‹ Examen d'un ouvrage intituléChapitre 78 sur 180 · CHAPITRE QHATRij'ME. nZ · texte numérisé non relu

CHAPITRE QHATRij'ME. nZ

paralytique >: P^os péchés vous sont remis ; les Scribes elles Pharisiens furent scandalisés de ces paroles , ils en murmurèrent intérieurement et dirent : « Qui est cet homme qui blasphème » ainsi ?Qui peut remettre les péchés , sinon Dieu » seul ? » Alors Jésus , répondant à leur penséç qu’ils n’avaient point manifestée extérieurement , pour les disposer par ce premier miracle à croire à ses paroles , leur reproche de s’être scandalisés sans raison ; puis il ajoute ; «(i) Utautem sciatis » quia Filius hominis habet potestatem in terra » dimittendi peccata , {^ait paraljrtico ) Tibi dico , » surge , toile lectum tuum , et vade in domum » tuam. Et confestirn consurgens coram illis , » tulit lectum in quo jacebat , et abiit in domum » suam , magnificans Deum. Et stupor apprehen- » dit omnes , et magnijîcahant Deum. Et repleti » sunt timoré , dicentes : Quia vidimus mirabiUa » hodie. » ( Luc. v. a4 , a5 , a6. ) Ce que Jésus- Christ proposait en ce moment à la foi des assistans était la rémission de ses péchés accordée au paralytique: E'os péchés vous sont remis.

(i) « Or, aGn qne voua sachiez que le Fils de l'homine a sur » la terre le poaroir de remettre les péchés ; Je zoos le dis , » ( ajouta-t-il en s'adressant au paralytique , ) lerez-Tous , em- > portez Totre lit , et allez i rotre maison. Et aussitôt , se lésant » en leur présence , cet homme emporta le lit où il était couché , » et s'en alla ù sa maison , en gloriGant Dieu. Alors tous forent » saisis d'étonnement , ils louèrent Dieu , et remplis de crainte » ils dirent i Nous asonsTu aujourd'hui des choses mcnreilleuses. ■

a38 EXAMKif d’dn ouvrage , etc.

La preuve qu'il donne que ces paroles sont des paroles de vérité, et que le Fils de l’homme a véritablement sur la terre le pouvoir de remettre les péchés , c’est le miracle éclatant qu’il fait à l’instant même. Afin que vous sachiez , dit-il , que le Fils de t homme a le pouvoir sur la terre de remettre les péchés , etc. Ce miracle était donc le motif qui rendait croyable le pouvoir que le Sauveur s’attribuait de remettre les péchés. C’était ce que saint Thomas appelle (i) Causam ùiducentern ad credendum , ou inductivum ad credendum. Ce motif , joint à la grâce intérieure qui excitait la volonté , était très-suffisant pour que l’on pût croire, et ceux qui crurent sur ce motif ne crurent pas légèrement ; mais il ' n’était pas suffisant pour donner la science , ou une connaissance certaine , car le pouvoir qu’avait Jésus-Christ de remettre les péchés n’en restait pas moins- un pouvoir secret que les hommes ne pouvaient que croire sur sa parole , et par conséquent il ne forçait pas l’assentiment : donc cet assentiment , ou l’acte de foi , était libre. C’est-à-dire, que le miracle rendait le pouvoir que Jésus-Christ s’attribuait de remettre les péchés évidemment croyable , mais ne le rendait pas évident La seule chose qu’il y eût d’évidente , était le miracle même. Tous ceux qui étaient présens le crurent forcément , et en eurent la

(i) « Une cause portant k croire , un motif de croire. »

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