en Dieu s'il ne coma prend quelque chose , néanmoins cette même foi par laquelle a il croit lui donne la force de comprendre pins de vérités ; car U il y a des choses que nous ne croyons pas avant de les corn* a prendre , et il y en a d'autres que nous ne comprenons pas a avant de les croire, a

îqG examen d’üN ouvrage , ETC.

a pas de foi possible. Sans quelque connaissance certaine préliminaire , nisi aliquid intelligat , personne ne peut croire en Dieu ; et la foi donne à notre raison de nouvelle forces pour connaître des vérités auxquelles nous ne pouvons parvenir que par son secours , ipsâ fide sanatur , ut intelligat ampliora. C’est à l’Auteur et à ceux qui pensent comme lui à voir comment cette nécessité de quelque connaissance certaine qui précède la foi s’accorde avec leur doctrine. Il me suffît d’avoir fait voir qu’elle est admise de saint Augustin comme de saint Thomas dont j’ai déjà cité plus d’une fois les paroles décisives : Non crederet , nisi videret ea esse credenda.

et Nous apercevons en outre pourquoi la foi » est le principe d’union des intelligences. » Que de choses n’y aurait-il pas à dire sur l’union des intelligences , la société des intelligences , dont il est si fréquemment fait mention dans quelques ou\Tages récens ! Mais je ne veux pas trop m’étendre ni m’écarter de mon sujet. Je me bornerai à faire observer que nous ne connaissons d’autre être soumis à la foi que l’homme ; encore ne l’est-il que tant qu’il est sur la terre ou dans la voie. Nous croyons que Dieu , un par son essence , subsiste en trois personnes réellement distinctes. Si nous sommes fidèles à cette foi , et que notre conduite corresponde à notre croyance , nous verrons dans le Ciel ce que nous croyons sur la terre , nous verrons

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