‹ Examen d'un ouvrage intituléChapitre 87 sur 180 · CHAPITRE QÜATRlfiME. aSg · texte numérisé non relu

CHAPITRE QÜATRlfiME. aSg

l’Auteur , sa vérité est une conséquence nécessaire de la vérité de la première proposition qui place le principe de foi dans l'autorité.

La proposition qui affirme l’identité du principe de foi et du principe de certitude ne peut être tenue pour vraie , à moins que l’on ne regarde comme vraies ces deux autres propositions : I* Toute foi est certaine ; Toutes les vérités appartiennent à la foi ou sont des vérités de foi. Car il est clair que s’il y a une foi qui ne soit pas certaine , le principe de cette foi ne sera pas un principe de certitude ; et que , s’il y a des vérités qui n’appartiennent pas à la foi , la certitude de ces vérités ne sera pas une certitude de foi , et par conséquent n’aura pas pour principe le principe de foi. L’Auteur de X Essai a bien senti que ses principes l’entraînaient nécessairement à n’admettre d’autre certitude que celle de la foi ; Il ny a de certain , dit-il , fue ce qui est de foi. Mais telle n’est pas la doctrine Catholique ; elle rejette les deux propositions qui sont une consé' quence nécessaire de l’assertion de l’Auteur , et enseigne : i“ Qu’il n’y a de foi absolument certaine que la foi divine ; a° qu’il y a une foule de vérités qui ne sont pas des vérités de foi , et dont par conséquent nous avons la-certitude indépendamment de la foi. Donc la seconde proposition de l’Auteur , affirmant l’identité du principe de foi et du principe de certitude , est contraire à la doctrine Catholique , et ne peut pas être une

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dépendance de la première reconnue vraie dans le sens que j’ai expliqué.

Voici le raisonnement de l’Auteur pour prouver son assertion : « Si le principe de foi était » différent du principe de certitude , l’homme » ne pourrait parvenir à la foi qu’en partant » d’abord du principe de certitude , pour en con- > dure , par voie de raisonnement , la vérité du » principe de foi : d’où il résulterait toujours » que la foi aurait son unique base dans le rai- » sonnement , et non dans l’autorité. » Il est assez difficile de saisir la force de ce raisonnement, et j’avoue que j’ai fait de vains efforts pour y parvenir. Je vois seulement que , s’il prouvait quelque chose , ce que je ne crois pas , ce serait seulement que le principe de la certitude de la foi doit être identique au principe de foi , ce qu’on admettra sans difficulté , pourvu qu’on l’entende de la foi certaine ou divine. Resteront toujours les vérités qui ne sont pas de foi divine , et dont par conséquent la certitude doit s’obtenir par un principe qui n’est pas le principe de foi. Mais , sans m’arrêter à discuter un raisonnement obscur et qui ne saurait être concluant , je me permettrai de demander à l’Auteur si toute autorité est un principe de certitude. S’il répond affirmativement , il s’ensuivra que celui qui croit sur l’autorité de Mahomet aura la certitude , tout comme celui qui croit sur l’autorité de Jésus -Christ. S’il

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