‹ Examen d'un ouvrage intituléChapitre 69 sur 180 · CHAPITRE QUATRIEME. ail · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIEME. ail

faux que la doctrine Catholique place le prin* cipe de certitude , par rapport aux dogmes Chrétiens en général , dans l’autorité infaillible de l’Église, a” La doctrine Catholique n’enseigne point qu’une raison faillible soit une raison incapable par elle-mèroe de toute certitude ; elle enseigne au contraire que toute raison , par cela seul qu'elle est raison , est capable de certitude , et que la raison individuelle de l’homme peut bien le conduire à avoir une connaissance certaine de l’existence de la révélation et de l’autorité de l’Église. Il n’y a donc aucun fondement à l’objection , et elle se trouve résolue par la seule exposition de la doctrine Catholique.

Aucun Catholique , s’il n’a embrassé le nouveau système , ne contestera la seconde partie de cette réponse ; et quant aux partisans de ce systènie , je crois leur avoir suffisamment démontré que leur nouvelle doctrine est rejetée par les anciens Théologiens comme par les modernes. Mais peut-être ma première assertion surprendra-t-elle quelques esprits au premier abord , et je dois me hâter de lever le scandale, A Dieu ne plaise que je dise rien qui puisse diminuer le respect et la soumission que tous les Chrétiens doivent à l’Église. C’est à l’Église , c’est-à-dire , au corps de ses Pasteurs , et particulièrement à son Chef, qu’appartient , d’institution divine , le droit d’enseigner , et nous

a la EXA-WEIf D’tm OUVRAGE , ETC.

sommes obligés de recevoir ses ordres et ses décisions avec la plus entière soumision , sous peine de ne plus appartenir au corps mystique de Jésds-Curist. L’autorité infaillible de l’Eglise est elle-même un dogme Chrétien , et c’est précisément pour cette raison que je dis qu’elle ne peut pas être le principe de la certitude de notre foi. J’ai déjà fait voir que la parole infaillible de Dieu est l’unique motif de foi que puisse admettre un Chrétien. Je crois toutes les vérités révélées , et parmi elles l’autorité de l’Église , parce que Dieu , auteur de la révélation , est la vérité et ne peut pas plus me tromper qu’il ne peut se tromper lui-même. Cette vérité essentielle de la parole divine fait la certitude de ma foi. Je ne crois l’autorité de l’Église que sur ce principe , car je ne crois l’Église infaillible , que parce que Dieu a révélé son infaillibilité. Il est donc de toute nécessité que l’existence de la révélation me soit connue avant que je puisse croire cette infaillibilité ni aucun autre dogme. ( i ) Mais comment donc

(i) Ponr prérenir les chicaDcs et les fausses interprétations , je dois déclarer que je parle uoiqucmcnticide la foi raisonnable et précédée de rciamcn , ou de l'ordre que l'bomme adulte doit soiTre pour parreniré la foi. Il est assez clair qn'aussi long-temps que cet homme ignore que l'autorité de l'Église est un dogme de foi , ou un dogme révélé , il ne peut pas plus 'aire un acte de foi sur ce dogme que sur un autre dogme quelconque. Il ne peut pas être ici question du Chrétien qui a eu l'avantage de recevoir , dans son enfance et avant d'avoir l'usage de la raison , le baptême , et ,

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